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Lisanga Bonganga, Gabriel Mokia, et consorts formels : « Kabund et la plateforme Sauvons la RDC servent un agenda de balkanisation ! »
Le Rassemblement des Compagnons d’Étienne Tshisekedi pour le Changement et le Progrès Social (RCET-CPS) est monté au créneau. Face à la presse, le mouvement a vertement accusé, ce jeudi 26 février, Jean-Marc Kabund et la plateforme « Sauvons la RDC » de servir, selon lui, un agenda de déstabilisation et de balkanisation de la République démocratique du Congo.

Une sortie médiatique qui fait polémique
C’est lors d’un point de presse tenu ce jeudi à Kinshasa, au siège du Mouvement des Démocrates Congolais (MDCO), que le coordonnateur national du RCET-CPS, Jean-Pierre Lisanga Bonganga, a livré une déclaration sans concession. Le MDCO est dirigé par Gabriel Mokia Mandembo, figure historique de l’opposition congolaise.
Dans un communiqué lu devant les journalistes, le RCET-CPS a réagi à une récente sortie médiatique de Jean-Marc Kabund sur des médias internationaux. Le mouvement reproche à l’ancien cadre de l’UDPS d’avoir attaqué la gouvernance du président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, dans des termes jugés « convergents » avec ceux de groupes politico-militaires.
Des propos assimilés aux thèses des groupes armés
Pour le RCET-CPS, les déclarations de Kabund s’inscrivent dans la même logique que celles de l’AFC-M23, présenté comme une rébellion soutenue par Rwanda.
« L’objectif inavoué de ces discours est la balkanisation de la RDC », a martelé Jean-Pierre Lisanga Bonganga, estimant que la répétition de certaines narrations affaiblit la cohésion nationale et légitime les revendications des groupes armés.
Dialogue national : oui, mais sans les armes
Sur la question sensible d’un dialogue national inclusif, le RCET-CPS se veut nuancé. Le mouvement dit soutenir le principe du dialogue, tout en rejetant catégoriquement toute négociation avec des groupes armés.
« Ceux qui ont pris les armes contre la République ont trahi la nation », a déclaré le coordonnateur national, rappelant que Étienne Tshisekedi et Gabriel Mokia avaient mené leurs combats politiques sans jamais recourir à la violence.
Le RCET-CPS souligne également que les précédents dialogues n’ont pas été respectés par les mouvements rebelles, lesquels, selon lui, ont systématiquement violé leurs engagements.
La mémoire d’Étienne Tshisekedi invoquée
Autre point de crispation : l’héritage politique d’Étienne Tshisekedi. Le RCET-CPS dénonce ce qu’il qualifie d’« insulte à la mémoire du Sphinx de Limete », estimant que Jean-Marc Kabund, souvent présenté comme l’un de ses héritiers politiques, ne peut défendre des positions perçues comme contraires à l’idéologie de l’ancien leader de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social.
Le mouvement réaffirme, par ailleurs, son soutien assumé au président Félix Tshisekedi, saluant notamment la rupture de la coalition FCC-CACH, qu’il considère comme un tournant décisif dans la recomposition du paysage politique congolais.
Une crise sécuritaire attribuée à l’ingérence étrangère
En conclusion, le RCET-CPS estime que la crise sécuritaire persistante à l’Est du pays trouve sa cause principale dans l’ingérence rwandaise. Il renouvelle son appui au Chef de l’État dans sa mission de pacification et de restauration de l’intégrité territoriale, soulignant que cette action « dépasse le cadre d’un mandat politique » et s’inscrit dans une démarche de stabilisation durable de la RDC.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
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Ville morte en RDC : l’opposition mobilise, la majorité appelle au maintien des activités
La situation politique demeure tendue en République démocratique du Congo après l’annonce d’un appel à une journée de « ville morte » lancé par certains acteurs de l’opposition. Cette initiative vise à dénoncer la gouvernance actuelle et à exprimer le mécontentement d’une partie de la population face aux difficultés sociales et économiques.
Du côté de l’opposition, plusieurs figures politiques estiment que cette action constitue un moyen pacifique de faire entendre la voix des citoyens. Parmi eux, et appellent la population à suspendre ses activités le jour concerné, afin de manifester son désaccord avec certaines décisions des autorités.
En revanche, la majorité présidentielle rejette cet appel et invite les citoyens à vaquer librement à leurs occupations quotidiennes. Elle estime que la stabilité du pays et la continuité des activités économiques et administratives sont essentielles au développement national.
Dans ce contexte de positions divergentes, chacun des camps maintient sa ligne, traduisant une nouvelle fois les tensions persistantes autour des enjeux politiques et sociaux en RDC.
Mutala Vanessa stagiaire/CONGOPROFOND.NET
