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Lubumbashi: bras de fer entre Linafoot et le maire de la ville
Alors que le coup d’envoi de la 26ème édition de la Linafoot est lancée ce vendredi 02 octobre 2020, à travers la quasi-totalité de l’étendue du territoire national, Si les la quasi-totalité, la ville de Lubumbashi pose un grand problème.
Dans une correspondance adressée à la Linafoot, le maire de la ville cuprifere de Lubumbashi interdit l’organisation de toute compétition sportive, à l’instar du football. Mettant donc un accent particulier sur le championnat de la Linafoot.
Ghislain LUBABA, dans sa prise de décision, évoque la situation sécuritaire qui est inquiétante depuis un certain temps dans la province du Haut-Katanga, essentiellement à Lubumbashi.
En réaction, la Ligue nationale de football a, dans une autre correspondance adressée au maire de la ville de Lubumbashi, décidé de maintenir les matches prévus à Lubumbashi.
Selon l’entité subdelegataire de la FIFA, les matches se déroulent à huis-clos, balayant donc d’un revers de la main toutes les inquiétudes de l’autorité urbaine de Lubumbashi.
Il faut noter que cette situation préoccupe au plus haut point les clubs lushois engagés dans cette compétition. A l’instar de TP MAZEMBE qui fustige avec la dernière énergie la décision du maire de la ville. Même lecture du côté de son farouche adversaire, le FC LUPOPO.
Au-delà de cette raison avancée par GHISLAIN LUBABA, maire de la ville de Lubumbashi, les analystes sportifs de la ville cuprifere évoquent un climat malsain qui regne entre Moïse Katumbi ( MAZEMBE) et Beverence (LUPOPO) mettant en difficulté l’état d’esprit des fanatiques des deux formations sportives de la place.
JOSEPH MALABA/CONGOPROFOND.NET
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Insécurité grandissante à Watsa : Nasson Paluku Luvatsi accuse un dispositif sécuritaire « mal orienté »
La situation sécuritaire dans le territoire de Watsa, dans la province du Haut-Uele, suscite une vive inquiétude au sein de la population. En moins d’une semaine, plusieurs attaques armées, des pillages nocturnes ainsi que des cas de justice populaire ont été signalés dans différents centres de négoce, alimentant un climat de peur et de méfiance.
Face à cette recrudescence de violences, l’acteur sociopolitique Nasson Paluku Luvatsi pointe du doigt l’organisation actuelle du dispositif sécuritaire dans la région. Dans un entretien téléphonique accordé ce mercredi 4 mars 2026 à Congo Profond.net, il affirme que la montée de l’insécurité serait en grande partie liée à la répartition des forces de l’ordre dans le territoire.

Un vide sécuritaire dans les zones habitées
Selon Nasson Paluku Luvatsi, une proportion importante des policiers serait actuellement déployée dans les carrières minières afin d’assurer la protection d’opérateurs étrangers, laissant plusieurs quartiers et centres de négoce avec une couverture sécuritaire très limitée.
« Les bandits opèrent presque librement pendant que la population est exposée », déplore-t-il.
Pour lui, ce choix stratégique crée un véritable déséquilibre dans la protection du territoire. Les zones résidentielles, moins surveillées, deviennent ainsi des cibles privilégiées pour les criminels, notamment lors d’attaques nocturnes répétées.
Des failles internes dans le dispositif sécuritaire
Au-delà du redéploiement contesté des forces de l’ordre, l’acteur sociopolitique dénonce également plusieurs dysfonctionnements internes qui affaibliraient l’efficacité des services de sécurité.
Il évoque notamment :
– l’insuffisance numérique des agents de sécurité dans le territoire ;
– le manque de formation adéquate pour certains éléments ;
– l’absence de patrouilles régulières dans plusieurs zones sensibles ;
– des cas d’indiscipline, certains agents s’adonnant à l’ivresse ou à des activités incompatibles avec leur mission.
Pour Nasson Paluku Luvatsi, l’accumulation de ces défaillances réduit considérablement la capacité de réaction face aux groupes criminels qui opèrent dans la région.
Une série d’incidents violents qui inquiète
Ses déclarations interviennent dans un contexte particulièrement tendu. Ces derniers jours, plusieurs incidents graves ont été enregistrés dans le territoire de Watsa : attaques armées contre des centres de négoce, pillages nocturnes, blessés et même des cas de justice populaire ayant coûté la vie à des présumés bandits.
Pour l’acteur sociopolitique, cette multiplication d’actes violents traduit également une perte progressive de confiance d’une partie de la population envers les services censés garantir sa sécurité.
Un appel à des mesures urgentes
Malgré ses critiques, Nasson Paluku Luvatsi appelle la population à éviter toute forme de justice populaire et à collaborer avec les services de sécurité en signalant tout mouvement suspect.
Il plaide cependant pour des mesures urgentes afin de restaurer l’ordre et la confiance :
– un redéploiement stratégique des policiers vers les zones habitées ;
– un renforcement des effectifs ;
une amélioration de la formation professionnelle ;
– un contrôle disciplinaire plus strict des agents.
Selon lui, dans un territoire entouré de zones déjà affectées par l’insécurité, l’inaction pourrait rapidement aggraver la situation.
Les autorités sécuritaires sont désormais attendues sur des réponses concrètes afin de restaurer la paix et la confiance de la population dans le territoire de Watsa.
Junior Kasamba / CongoProfond.net
