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Lomami : un contrat de plus de 1 milliard USD signé par le gouvernorat pour la construction des infrastructures de base

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Le lundi 15 février 2021, la délégation de la société « Jin Jian construction SARL » conduite par le directeur Général Yumba José Doliveira, a rencontré le gouverneur de province de Lomami Sylvain Lubamba Mayombo à Kabinda, chef-lieu de la dite province.

Un contrat a été signé entre le chef de l’exécutif provincial et le responsable de cette société, pour la construction des plusieurs infrastructures socio-économiques, notamment le palais de Justice à Kabinda, un aéroport national, cinq aérogares sur l’étendue de la province, le siège de l’Assemblée provinciale, une prison centrale de Kabinda, un complexe sportif, un centre hospitalier universitaire, trois centres professionnels, neuf ponts métalliques et sept instituts supérieurs à travers la province, quatre barrages d’une capacité de 60 Mw pour toute la province, 1948 km des routes en terre stabilisée et 1285km des routes à asphalter.

Ce contrat qui vise le développement de la province de Lomami est financé par la société JIN JIAN et ses partenaires, évalué à 1.000.700.000 USD et fixé pour une durée de 5 ans.

Jude Munganga Kadima/CONGOPROFOND.NET

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 » Brut  » : 2 policiers condamnés pour torture, la Cour sanctionne les exécutants

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Si Philémon Mambabua est reparti libre du prétoire de Ndolo, le verdict prononcé ce 4 juin 2026 n’a pas épargné les 2 policiers poursuivis. La Cour militaire, après avoir rappelé le déroulé des faits ( cette intrusion nocturne de Claudien Likulia, Christopher et Noah à une soirée pyjama non autorisée par le propriétaire des lieux ), a opéré une distinction nette entre le commandement et l’exécution. Là où le doute a profité au premier, les actes matériels atroces ont été imputés aux seconds. La Cour s’est appuyée sur les articles 48 bis et 48 ter de la loi du 9 juillet 2011 portant criminalisation de la torture, qui retiennent la qualité de l’agent, les faits matériels constitutifs de souffrances aiguës, l’élément intentionnel et l’élément moral. Les déclarations des victimes, corroborées par le témoignage décisif de Sakina ( qui a qualifié les agissements des policiers de « brut » ), ont fondé l’intime conviction des juges.

Contrairement à Philémon Mambabua, pour qui l’ordre de « maîtriser » n’a pu être requalifié en instruction de torturer, les deux agents ont été reconnus coupables d’avoir infligé des souffrances aux enfants Mushobekwa et à Noah. Le nombre de policiers impliqués, bien que flou dans certains récits, n’a pas effacé la matérialité des violences retenues par la Cour. Celle-ci a souligné que les traumatismes subis par les victimes, bien que leur récit ait pu être altéré par le choc, ne faisaient aucun doute. La Cour a donc déclaré l’infraction constituée dans le chef des 2 policiers, qui avaient la garde et l’autorité immédiate sur les enfants au moment des faits. Leur dénégation constante n’a pas résisté à la confrontation avec les éléments renseignants et les dépositions concordantes.

La sentence est tombée : 2 ans de servitude pénale, une amende de 500.000 francs congolais par condamné, et la confirmation de leur maintien en détention. Sur le plan civil, la Cour, après avoir constaté l’absence totale de pièces comptables justificatives déposées par les parties civiles, a statué en équité. Elle a ramené la demande initiale de 3,4 millions de dollars américains à une somme totale de 25.000 dollars, soit 5.000 dollars par partie civile. Une décision qui sanctionne les exécutants tout en rappelant avec force que la responsabilité pénale est individuelle.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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