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Lualaba : F. Tshisekedi inaugure, à Kolwezi, un hôpital de référence pour renforcer le système de santé local
Le Président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a procédé, ce mercredi 11 juin, à l’inauguration officielle de l’Hôpital Général de Référence de Mwangeji, dans la province du Lualaba. Cet établissement de santé, désormais classé de niveau tertiaire, est un complexe moderne doté d’une capacité d’accueil de 200 lits.

L’infrastructure flambant neuve est entièrement équipée et dispose d’un plateau technique complet, à la hauteur des standards requis pour la prise en charge de pathologies complexes. Des blocs opératoires, des services de réanimation, de radiologie numérique, de soins intensifs, de pédiatrie, de maternité, ainsi que des laboratoires performants viennent ainsi renforcer l’offre de soins dans une région longtemps confrontée au manque d’infrastructures hospitalières de haut niveau.
Pour les autorités sanitaires locales, l’ouverture de cet hôpital constitue un tournant stratégique. « C’est une réponse concrète à la demande pressante de la population d’accéder à des soins de qualité, sans devoir se déplacer vers d’autres provinces ou à l’étranger », a déclaré un responsable médical présent à la cérémonie.

Au-delà de l’impact immédiat sur les soins, cette réalisation s’inscrit dans le cadre de la politique de couverture santé universelle (CSU) prônée par le chef de l’État. Elle traduit également une volonté politique affirmée de réduire les inégalités d’accès aux services de santé, en particulier dans les zones minières comme le Lualaba, où le contraste entre richesses naturelles et conditions de vie demeure criant.
Dans son discours, le président Tshisekedi a salué le travail des équipes ayant permis la finalisation rapide du chantier, tout en réaffirmant son engagement à poursuivre les efforts d’investissement dans le secteur de la santé. « Un pays fort repose sur une population en bonne santé. Cet hôpital n’est pas une fin en soi, mais une étape de plus vers un système de santé accessible, équitable et performant », a-t-il souligné.

L’Hôpital Général de Référence de Mwangeji vient ainsi s’ajouter aux nombreuses initiatives en cours pour moderniser le réseau hospitalier congolais, dans un contexte de réformes attendues du secteur.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)
Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.
Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science
Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.
Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.
Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »
Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.
Le courage d’informer malgré la guerre

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.
Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.
Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.
Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.
Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
