À la Une
Livres : « Mes lettres aux enfants de la RD Congo » de Tonduangu Kuezina Daniel déjà sur le marché
« Mes lettres aux enfants de la République Démocratique du Congo » sont des propos et des réflexions que l’auteur, le Dr TONDUANGU Kuezina Daniel, adresse directement aux enfants congolais.
Dans ses différentes lettres, l’auteur répond aux questions posées par ses propres enfants. Il tente, autant que faire se peut, de répondre en interrogeant le passé de ce pays immense comme un sous-continent, notamment depuis l’époque coloniale à ce jour.

Passionné de l’histoire de la RDC, il s’intéresse particulièrement à la période chaotique qu’a traversé le pays dès son accession à l’indépendance, le 30 juin 1960, jusqu’à ce jour. Il contribue de la sorte à une relecture apaisée de cette période de l’histoire de ce grand pays.
À travers ces lettres, il participe aussi aux débats sociopolitiques qui marquent les changements politiques récents en RDC. L’auteur invite ainsi tous les enfants congolais à un travail qui doit être caractérisé par une intelligence collective, une tolérance mutuelle et une communication non violente.
L’histoire de la RDC propose l’auteur doit être revisitée de façon apaisée, pour permettre la réconciliation des fils et filles de cet immense et beau pays, et aboutir à l’effort collectif pour le développement harmonieux de ce sous-continent; au profit du plus grand nombre.

L’auteur du livre et son défunt père à Kinshasa, dans les années 70′
La lettre sur Patrice-Émery LUMUMBA a été publiée sur le site desc-wondo.org (en collaboration avec l’analyste politique et consultant des questions sécuritaires et géopolitiques, Jean-Jacques Wondo Omanyundu).
Les autres lettres ont été publiées sur les sites congoprofond.net et time.cd avec la collaboration du journaliste Tchèque Bukasa.
Il y’a lieu de noter que le bénéfice de la vente de ce livre sera versé au Cercle des Anciens du Collège Elikya /Saint-Joseph à Kinshasa, en guise de contribution aux activités et au rayonnement de cet établissement scolaire qui a fêté son centenaire en mars 2017.

Voici un extrait de la préface de ce livre, écrite par le professeur Isidore Ndaywel è Nziem, Historien, professeur émérite de l’Université de Kinshasa :
« Ce texte est un cri. Le cri d’un homme qui se fait une haute idée de son pays et de son peuple. Le cri d’un éminent médecin qui, du haut de sa spécialité professionnelle, a découvert au fil du temps sa méconnaissance de l’histoire de son peuple et s’est employé à combler ce vide. Le Cri, enfin, d’un éducateur et d’un père qui s’est estimé en devoir d’éviter à ses enfants la même traversée du désert dans le champ de connaissance de soi et de ses origines congolaises.
Ses « lettres aux enfants de la République Démocratique du Congo » n’ont pas une autre prétention que d’exprimer sa « part de vérité » sur les faits du passé, après de multiples lectures qu’il s’est imposées et l’écoute des témoignages divers et parfois contradictoires. En six « lettres », il aborde les thématiques les plus « chaudes » à ses yeux. En tête, bien entendu, « l’affaire Lumumba » (lettre 1) puis le « tribalisme » (lettre 2) et les « richesses du Congo » (lettre 4). Il ne néglige pas, pour autant, les équations du terrain de l’historiographie : l’exigence d’une écriture « inculture » de l’histoire du Congo (Lettre 3) et la nécessité d’une production bibliographique plus importante sur cette histoire (lettre 5).
Ce livre est finalement la conséquence d’une prise de conscience. Un plaidoyer pour l’intériorisation de la conscience historique, à tous les niveaux. Une incitation, pour tout citoyen, à prendre en charge « son » histoire, « notre » histoire. Une histoire défalsifiée dans ses servitudes et grandeurs, et dont l’écriture est à la portée de tous. »
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
À la Une
DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )
Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.
Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?
Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.
Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.
La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.
CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?
Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.
Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.
Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.
CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?
Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.
Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.
CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.
Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.
CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?
Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.
C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.
Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.
Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.
CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?
Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.
La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.
Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.
CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.
Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.
CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?
Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.
Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?
Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.
C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.
C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.
CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?
Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.
Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.
Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.
C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.
Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET
