Connect with us

À la Une

Lubumbashi: Crash d’un avion Congo Airways raté de justesse, aucun mort

Published

on

 

D’après plusieurs sources contactées à l’aéroport de la Luano, où s’est produit un malheureux événement de crash d’avion tard dans la soirée du samedi 14 août 2021, aucune personne, parmi les 23 qui étaient transportées, n’est décédée. Ces mêmes sources affirment, par la suite, que ledit crash était survenu au moment où un présumé militaire qui assurerait la garde de l’aéroport, serait entrain de traverser la piste de la Luano et avait heurté cetavion.

Cependant, le ministère des Transports, Voies de Communication et de Désenclavement, précise que l’avion immatriculé 9S-AAN de type Bombardier Q400, appartenant à la compagnie aérienne « CONGO ARWAYS » effectuant un vol régulier, transportant 18 passagers et 5 membres d’équipage, en provenance de MBUJI MAYI, a heurté un motard qui traversait la piste, causant d’énormes dégâts matériels, dans sa phase d’atterrissage, à l’aéroport de la Luano, à Lubumbashi, aux environs de 19 heures 15′, ce samedi 14 Août 2021.

C’est ce qu’a annoncé le dircab du ministère national des Transports, Voies de Communication et de Désenclavement, Théobald Rina MUNGU, dans son communiqué rendu public tard dans la soirée de ce même samedi.

Notons que le cabinet du ministre national chargé des Transports, Voies de Communication et de Désenclavement s’emploie à lancer les investigations pour déterminer les failles administratives et sécuritaires afin d’en établir les responsabilités.

« Dans l’immédiat, sous les diligences de son excellence monsieur le premier ministre, chef du gouvernement, la task force mise en place au ministère des Transports, Voies de Communication et de Désenclavement, s’emploie à lancer les investigations pour déterminer les failles administratives et sécuritaires à la base de ce malheureux événement, en vue d’en établir les responsabilités. », peut-on lire dans ce communiqué.

À cause de ce crash, plusieurs directeurs et responsables des services du secteur des transports, sont conviés par le ministre des Transports, à une réunion urgente qui se tiendra ce dimanche 15 août 2021 à Kinshasa. Il s’agit de :

• Le directeur général de la régie des voies aériennes. (RVA)
• Le directeur général de l’aviation civile (AAC)
• Le directeur chargé de la sûreté. (AAC)
• Le directeur chargé de la sécurité. (AAC)
• Le président du bureau permanent d’enquêtes d’accidents et incidents de l’aviation ( BPEA) et
• Le commandant de l’aéroport de la Luano.

Gedeon ELONGA BÉNI/CONGOPROFOND.NET

À la Une

Révision constitutionnelle en RDC : Ferdinand Lokunda plaide pour une refondation institutionnelle

Published

on

Le débat sur une éventuelle révision ou réforme constitutionnelle en RD Congo continue d’alimenter la scène politique et citoyenne. Parmi les voix qui se font entendre figure celle de Ferdinand Lokunda Dasilva, président de l’Association des Métis au Congo (ASMECO), une structure de la société civile engagée notamment dans la lutte contre la discrimination raciale, la marginalisation et la défense des droits des enfants sans distinction d’origine. 

À travers une série de propositions rendues publiques, Ferdinand Lokunda, à titre personnel, appelle à une « nouvelle Constitution » qu’il juge plus adaptée aux réalités politiques, sécuritaires et institutionnelles de la RDC. Ses desiderata touchent aussi bien à la nationalité, à l’organisation des institutions qu’au mode de gouvernance du pays.

La double nationalité au cœur des propositions

Parmi les réformes majeures défendues par Ferdinand Lokunda figure la reconnaissance de la double nationalité pour les Congolais. Selon lui, tout citoyen devrait avoir le droit d’acquérir une autre nationalité sans perdre celle de la RDC. Une question qui revient régulièrement dans le débat national, notamment au regard de l’importante diaspora congolaise installée en Europe, en Amérique ou ailleurs en Afrique.

L’activiste estime que cette ouverture pourrait renforcer l’apport économique et intellectuel de la diaspora dans le développement du pays, tout en modernisant le cadre juridique actuel.

Un mandat présidentiel plus long

Autre proposition phare : la modification de la durée du mandat présidentiel. Ferdinand Lokunda suggère soit un mandat de 7 ans renouvelable une seule fois, soit un mandat unique de dix ans non renouvelable. Pour lui, cette réforme permettrait au chef de l’État de disposer du temps nécessaire pour exécuter ses projets de société et garantir une certaine stabilité institutionnelle.

La proposition intervient dans un contexte où la question des institutions et de leur efficacité reste largement débattue au sein de l’opinion congolaise.

Les fonctions de souveraineté et la question identitaire

Le président de l’ASMECO propose également un durcissement des conditions d’éligibilité aux fonctions dites de souveraineté. Selon sa vision, tout Congolais ayant des « affiliations » ou des « cordons ombilicaux » avec un pays voisin ne devrait pas accéder à certaines hautes fonctions de l’État.

Une position qui s’inscrit dans un climat politique marqué depuis plusieurs années par les débats autour de la nationalité, de l’identité et des questions sécuritaires dans la région des Grands Lacs.

Vers un Parlement monocaméral ?

Dans ses propositions, Ferdinand Lokunda défend aussi l’idée d’un Parlement à chambre unique composé de 800 députés, estimant que cette formule serait plus adaptée à l’immensité géographique de la RDC. Il plaide en outre pour des élections présidentielles organisées à deux tours afin de renforcer la légitimité populaire du président élu.

Enfin, il souhaite que les gouverneurs des provinces, les responsables territoriaux ainsi que le Premier ministre soient nommés par le président de la République lorsqu’ils ne sont pas originaires des entités concernées.

Rappelons que l’activiste Ferdinand Lokunda développe depuis plusieurs années un discours axé sur la cohésion nationale, la lutte contre les discriminations et la protection des droits des personnes marginalisées. Ses nouvelles propositions constitutionnelles viennent ainsi élargir le champ d’intervention de ce citoyen qui entend désormais peser dans le débat public sur l’avenir institutionnel de la RDC.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

Continue Reading