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LMC : le Comité Cédric Tshizaïnga honore les retraités de 1992
Les Lignes Maritimes Congolaises (LMC) ont honoré, le mardi 01 décembre 2020, leurs 11 agents ayant pris en 1992 une retraite volontaire anticipée.
Devant les délégués syndicaux, le chef du personnel et autres agents, la directrice des Ressources Humaines a remis, au nom du Directeur général Cédrick Tshizainga Kapumba, et du Directeur général adjoint Mukendi Mbiyamwenza, un congélateur avec logo de l’entreprise à chaque retraité pour les services rendus.

Outre ce présent accompagné d’une enveloppe d’argent dont le montant n’a pas été révélé à la presse, les retraités avaient, bien avant, reçu une bonne partie de leur décompte final.
« Nous avons payé leur décompte. La partie qui restait et qu’ils n’avaient pas perçu. Et ils avaient demandé un cadeau bien que ce n’était pas prévu à cette époque dans la convention de travail. Mais le nouveau Directeur général Cédrick Tshizaïnga a eu ce cœur de bon père de famille, il a accepté de remettre ces cadeaux », a déclaré la directrice des Ressources humaines qui félicite, par ailleurs, les retraités pour leur patience.

Expliquant ce geste intervenu 28 ans après, la DRH a fait savoir que la situation financière de l’entreprise était jadis au rouge, car les activités de l’entreprise ne marchaient plus. C’est ainsi qu’en 1992, LMC SA avait lancé un avis aux personnels pour une retraite anticipée ou un départ volontaire.
« L’argent qu’ils avaient perçu au titre de décompte final a connu des complications au niveau de la banque. C’était une situation générale à cette époque, les banques n’avaient pas de liquidité et ils n’avaient pas pu recevoir leur décompte », a expliqué Lydie Ndakasham, DRH. Puis d’ajouter : « Bien que l’affaire avait été portée au tribunal, les deux parties s’étaient finalement convenues pour un arrangement à l’amiable ».
Homère Mafuka, l’un des retraités, a salué le geste posé par la nouvelle équipe dirigeante des LMC SA mais a tenu à rappeler que certains dossiers restent pendants.

« Nous voulons que notre joie tende à être parfaite (…) On nous prennait pour des oubliés des LMC. Effectivement, nous l’étions. Mais aujourd’hui, mes amis et moi, nous tendons à n’être plus les oubliés des LMC. Nous vous remercions beaucoup pour ces cadeaux », a-t-il dit.
Pour rappel, la nouvelle équipe dirigeante des LMC a été nommée en juin 2020. Cédric Tshizaïnga( DG) et Mukendi Mbiyawenza( DGA) avaient promis de travailler pour redorer l’image de cette entreprise qui faisait jadis la fierté de la RDC.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )
Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.
Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?
Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.
Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.
La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.
CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?
Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.
Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.
Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.
CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?
Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.
Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.
CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.
Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.
CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?
Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.
C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.
Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.
Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.
CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?
Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.
La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.
Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.
CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.
Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.
CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?
Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.
Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?
Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.
C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.
C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.
CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?
Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.
Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.
Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.
C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.
Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET
