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LISPED/ 12è Tournoi Justice Loisir : la Cour constitutionnelle sacrée championne !

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Démarré le samedi 01 septembre 2018 , la 12 ème édition du tournoi Justice loisir qu’organise la Ligue Sportive pour la promotion et la défense des droits de l’homme « LISPED » dénommée « Trophée du Jubilé du Barreau Congolais » a tiré ses rideaux le vendredi 16 novembre 2018 au stade des Martyrs de la Pentecôte avec le sacre de l’équipe de la Cour constitutionnelle. Le ministre des Sports et loisirs, Me Papy Niango, a rehaussé de sa présence cette finale.

La Cour constitutionnelle a,en effet, battu en finale le barreau de Bandundu sur la note étriqué d’un but à zéro. Et la troisième place a été remportée par le barreau de la Gombe qui a battu dans un match du classement l’équipe de barreau de Matadi sur le score de 3-1.

Invité à prendre la parole, le ministre Niango a indiqué que ce tournoi est le meilleur des compétitions de loisirs et promis son implication pour son extension sur l’ensemble du territoire national. « C’est un championnat auquel nous-mêmes,nous participons par rapport à ce que nous sommes sur le plan professionnel. Fort de cela, j’étais presque obligé de m’associer à l’oeuvre de la LISPED en vue d’exprimer à l’endroit des dirigeants à la fois l’intérêt que nous portons pour le développement des sports loisirs », a-t-il fait savoir.

« Nous avons raté l’occasion de l’édition dernière, mais là nous nous rattrapons. On aurait voulu que ça soit mieux. Nous sommes entrain de réfléchir sur comment placer un intérêt national sur ce championnat qui est un des meilleurs qui puissent exister en football loisirs. Nous voulons que demain ce championnat s’organise facilement à Mbandaka, Kisangani et qu’il réunisse un plus grand nombre des professionnels judiciaires. Je suis un avocat, ce tournoi représente beaucoup pour moi », a-t-il promis.

De son côté côté, le président de la LISPED, Me Alain Makengo, a remercié le ministre des Sports ainsi que les personnel judiciaire.

« Gloire à Dieu, nous avons fini cette 12 ème édition. Merci à tout le monde qui nous a accompagné, à son excellence Me Papy Niango, aux avocats, aux journalistes. Le message est que ce n’est pas le vainqueur qui nous concerne, mais c’est l’esprit de voir les acteurs judiciaires autour du ballon rond pour exprimer leur joie de rester ensemble pendant les vacances judiciaires et dire qu’ils sont en bonne santé. Notre travail demande du repos raison pour laquelle nous organisons ce tournoi », a-t-il fait savoir.

Saisissant l’opportunité de l’année jubilaire du Barreau Congolais , la LISPED a décerné des brevets de mérite sportif du Cinquantenaire aux autorités judiciaires et avocats ayant contribué à la promotion du sport, en général, et du football loisir en particulier dans le milieu Judiciaire. Le ministre des Sports et loisirs, Papy Niango, a reçu le prix du Meilleur sportif de l’année.

Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET

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Triangle de Bermudes budgétaire : Réformes, diplomatie et turbulences, qui perd le Nord ?

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Le début de l’année 2026 devait consacrer la symphonie parfaite d’un trio gouvernemental rodé. Mais les chiffres tombés en janvier ont la dureté d’une taupe : 1.037,5 milliards de CDF de déficit, un trou de 350 milliards plus profond que prévu. Face à cette contre-performance, le gouvernement n’a eu d’autre choix que de se ruer vers le marché financier local pour émettre des bons du Trésor.

Dans ce triangle des Bermudes budgétaire formé par Adolphe Muzito (VPM Budget), Daniel Mukoko Samba (VPM Économie) et Doudou Fwamba (Ministre des Finances), l’heure n’est plus aux discours de façade. L’un d’eux tire visiblement en travers, et l’attelage tousse dangereusement. Adolphe Muzito incarne la rigueur budgétaire affichée. Il a réuni les partenaires techniques et financiers, promis un budget crédible et soutenable, et orchestré l’adoption d’un budget 2026 en équilibre à 54.335,7 milliards de CDF.

Sur le papier, il coche toutes les cases de l’orthodoxie financière. Mais cette discipline a un revers : le budget qu’il présente est un château de cartes si les recettes ne suivent pas. Or, janvier 2026 montre que les recettes n’ont atteint que 86% des prévisions. Adolphe Muzito n’est pas le problème, mais il est le premier à pâtir des faiblesses structurelles. Il construit de belles maisons sur des fondations qui s’effritent, et ses projections trop optimistes fragilisent son rôle de projectionniste.

Daniel Mukoko Samba, lui, joue dans la cour des grands. Son terrain de jeu, c’est Washington, les accords américains, et la diversification des partenaires pour sortir de l’emprise chinoise. Sa métaphore est élégante : “Sur un vélo, il faut deux pieds pour pédaler : l’économie et la sécurité”. Grâce à lui, la RDC tente de réussir le pari d’utiliser ses minerais stratégiques pour attirer les investissements américains. Mais pendant qu’il pédale sur le vélo de la diplomatie économique, la selle craque sous les réalités quotidiennes.

Le trou de janvier est là pour le rappeler : les caisses sont vides aujourd’hui. Le décalage est saisissant entre la hauteur de vue de ses annonces internationales et l’incapacité du pays à boucler ses fins de mois. Reste Doudou Fwamba, dont le portefeuille est le plus exposé. Il est aux commandes de la trésorerie, du paiement des dépenses, et de la régulation financière. C’est lui le réparateur qui doit actionner les leviers de l’endettement intérieur via les bons du Trésor pour combler les déficits.

Sur le fond, il tente des réformes courageuses, comme la déconcentration de l’ordonnancement des dépenses publiques. Mais les réformes de structure ne rattrapent pas un déficit de recettes. Le recours aux bons du Trésor, loin d’être un signe de bonne santé, est l’aveu d’une faiblesse : l’État n’a plus d’argent et doit puiser sur le marché financier local, asséchant le crédit disponible pour le secteur privé. Aujourd’hui, Fwamba est le plus fragilisé.

Il incarne la douleur immédiate, le pompier arrivé après l’incendie. Dans ce trio, si l’un d’eux ne produit pas les résultats escomptés, c’est bien celui qui est incapable de sécuriser la trésorerie au jour le jour. Mais attention : le véritable problème réside dans l’incapacité collective momentanée et peut-être à transformer les promesses de réformes et les accords internationaux en liquidités immédiatement disponibles dans les caisses de l’État.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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