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Livres : »Gahi ou l’affaire autochtone » de Henri Djombo présenté au public de Kinshasa
C’est au cours d’une cérémonie organisée dans l’avant-midi de ce samedi 16 avril 2022 que le roman d’Henri Djombo a été porté sur le baptistaire par Mme Yolande Elebe au centre Wallonie-Bruxelles à Kinshasa-Gombe.
Le roman qui met en scène l’aventure de deux personnages, Joseph Niamo qui est un bantou et Gahi, une fille autochtone, a reçu des critiques positives, notamment du critique littéraire Prosper Gubarika qui estime que Gahi est une œuvre littéraire originale, qui raconte, à travers l’amour entre le deux protagonistes, la réconciliation laborieuse entre deux communautés contraintes à vivre ensemble mais que tout oppose.

Il renchérit que cette œuvre expose sur la table une problématique dont la gravité est source de déstabilisation de l’Afrique et une épine à son développement.
L’auteur du livre a signalé que ce roman est un plaidoyer pour la reconnaissance mutuelle entre les peuples autochtones et les peuples bantous en vue d’une coexistence harmonieuse.
Cette cérémonie a connu la présence des illustres écrivains notamment: Kadima Nzuuji, Charles Djungu, et Huit Mulong.
Signalons, par ailleurs, que « Gahi ou l’affaire autochtone » est le dixième roman d’Henri Djombo, après quelques succès dont : « Sous la Braise », « Le mort vivant », « Les cris de la forêt ».
David Mukendi Kalonji / CongoProfond.net
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Kongo Central/Luozi : Le poste frontalier de Zulu Mbundu accueille 588 réfugiés venus de Brazzaville
Depuis quelques jours, le village de Zulu Mbundu, situé dans le secteur de Balari, territoire de Luozi, dans la province du Kongo Central, est devenu un centre d’accueil provisoire pour des familles fuyant les violences survenues à Mindouli, dans la région du Pool, en République du Congo (Brazzaville).

À l’origine de l’exode : des affrontements armés
Les affrontements, survenus le dimanche 11 janvier 2026, ont opposé les éléments de la Garde républicaine (DGSP) aux Ninjas, fidèles au pasteur Ntoumi. Ces violences ont provoqué d’importants mouvements de populations le long de la frontière entre la RDC et le Congo-Brazzaville, particulièrement dans le secteur frontalier de Balari.
Femmes, enfants et personnes âgées parmi les réfugiés
C’est au poste frontalier de Zulu Mbundu que plusieurs familles sinistrées, composées essentiellement de femmes, d’enfants et de personnes âgées, ont trouvé refuge. Ces ressortissants brazzavillois fuient les représailles, l’insécurité et les violences liées à ces conflits armés.
Une situation humanitaire préoccupante

Sans logements, sans nourriture suffisante ni médicaments, ces réfugiés vivent dans une extrême vulnérabilité. En attendant l’intervention du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), l’administrateur du territoire de Luozi ad intérim, Célestin Lusiama, a lancé un SOS humanitaire.
« La population sinistrée venue de la République sœur du Congo-Brazzaville a besoin d’un logement, de la nourriture et d’une protection pour vivre en paix, en attendant l’accalmie de la situation sécuritaire dans leurs villages », a-t-il déclaré.
Un appel à la solidarité locale
L’autorité territoriale a également appelé la population locale à faire preuve de solidarité : « En attendant l’intervention des autorités provinciales et nationales, nous, habitants de Luozi et du secteur de Balari, sommes appelés à la solidarité et à la protection de nos invités », a ajouté Célestin Lusiama.
588 réfugiés officiellement enregistrés
Au total, 588 réfugiés ont été enregistrés le mercredi 14 janvier 2026 par les services de la Direction générale de migration (DGM) au poste frontalier de Zulu Mbundu. L’ensemble des services de sécurité a été mobilisé afin d’identifier les déplacés et d’assurer leur encadrement.
Une inquiétude croissante dans la population
Pour Eugène Nkanza, président du Rassemblement des forces vives de Luozi, la situation devient préoccupante : « Nous observons un afflux continu de ressortissants brazzavillois traversant la frontière avec leurs familles. Cette situation est de plus en plus inquiétante », a-t-il souligné.
Les autorités provinciales à pied d’œuvre
Selon des sources concordantes, une délégation du gouvernement provincial du Kongo Central s’est rendue sur place afin d’évaluer la situation et de transmettre un rapport aux autorités compétentes.
Mfumu DIASILUA K./CONGOPROFOND.NET
