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L’Ouganda et la déstabilisation de la RDC : Une implication inavouée ?

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L’implication de l’Ouganda dans la déstabilisation de la RD Congo n’est pas un sujet nouveau. Cependant, les révélations récentes d’Éric Nkuba, un acteur clé du procès contre le mouvement rebelle AFC-M23, jettent une lumière crue sur les liens troublants entre les autorités ougandaises et les groupes armés opérant dans l’est de la RDC.

Selon Eric Nkuba, c’est le général Muhoozi Kainerugaba, fils du président ougandais Yoweri Museveni, qui aurait facilité leur hébergement lors de leurs séjours en Ouganda. Ces allégations soulèvent des questions sur le rôle de l’Ouganda dans la crise congolaise et les implications géopolitiques qui en découlent.

Les déclarations d’Éric Nkuba révèlent une réalité troublante : l’hébergement des membres du M23 dans les appartements du général Muhoozi expose les liens étroits entre l’appareil militaire ougandais et des groupes armés congolais.

Cette relation, si elle est avérée, met en lumière une stratégie de déstabilisation orchestrée par l’Ouganda, qui a longtemps été accusé de soutenir des factions rebelles en RDC. La proximité entre les élites militaires ougandaises et des groupes armés pourrait bien être le reflet d’une politique délibérée visant à affaiblir le gouvernement congolais et à influencer la région.

L’histoire récente de l’Ouganda en RDC est marquée par des épisodes violents et des conflits armés. L’intervention militaire ougandaise dans la première guerre du Congo (1996-1997) et les années suivantes a laissé des cicatrices profondes.

Les accusations de pillage, de violations des droits de l’homme et d’exploitation des ressources naturelles congolaises continuent de hanter les relations entre les deux pays. Les révélations d’Éric Nkuba pourraient être interprétées comme un prolongement de cette histoire, où l’Ouganda utiliserait des groupes armés comme des instruments pour atteindre ses objectifs géopolitiques.

L’implication de l’Ouganda dans la déstabilisation de la RDC pourrait être vue comme une forme de stratégie de pouvoir régional. En soutien à des groupes comme le M23, l’Ouganda pourrait chercher à établir une influence sur le territoire congolais, tout en s’assurant que les ressources naturelles de la RDC continuent d’être exploitées au profit de ses propres intérêts économiques.

Cette dynamique soulève des préoccupations non seulement pour la RDC, mais aussi pour la stabilité de la région des Grands Lacs, qui est déjà en proie à des conflits inter-ethniques et à des rivalités politiques. Les révélations d’Éric Nkuba ont suscité des appels à l’action de la part de la communauté internationale.

Les organisations de défense des droits de l’homme et les gouvernements occidentaux ont exprimé leur inquiétude face aux violations potentielles des droits humains et à la déstabilisation persistante en RDC. Toutefois, des mesures concrètes pour tenir l’Ouganda responsable de ses actions restent à voir.

La complexité des relations diplomatiques et les intérêts stratégiques en jeu compliquent souvent la réponse internationale à de telles allégations. Les révélations d’Éric Nkuba sur l’implication de l’Ouganda dans la déstabilisation de la RDC sont un rappel brutal que les conflits en Afrique ne se limitent pas à des rivalités internes, mais sont souvent exacerbés par des interventions étrangères.

L’hébergement des membres du M23 par le général Muhoozi Kainerugaba pourrait être le symbole d’une politique de déstabilisation soigneusement orchestrée par l’Ouganda. La communauté internationale doit prêter attention à ces développements, car ils pourraient avoir des répercussions profondes sur la paix et la sécurité dans la région des Grands Lacs.

Le temps est venu pour un examen critique des rôles que jouent les États dans les crises humanitaires et politiques, et pour une action concertée afin de mettre fin à des pratiques qui sapent la souveraineté et l’intégrité des nations africaines.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

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Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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