Santé
L’obscurité inacceptable : La négligence flagrante de la santé oculaire en RDC
Dans un pays riche en ressources naturelles mais appauvri en soins de santé essentiels, la RD Congo témoigne d’une réalité sombre : des millions de Congolais sont abandonnés à leur sort lorsqu’il s’agit de soins ophtalmologiques. Malgré les défis évidents en matière de santé, le ministre de la Santé, de l’Hygiène et de la Prévention Samuel-Roger Kamba ferme les yeux sur cette crise silencieuse.
Alors que la cécité évitable reste une triste réalité pour de nombreux Congolais, l’absence de prise en charge ophtalmologique adéquate devient une tragédie nationale. Sans programmes, sans ressources dédiées, l’accès aux soins oculaires de base devient un luxe inatteignable pour une grande partie de la population et cela ne préoccupe nullement le ministre Kamba.
Dans un pays où la vision devrait être un droit fondamental, la négligence persistante en matière de santé oculaire soulève des questions cruciales : pourquoi le ministre Samuel-Roger Kamba détourne t-il le regard face à cette crise humanitaire ? Comment les Congolais peuvent-ils espérer un avenir lumineux lorsque leur propre vision est obscurcie par l’inaction de ce ministre de la Santé ?
Il est temps de briser le silence et de faire la lumière sur cette injustice. La RDC ne peut plus se permettre d’ignorer les besoins fondamentaux de sa population en matière de santé oculaire. Il est impératif que des mesures concrètes et urgentes soient prises pour garantir que tous les Congolais, peu importe leur statut socio-économique, aient accès à des soins ophtalmologiques dignes de ce nom. L’obscurité ne peut être tolérée plus longtemps dans le pays du Congo.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
À la Une
HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
