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Livre : Pr Bob Bobutaka écrit sur l’éclectisme professionnel de Lumumba

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Le dernier ouvrage du prolifique auteur Bob Bobutaka, professeur à l’Université de Kinshasa (Unikin), à l’Université pédagogique nationale (UPN) et à l’Institut supérieur des statistiques (ISS) de Kinshasa, présente une vie professionnelle diversifiée du héros de l’Indépendance du Congo Kinshasa, Patrice Emery Lumumba

Forte figure de l’accession du pays à la souveraineté internationale en 1960, Patrice Emery Lumumba demeure incontournable dans l’histoire politique du pays. Et il continue d’être objet de recherches scientifiques, même s’il a tragiquement disparu depuis 1961. Le Pr Bob Bobutaka présente dans son dernier livre ce personnage historique important et influent, intitulé « Lumumba Patrice-Emery. A travers la philatélie, le journalisme, le marketing, la bibliologie et la légistique ».

Dans ce livre de 672 pages publié aux Editions universitaires européennes à Sarrebruck, en Allemagne, en novembre 2021 et disponible en ligne sur le site web http://www.editions-ue.com/, l’auteur revient sur des détails insoupçonnés de l’évolution professionnelle de Patrice Emery Lumumba, mettant sur le pont les domaines de sa carrière. Il l’étaye dans les 16 chapitres de l’ouvrage. Le premier contient les éléments biographiques de Patrice-Emery Lumumba, le deuxième se penche sur « les pères de l’indépendance du Congo, le gouvernement de Lumumba et le Collège des commissaires généraux », alors que le troisième chapitre reprend quelques Lumumbistes. Le chapitre 4 s’intitule « La poste, la publicité brassicole et la communication politique ». Le titre du chapitre 5 est « Lumumba et la poste, une stratégie épistolaire à Stanleyville », et le sixième « Les activités journalistiques de Patrice Emery Lumumba ».

Dans les chapitres suivants, Pr Bob Bobutaka parle successivement « De la déconstruction de la bibliologie coloniale à la construction de la bibliologie africaine », « Patrice-Emery Lumumba et ses activités commerciales à Léopoldville », « P.E. Lumumba et la prise en charge de l’écriture et de la lecture par les Congolais », « Quelques éléments sur le développement du Congolais et de la RD Congo », « Une bibliographie sélective sur Patrice-Emery Lumumba ». Le titre du chapitre 12 appelle à plus d’analyse : « Le Premier Ministre Lumumba et la légistique de la déclaration de l’indépendance du 30 juin 1960 », concurremment au chapitre 13 qui traite de « L’analyse légistique de la constitutionnalité de la nationalité de la RD Congo ». Le chapitre 14 est quasiment anthropologique : « Le Tetela, la vie conjugale de Patrice-Emery Lumumba et quelques notables ». Le chapitre 15 s’intéresse à « Quelques autorités de la RD Congo, les deux historiens congolais et quelques intelligences africaines ». Enfin, le dernier chapitre est une recherche faite par Delphin Bateko, archiviste de son état et professionnel des médias, sur quelques considérations sur la mémoire de la RD Congo.

Dans l’endos du livre, on peut lire : « La RD Congo a planifié le rapatriement des reliques de Patrice-Emery Lumumba, 60 ans après son assassinat. Celles-ci sont constituées de ses deux dents. Ce livre exploite davantage son parcours professionnel à travers la poste, son statut de correspondant de presse et son passage comme directeur commercial dans une société brassicole (la Bracongo). Ce poste lui a été d’un apport incommensurable pour sa carrière politique. Aussi, en incitant les Congolais à l’écriture et à la lecture, P.E. Lumumba a responsabilisé ses compatriotes à la publication et à la gestion orthodoxe, notamment des institutions documentaires ».

Et il ajoute : « Du point de vue de la légistique, en signant la Déclaration de l’indépendance du Congo, le 30 juin 1960, il est parmi les rares Congolais ayant pris connaissance de la version officielle de l’acte de la décolonisation de son pays. Concernant les considérations sur la philatélie, Lumumba a fait l’objet de plusieurs timbres postaux de par le monde : en Russie, en Mongolie, au Ghana, en Guinée, au Maroc, en Égypte, au Mali, au Burundi, au Congo-Brazzaville et en RD Congo. En outre, les événements sur son décès avec Joseph Okito et Maurice Mpolo sont mis en relief ».

A propos de ses sources, le Pr Bob Bobutaka indique : « Pour la consolidation mémoirologique, nous avons exploité les penseurs tels que Théophile Obenga, Ludo De Witte, Joseph-Achille Mbembe, Charles Onana, Isidore Ndaywel, Espérance Elikia M’bokolo, Pamphile Mabiala, Jean Omasombo, Jean-Marie Makombo Mutamba, Benoît Verhaegen, les Rabbins Juifs, etc. qui ont mis en évidence Patrice-Emery Lumumba à travers leurs écrits ». Il aborde aussi les questions sur le développement du Congo-Kinshasa, en mettant en exergue le plan Bilsen, la Banque mondiale en République démocratique du Congo, le renforcement du contrôle financier à travers l’Inspection générale des finances et la Cour des Comptes, la Fonction publique.

La production de ce livre a nécessité l’exploitation scientifique de 133 livres et articles scientifiques, ainsi que plus d’une centaine de références webographiques.

Martin Enyimo


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Politique

Lucain Kasongo : « Aucun membre du bureau de l’Assemblée nationale n’a moins de 50 000 USD le mois »

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« Aucun membre du bureau de l’Assemblée nationale n’a moins de 50 000 USD le mois. A cela s’ajoutent les avantages comme logement, transport, communication, carburant, … », a indiqué lundi 20 mai le président honoraire de la commission politique, administrative et judiciaire (PAJ) de l’Assemblée nationale, Lucain Kasongo.

Il l’a dit dans un entretien accordé à Radio Okapi.

Ce sont ces avantages qui poussent la plupart des députés à s’accrocher aux postes au sein du bureau au point de bloquer le bon fonctionnement de tout un pays, estime-t-il.

Pour le coordinateur du Centre de recherche en finances publiques et développement local (CREFDL), Valérie Madianga, l’engagement des élus nationaux d’appartenir à ce bureau est motivé par leur propre intérêt plutôt que par le bien de la nation.

« C’est l’argent qui attise des convoitises des acteurs politiques. Si vous calculez les 20 millions USD qu’on donne aux cabinets et les 100 millions autres qu’on donne au bureau, ça vous fait une marmite de 120 millions USD au moins par an, manipulés par le bureau de l’Assemblée nationale. C’est une véritable affaire », a-t-il expliqué.

Les députés nationaux attendent encore le nouveau calendrier pour élire les membres du bureau définitif. C’est devant les membres de ce bureau que le Gouvernement sera investi.

A l’Assemblée nationale, près de cinq mois après l’ouverture de la session inaugurale de cette nouvelle législature, l’élection et l’installation du bureau définitif se fait attendre.

Après plusieurs tractations pour dégager la liste consensuelle de l’Union sacrée de la nation, le présidium a renseigné que la nouvelle liste attend validation du Président de la République.

L’ancienne liste étant contestée par des députés qui dénonçaient le clientélisme et le népotisme dans le choix du présidium. Quelques proches et membres de famille de certains membres du présidium de l’Union sacrée de la nation étant proposés à ces postes.

Radiookapi.net


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