Analyses et points de vue
Louis Watum Kabamba, la refondation managériale du secteur minier : “le temps des résultats a sonné”
Dès sa prise de fonction, le Ministre Louis Watum Kabamba a imprimé une marque de gestion aussi rare que nécessaire dans la haute administration congolaise : celle de l’exigence sans concession. Face à ses collaborateurs, le ton est ferme, presque martial, mais porteur d’une vision claire. Il ne s’agit plus seulement d’administrer, mais de transformer en profondeur la culture du service public minier.
Les maîtres-mots qu’il martèle – patriotisme, intégrité, méritocratie et obligation de résultats – dessinent les contours d’une administration de combat, où la compétence prime sur l’allégeance et où chaque agent est sommé de devenir un acteur du redressement national. En insistant sur un environnement de travail sain, fondé sur le dialogue et la responsabilité, le Ministre ne fait pas que réformer des procédures ; il réarme moralement une administration essentielle à la souveraineté économique du pays.
Ce cap managérial, tenu avec une constance remarquable, est la première victoire d’un homme qui refuse de voir le potentiel géologique de la République rester une abstraction statistique. La descente du Ministre au Fonds Minier pour les Générations Futures (FOMIN) a offert une illustration concrète de cette doctrine du résultat. Loin des visites protocolaires et stériles, Louis Watum Kabamba a passé au crible les chantiers en cours, inspectant minutieusement deux bâtiments en construction, dont l’un sera prochainement opérationnel.
Cette inspection n’a rien d’anodin : elle est la preuve matérielle que la modernisation des outils de l’État n’est plus un vœu pieux mais une réalité tangible qui sort de terre. Dans un secteur minier souvent décrié pour son opacité et ses lourdeurs bureaucratiques, voir les murs d’une infrastructure moderne s’élever sous l’impulsion directe du ministre envoie un signal puissant aux investisseurs comme aux citoyens : la gouvernance minière change de visage et d’époque.
En exigeant que les travaux avancent et que les délais soient tenus, le Ministre applique à lui-même et à son administration l’injonction de performance qu’il prône à longueur de discours. En confirmant sa volonté de rapprocher l’administration de ses services et de renforcer la gouvernance du secteur, Louis Watum Kabamba trace une voie étroite mais lumineuse. Il ne s’agit pas simplement de gérer l’extraordinaire manne minière congolaise, mais de la domestiquer pour en faire un levier concret de développement économique.
En imposant le dialogue social comme boussole et l’efficacité comme horizon, il démontre qu’un autre fonctionnement de l’État est possible, même dans les arcanes complexes du sous-sol. À ceux qui doutent de la capacité de la République à transformer ses ressources en prospérité partagée, le Ministre répond par l’action et la modernisation visible de ses services.
Louis Watum Kabamba incarne aujourd’hui cette conviction profonde : la grandeur de la RDC ne se décrète pas dans les salons feutrés, elle se construit à la sueur de la réforme, sur les chantiers et dans le regard exigeant d’un serviteur de l’État qui a fait du résultat son seul étendard.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
Analyses et points de vue
RDC : Quid de la réinsertion familiale et la protection des enfants ? (Par Zagor Mukoko Sanda)
Le profil social de Kinshasa est caractérisé par la pauvreté, les inégalités, les disparités dans les conditions de vie entre les différentes couches de la population. Dans la Ville de Kinshasa, on compte plusieurs catégories de groupes vulnérables : enfants et femmes en situation difficile, personnes du troisième Age, personnes vivant avec le VIH, personnes avec handicap, déplacés, malades mentaux, les personnes victimes de sinistres et calamités naturelles.
Les activités dans ce secteur sont assurées par le Ministère des Affaires sociales, en partenariat avec les Organisations non gouvernementales avec l’appui des organisations humanitaires internationales. Ces activités visent principalement l’assistance sociale, la récupération, la réinsertion socio-professionnelle.
En optant pour l’accompagnement des acteurs sociaux dans le travail social , le CEPEF s’est orienté principalement dans l’analyse des phénomènes sociaux et des pratiques professionnelles ,la vulgarisation des normes et standards de prise en charge des enfants en situation difficile et les activités de renforcement des capacités des acteurs sociaux dans le domaine de réinsertion et la protection des droits des enfants et leurs familles dont certaines ont élues domicile dans la rue.
CEPEF, structure de réflexion pour des pratiques innovantes

Il faut noter que le CEPEF est une organisation non gouvernementale initiée par les Chercheurs, les Experts en travail social qui œuvrent pour la promotion des droits et la protection de l’enfant et de la famille et la réinsertion socioéconomique des enfants et jeunes de la rue.
Le CEPEF a pour ambition de faire le point sur les savoirs et des pratiques professionnelles du travail social au profit de ses bénéficiaires. Il se focalise sur les rôles et les fonctions des travailleurs sociaux dans les structures publiques et dans celles du mouvement associatif congolais. Le CEPEF s’appuie sur les réalisations professionnelles dans une perspective actualisée qui permet d’entrevoir ce qui est effectivement reconduit aujourd’hui et ce qu’il faut impérativement faire advenir demain pour une coresponsabilité dans la protection de l’enfant dans la société.
Le Processus de Réinsertion
Un des objectifs du CEPEF est, d’une part, de renforcer les compétences de l’acteur social à mieux accompagner l’enfant en rupture familiale à s’intégrer réellement dans la société et rétablir la relation entre cet enfant et dans sa famille grâce au processus de réinsertion « IDMRS » à travers la scolarisation, l’intégration des enfants dans les différents mouvements de jeunesse.
A propos de l’aspect « rétablir la relation entre l’enfant et la famille « , il importe de faire remarquer qu’il renvoie au départ de la relation entre l’enfant et l’éducateur social ou l’assistant social. Le premier contact avec l’enfant, selon les acteurs sociaux, est très déterminant car il peut favoriser la réussite du processus en cas d’acceptation mutuelle. Pour parvenir l’acteur social utilise ses techniques professionnelles de base marquées par sa disponibilité à savoir : l’observation, l’entretien et l’écoute. Grace à l’identification de l’enfant, le travailleur social prend connaissance de l’enfant puisque ce dernier est appelé à décliner son identité, celle de ses parents, ses ambitions et son problème.
Par les enquêtes sociales, l’acteur social prend connaissance de la famille biologique ou élargie, jauge la possibilité de réunification familiale, établit un contact direct avec la famille, cherche l’implication effective de la famille au projet de réinsertion à court ou long terme de l’enfant.
Le processus de réinsertion demande beaucoup des moyens humains, matériels et psychologiques. Chaque enfant est un cas qui demande des moyens selon la gravité de sa situation car chaque enfant à son histoire spécifique.
Suivi psychologique pour les violences
Les cas les plus difficiles pour l’aboutissement de la réinsertion sont dans l’accompagnement psychosocial des enfants victimes des violences psychologiques, verbales ou physiques. L’apport des psychologues cliniciens est très déterminant pour redonner la confiance en soi annulée. L e CEPEF s’appuie l’expertise de l’équipe des psychologues cliniciens sous la responsabilité de la Sœur Professeur Jacky BUKAKA PhD et de la CT Etiennette Mukwanga.
La formation continue ou le renforcement des capacités est très indiqué, gage d’un bon résultat dans la protection de l’enfant dans les centres d’hébergement du territoire.
Zagor Mukoko Sanda
