Littérature
Littérature : l’ouvrage » Laveur des voitures ambitieux », archivé à la DGRAD et attendu en vernissage le 20 juin prochain
De la rue aux archives de l’État : un destin littéraire qui bouscule les codes et impose une nouvelle vision de la réussite. Le livre « Laveur des voitures ambitieux : Les actions héroïques qui changent une vie » de Grâce Tshitala Ilunga a franchi une étape institutionnelle importante en étant officiellement enregistré et archivé à la DGRAD, en République démocratique du Congo.
L’information a été confirmée à l’issue d’un échange ce vendredi avec la colonne Culture de Congoprofond.net, qui suit de près l’évolution de cette œuvre à portée sociale et éducative.
Un acte administratif à forte portée symbolique
Dans une correspondance officielle, la DGRAD a accusé réception de l’ouvrage avant de le transférer pour conservation dans ses archives institutionnelles.
Au-delà de la procédure administrative, cet acte consacre l’entrée du livre dans la mémoire documentaire de l’État, lui conférant un statut de référence durable et consultable.
Du vécu personnel à une portée collective
Issue d’une observation directe des réalités sociales, Laveur des voitures ambitieux met en lumière les parcours de vie souvent invisibles, notamment ceux issus du secteur informel.
L’auteur y défend une idée centrale :
la réussite ne dépend pas du point de départ, mais de la vision et de la discipline que l’on construit.
Ainsi, l’ouvrage dépasse le récit individuel pour devenir un outil de réflexion sur la résilience et la dignité du travail.
Vernissage annoncé le 20 juin prochain
L’ouvrage sera officiellement verni et porté aux fonts baptismaux le 20 juin prochain, lors d’un événement culturel qui s’annonce comme un moment fort à Kinshasa.
Cette cérémonie vise à présenter l’œuvre au public et à ouvrir un débat autour de la jeunesse, de l’ambition et de la transformation sociale par l’écriture.
Une responsabilité assumée par l’auteur
Dans le cadre de cette reconnaissance, la correspondance institutionnelle encourage également l’auteur à poursuivre ses engagements avec rigueur et constance.
Pour Grâce Tshitala Ilunga, écrire dépasse la simple production littéraire :
c’est une mission d’impact et de transmission.
Perspective
L’archivage à la DGRAD marque une étape importante, mais non finale.
Le projet s’inscrit désormais dans une dynamique plus large : celle de la diffusion, de l’inspiration et de l’impact social.
Prochaine étape : le 20 juin, date du vernissage officiel de Laveur des voitures ambitieux.
Barca Horly Fibilulu Mpia
À la Une
Kinshasa au cœur d’un pont littéraire : La Semaine des lettres belges francophones lancée en grande pompe
Le Centre Wallonie-Bruxelles a officiellement lancé, ce lundi 20 avril, la première édition de la Semaine des lettres belges francophones à Kinshasa, dans le cadre du Festival Congo-Meuse.
L’annonce a été faite lors d’un point de presse tenu dans la grande salle de sa bibliothèque, réunissant acteurs culturels, écrivains et journalistes.
Portée par une ambition de rapprochement culturel, cette initiative vise à renforcer les liens entre les littératures congolaise et belge francophone, deux univers marqués par une histoire commune de plus de deux siècles. À travers l’image symbolique des fleuves Congo et Meuse, les organisateurs entendent ériger un véritable pont littéraire entre les deux peuples.

Prenant la parole, le directeur du Centre, Richard Ali, a présenté les grandes lignes de cette semaine littéraire, aux côtés de l’écrivaine belge Myriam Leroy et de l’éditrice Mélanie Godin, toutes deux invitées d’honneur.
La programmation, étalée sur quatre jours, prévoit une série d’activités axées sur la création et la transmission littéraires. Dès mardi, des ateliers d’écriture narrative (nouvelle et roman) seront animés par Myriam Leroy, tandis que Mélanie Godin conduira des sessions dédiées aux réalités de l’édition.
Le mercredi se poursuivra avec des rencontres entre auteurs et élèves au Lycée Prince de Liège (École belge de Kinshasa), autour du thème : « Lire pour écrire : les vertus de la lecture et les mécanismes de l’écriture ».
En soirée, un échange intitulé « Plaisir d’écrire et de lire » réunira plusieurs associations littéraires congolaises, notamment l’Ajeco, l’Ueco et la Clinique Littéraire de Kinshasa.
Le jeudi 23 avril, en marge de la Journée mondiale du livre, une conférence-débat sera organisée en partenariat avec Culture C autour du thème : « Les livres pour bâtir des ponts et sauver des vies : l’écriture à l’ère de l’intelligence artificielle ». Cette journée sera également marquée par l’annonce officielle du lancement du Prix littéraire Congo-Meuse, suivie d’une exposition et vente d’ouvrages.
La clôture interviendra à l’Institut Supérieur Pédagogique de la Gombe, avec une conférence-débat intitulée « Regards croisés : les littératures congolaise et belge francophone aujourd’hui ».
Interrogées par la presse, les deux invitées belges ont salué une initiative porteuse de dialogue et de convergence.
« Nous écrivons aujourd’hui sur des réalités similaires : l’émancipation de la femme, la résilience, la jeunesse ou encore la politique », a souligné Myriam Leroy, évoquant des thématiques communes entre la Belgique et la RDC.
De son côté, Mélanie Godin s’est dite « heureuse et honorée » de participer à cette première édition à Kinshasa : « C’est un rêve de venir ici. Nous partageons des réalités similaires, notamment dans les défis liés à la publication, surtout pour les jeunes auteurs. »
La cérémonie de lancement s’est achevée dans une ambiance artistique, marquée par des prestations de slameurs congolais, dont Grâce Bilolo, présidente de l’Ajeco, Benjamin Masiya, dit Maître Itachi, et Emanuel Wisdom Kuzamba.
À travers le Festival Congo-Meuse, le Centre Wallonie-Bruxelles ambitionne ainsi d’inscrire durablement Kinshasa dans un espace d’échanges littéraires internationaux, tout en valorisant les voix émergentes et confirmées des deux nations.
Barca Horly Fibilulu Mpia et Elvit Kumbu, stagiaire UCC
