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Livres : « Enfants Martyrs » d’Andy Mukendi, le plaidoyer pour les enfants souffrant de cancer en RDC, sur le marché
« Je ne suis pas le vrai auteur de ce livre, je ne raconte que le témoignage des enfants atteints des cancers ». C’est en ces termes que le jeune étudiant de 23 ans, Andy Mukendi Nkongolo, a introduit la présentation de son ouvrage » Enfants Martyrs », ce samedi 11 novembre à l’espace Inginious City, situé dans l’enceinte de la concession Procoki à Kinshasa/Ngaliema.

Troisième vernissage, après les villes de Goma et Lubumbashi, le livre « ENFANTS MARTYRS est inspiré de la vie des enfants souffrant de cancer en RDC ». Son auteur est un étudiant à la faculté de médecine à l’Université de Lubumbashi.
Président de l’association « African children’s dream », Andy MUKENDI a saisi cette occasion pour plaider pour la mise sur pied d’un programme national de lutte contre le cancer infantil. Il a déploré le fait que sur l’ensemble du pays, il n’existe que deux unités oncologiques, l’une aux Cliniques universitaires de Kinshasa et l’autre aux cliniques universitaires de Lubumbashi.

Quant à sa structure, elle a déjà mis en place un programme d’assistance psycho-sociale des enfants atteints de cancer, « APSEC », exécuté à travers ses membres au sein de l’unité oncologique de Lubumbashi.
Il convient de noter que la cérémonie de présentation de cet ouvrage a connu la participation de Monsieur Kiyombo Mussa Moïse, père d’un enfant décédé du cancer en 2020 dans la ville de Lubumbashi. Ce dernier a fait témoignage poignant du calvaire traversé par sa famille pour tenter de sauver leur fils atteint du cancer.

Somme toute, c’est sur une invitation de l’auteur du livre de voir tout le monde s’impliquer dans cette lutte (autorités de l’état, médecins, parents, jeunes) et de se comporter comme « ambassadeurs des enfants », que le vernissage a pris fin.
Melissa KAMBALA/CONGOPROFOND.NET
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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
