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Livres : Vernissage, ce mercredi à Kinshasa, de  »50 ans de planification familiale en RDC: la poursuite acharnée du progrès » de Jane Bertrand

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Ainsi peut-on traduire l’ouvrage de la professeur Jane Bertrand, paru en anglais sous le titre  »Fifty Years of Family Planning in the Democratic Republic of Congo: The Dogged Pursuit of Progress ». Ce livre déjà disponible sera présenté ce mercredi 05 juin au Fleuve Congo hôtel à Kinshasa.

Cet opus retrace cinq décennies de
lutte pour l’introduction de la
planification familiale dans l’un des
pays les plus vastes et complexes de
l’Afrique subsaharienne, au fil des
grands événements politiques,
sociaux et économiques de
l’histoire du pays.

L’auteur, Jane T. Bertrand, PhD, MBA, témoin de l’histoire et de l’évolution de la planification familiale en RDC est professeure à l’École de santé publique et de médecine tropicale de l’Université de Tulane, aux États-Unis d’Amérique où elle enseigne depuis 1979. Et C’est la même année qu’elle a foulé pour la première fois le sol congolais, à l’époque Zaïre pour la mise en oeuvre , dès l’année suivante, du premier projet de planification familiale de L’université Tulane dans le pays , un projet qui a bénéficié du financement de l’USAID. Ce dernier avait pour objectif de lancer et d’évaluer l’efficacité de la distribution à base communautaire dans la province du Bas Zaïre, Kongo centrale aujourd’hui, avec une expansion ultérieure dans les villes de Kisangani et de Mbuyi-Mayi.

En 1986, la professeure Jane Bertrand s’installe à Kinshasa pour près de 4 ans, période pendant laquelle est mise en place une unité de recherche opérationnelle dans le projet des Services des Naissances Désirables (PSND), fruit de sa collaboration avec Mme Chirwiza Flora, une autre championne internationale en planification familiale.

Elle retourne aux États-Unis à la fin des années 80 et reviendra à Kinshasa près de 10 ans plus tard pour une longue collaboration avec des collègues congolais sur plusieurs projets autour de la planification familiale, notamment Advance Family Planning, AcQual, Track 20, ASSP et les premiers cycles de l’enquête PMA.

L’impact de son travail amène Tulane en 2013 à ouvrir son bureau à Kinshasa, avec le Dr Arsene Binanga comme directeur des projets de planification familiale. C’est le plus grand bureau de Tulane International dans le monde.

Plus de 150 articles publiés dans journaux scientifiques dont 47 concernant la RDC, Professeure Jane Bertrand a joué un rôle déterminant dans l’obtention des financements auprès des bailleurs, notamment la Fondation Bill et Melinda Gates, la Fondation David et Lucile Packard, du DFID/FCDO, de l’UNFPA, de CAFI/FONAREDD. Sa collaboration avec les institutions nationales telles que le PNSA, le PNSR, l’Ecole de santé publique de Kinshasa, et d’autres partenaires oeuvrant dans le domaine de la planification familiale a contribué de manière considérable au progrès de la planification familiale en RDC.

Bibiche Mbete/RTNC

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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

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Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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