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Luanda : Tumba Nzeza appelle à la mutualisation des forces de défense africaines pour arrêter le terrorisme
Dirigeant la première partie des travaux de la 49ème réunion ministérielle de l’UNSAC, la ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères de la RDC, Mme Marie Tumba Nzeza, a passé, ce vendredi 29 novembre à Luanda(Angola), le relais à son homologue Manuel Domingos Augusto de l’Angola, qui occupera ce poste de président jusqu’à la 50e session de l’UNSAC prévue durant le premier semestre 2020.

Rappelant à ses pairs de l’Afrique centrale que la République Démocratique du Congo possède neuf Etats voisins qui l’entourent avec des populations identiques de part et d’autre de ses frontières héritées de la colonisation, Marie Tumba Nzeza a souligné que les violences armées qui touchent les unes touchent également les autres. » Il nous faut donc relever nos défis ensemble, mutualiser nos forces de défense et de sécurité pour arrêter le terrorisme qui endeuille nos populations », a-t-elle préconisé, avant d’ajouter que dès son avènement à la tête de notre pays, le Président de la République Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO avait pris l’engagement d’imprimer une dynamique nouvelle aux relations bilatérales avec ses voisins et tous les autres Etats de notre sous-région de l’Afrique Centrale.
» C’est ainsi que par ses visites dans les Etats de l’Afrique Centrale et par ses rencontres avec presque tous ses homologues, Le Président de la République de mon pays s’est engagé dans une courageuse diplomatie de développement qui exige la paix, le rapprochement et la restauration de la confiance mutuelle afin de privilégier ce qui nous unit », a-t-elle martelé.
En dépit des tueries à répétition des populations civiles par des groupes terroristes à Beni et à Oicha dans l’Est de la République Démocratique du Congo, la ministre des Affaires étrangères a déclaré que la détermination du Chef de l’Etat reste toujours forte pour éradiquer ensemble le fléau du terrorisme dans nos Etats. » La République Démocratique du Congo est vivement préoccupée par les filières du terrorisme international qui, au travers des ADF commettent des massacres sur son territoire », a-t-elle conclu.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)
Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.
Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science
Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.
Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.
Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »
Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.
Le courage d’informer malgré la guerre

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.
Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.
Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.
Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.
Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
