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LOMAMI : les députés en clandestinité, une plénière pour « sauver la province » convoquée ce lundi
La tension demeure vive dans la province de Lomami entre l’Assemblée provinciale et le gouverneur Sylvain LUBAMBA MAYOMBO visé par une motion de défiance initiée par le député LUBAMBA.
Après les échauffourées de ce samedi 29 mai 2021, faisant plusieurs dégâts dans le rang des élus provinciaux, ces derniers sont entrés en clandestinité suite aux attaques des partisans du gouverneur qui ont cassé et complètement vandalisé le bureau de cet organe délibérant.
Le rapporteur de l’Assemblée provinciale de Lomami, Jonas Tshiyoyo Nyindu, rassure que les députés ne désarment pas. » Ils sont déterminés à en finir avec une certaine dictature et incompétence au sommet de la province », indique-t-on.
Pour l’élu de Ngandajika, la plénière de ce lundi 31 mai 2021 est confirmée et portera sur l’examen de la motion de défiance contre le gouverneur Sylvain LUBAMBA.
Toutefois, le rapporteur TSHIYOYO affirme, pour sa part, placer les intérêts des Lomamiens devant les intérêts égoïstes des individus. » La province doit décoller, le peuple attend beaucoup de nous, rien ne marche ! La gestion de la province est opaque. Nous devons en finir avec cette façon de faire les choses, demain à 10 heures il y a plénière », souligne Jonas Tshiyoyo Nyindu, rapporteur de l’Assemblée provinciale de Lomami, et élu de Ngandajika.
*Joseph Malaba/Congoprofond.net*
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Isolé politiquement, Laddy Yangotikala maintient la pression : « Le VPM Jacquemin Shabani doit s’expliquer devant le Parlement ! »
Exclu de son regroupement politique et abandonné par plusieurs de ses soutiens, le député national Laddy Yangotikala refuse de retirer sa motion de défiance visant le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité. Dans une déclaration publiée ce vendredi 17 avril sur ses plateformes numériques, il a réaffirmé sa détermination à aller jusqu’au bout de sa démarche parlementaire.
À l’origine de cette initiative, déposée le 13 avril à l’Assemblée nationale, l’élu accuse le VPM d’inefficacité face à l’insécurité grandissante à Kinshasa et dans plusieurs autres villes du pays. Malgré les pressions politiques et les désistements enregistrés parmi les signataires, il campe sur sa position.
« Je prends acte de mon exclusion du regroupement. Je remercie le président Jean-Michel Sama Lukonde pour m’avoir permis d’être libre d’exercer le pouvoir de contrôle sur un membre du gouvernement. Je n’ai pas violé la Constitution ni le règlement intérieur. Je n’ai fait que demander au VPM de protéger les électeurs du président Félix Tshisekedi », a-t-il déclaré.
Dans la même veine, Laddy Yangotikala insiste : « Qu’on ne vous trompe pas. Ma motion de défiance n’a pas été retirée. Nous irons jusqu’au bout ». Il dénonce également des tentatives d’entrave à la procédure parlementaire : « Toutes les manœuvres dilatoires qu’ils ont lancées pour protéger le VPM de l’Intérieur et Sécurité, comme le report de la plénière, n’aboutiront pas car le règlement intérieur est clair ».
Cette posture de fermeté intervient dans un contexte politique tendu. L’Union sacrée de la Nation, par la voix de son secrétaire permanent André Mbata, avait désavoué cette motion, évoquant l’absence de quitus préalable. De son côté, l’AFDC-A a exigé de ses deux députés signataires de retirer leurs signatures, tandis que plusieurs parmi les 56 signataires initiaux se sont désistés.
Malgré cet isolement progressif, Laddy Yangotikala se présente comme un élu déterminé à exercer pleinement son rôle de contrôle parlementaire. En résistant aux pressions politiques et aux désaveux, il affirme son refus de céder, martelant un message clair : pour lui, la question sécuritaire mérite un débat public au Parlement, sans compromis ni abandon de sa motion.
Njila Mule/CONGOPROFOND.NET
