Santé
Lubero : 176 latrines et douches en construction dans la zone de santé de Kayna
Dans le territoire de Lubero, 176 latrines et douches sont en cours de construction dans les aires de santé de Mighobwe, Bwatsinge, Bukomerwa et Birira. Ces travaux sont réalisés par Solidarités International au profit des familles d’accueil des déplacés dans la zone de santé de Kayna.

Ce projet, dénommé « Assistance for Emergency Responses in Democratic Republic of Congo », est financé par SAFER. Il vise à éradiquer les maladies hydriques et à promouvoir l’hygiène au sein des communautés affectées.

En plus de la construction des ouvrages sanitaires, des activités WASH sont menées, notamment la réhabilitation des bornes fontaines, des tuyauteries d’adduction d’eau potable à Mighobwe et des sources d’eau dans les différentes aires concernées. Les ingénieurs en construction et les menuisiers supervisent les travaux dans la zone de santé de Kayna, où la population attend cette intervention avec joie.
Shadrack Bihamba
À la Une
HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
