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Lomami : l’état de routes se dégrade à chaque violente pluie

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La population de la partie sud de la province de Lomami continue d’exprimer ses plaintes du fait que les routes sont réhabilitées à Kabinda et Lubao par des engins et non à Mwene-Ditu, Luilu et Kamiji.

Elle déplore également le non achèvement des travaux de la réhabilitation de la nationale numéro 1, alors qu’ils ont été lancés il y a plusieurs mois par le gouvernement central via Foner (Fond national d’entretien routiers). Près de 222750.00 USD ont été mis en contribution pour exécuter ce projet, a-t-on appris.

Cependant, lorsque les pluies violentes se répètent, ce sont des avenues qui en sont victimes. À chaque forte pluie, les routes se dégrade davantage.

Ainsi, la population appelle leurs élus (députés et sénateurs élus) à plaider auprès des autorités compétentes pour trouver solutions à ces problèmes.

Jude Munganga Kadima/Congoprofond.net

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UDPS 2028 : Avant même le crash, ils répètent déjà la scène du pillage de l’épave

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Il fallait avoir le cœur bien accroché et le sens de l’absurde chevillé au cervelet pour suivre les derniers épisodes de la sitcom UDPS. On a d’abord vu Peter Kazadi, honorable cadre du parti présidentiel, adresser une lettre incendiaire au Secrétaire Permanent de l’Union Sacrée, André Mbata, oubliant au passage que l’un comme l’autre portent le même maillot.

Puis, summum du vaudeville institutionnel, ce même André Mbata s’est fendu d’un ricanement sardonique après la victoire de son poulain au Sankuru face au candidat du Secrétaire Général Augustin Kabuya, proclamant urbi et orbi que “l’Union Sacrée a gagné contre l’UDPS”. Voilà le décor planté : un parti où la victoire de ses propres structures satellites est célébrée comme une défaite de sa direction. C’est moins une scène de ménage qu’une répétition générale pour un chaos bien plus grand.

La médiocrité de ces querelles byzantines n’est pas un simple défaut de cuirasse ; elle est l’aveu public d’une impréparation stratégique qui donne le tournis. Ce théâtre d’ombres a révélé au monde entier ( et surtout aux Congolais qui attendent encore un projet structurant ) que les cadres au pouvoir ne pensent pas en termes de Nation, mais en termes de casting. Ils ne plancheront jamais sur une vision à 50 ans parce qu’ils sont incapables d’avoir une vision à 50 jours qui ne concerne pas leur propre nomination.

Leur horizon temporel s’arrête au prochain remaniement ministériel ou à la prochaine rotation des mandats provinciaux. Pas un seul d’entre eux n’a porté un débat de fond sur l’industrialisation, la démographie galopante ou la souveraineté énergétique. Non. Leur seul projet structurant, c’est de s’assurer que le voisin de bureau ne récupère pas leur fauteuil. Ce sont des court-termistes purs jus, des opportunistes pour qui le pouvoir est une fin en soi, et non le levier pour transformer un pays.

Ce qui les maintient encore dans une forme de cohésion tectonique, c’est uniquement l’aimant surpuissant de la figure tutélaire de Félix Tshisekedi. Mais 2028 n’est pas une hypothèse d’école lointaine, c’est un mur qui se rapproche à grande vitesse. Le jour où ce point de gravité viendra à disparaître du bulletin de vote, la force centrifuge actuelle n’aura plus aucun frein. Entre Peter Kazadi, André Mbata, Augustin Kabuya, Gecoco Mulumba, Nicolas Kazadi, André Wameso, Judith Suminwa et la longue cohorte des frustrés en réserve, ce ne sera pas une primaire.

Ce sera une curée. Une guerre de tranchées où chacun voudra la peau de l’autre pour hériter des ruines. Ils ont passé huit ans à ne rien bâtir ensemble, et à peine quelques heures à se déchirer pour une élection provinciale. Imaginez ce que donnera la bataille pour le royaume tout entier quand le roi ne sera plus candidat. Ce sera sanglant, et surtout, terriblement inutile pour le Congo.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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