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Lisala : Altercation publique entre un agent de la DGM et le gérant de la SOFICOM à cause de deux colis contenant de l’argent !

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En partance pour Kinshasa, un journaliste était témoin oculaire d’un spectacle désolant devant l’agence de voyage GBS/Lisala, ce samedi 2 mars 2024. Au fait, un agent de la Direction Générale de Migration (DGM) commis à l’agence, Maurice Vungbo Zande, avait voulu contraindre le gérant de la SOFICOM Transfert, un Libanais, à déballer sur l’artère principale de la ville de Lisala (Aérodrome) deux colis contenant de l’argent à expédier à Kinshasa. C’est quoi la suite de cette affaire ?

Comportement brutal

Suite à l’attroupement suscité par la brouille entre les deux personnes citées, le gérant de l’agence GBS, craignant la perte des bagages des passagers, a sollicité l’intervention de la police locale. Quelque temps après, le gérant de la société de transfert d’argent avec ses deux colis avait été acheminé, menotté, à l’Etat-major de la police.

Devant les badauds et cet étranger, l’agent Maurice Vungbo a fait montre du manque de maîtrise de soi et, plus grave, a tenu des propos désobligeants à légard de sa hiérarchie, DGM/Direction Provinciale de la Mongala, en ces termes en Lingala : « Naliyaka epai nayo te. Ngai nazali Pezo te oyo alengaka liboso na bino ».

Arrivé sur le lieu de l’incident, son supérieur, le chef de la DGM/Ville de Lisala, avait fustigé le comportement brutal et discourtois du chef d’antenne Maurice Vungbo Zande, envers ce gérant de la SOFICOM Transfert.

Ayant suivi leurs discussions, ce dernier navait pas refusé que les deux colis soient fouillés, cependant pas sur la voie publique mais plutôt dans les locaux de SOFICOM Transfert. La promiscuité de l’agence de voyage GBS n’aurait pas permis que cela se fasse à labri des regards indiscrets.

Cette affaire a fait écho jusquà Kinshasa, la capitale. Aussi, Peter Kazadi, le Vice-Premier Ministre en charge de l’Intérieur et Sécurité, a-t-il interpellé le Gouverneur de la Mongala, Maître César Limbaya, et le Commissaire Général de la PNC. Ce dernier a, quant à lui, ordonné à son représentant à la Mongala, de relâcher illico presto le gérant de SOFICOM. A ses yeux, ce transfert n’avait nullement enfreint la loi. Celui-ci était donc rentré en homme libre à son lieu de travail et l’argent a été expédié à Kinshasa comme de coutume.

Règlement des comptes ?

Lors de notre dernier passage dans la ville de Lisala, chef-lieu de la province de la Mongala, presque tout le monde saluer le changement notable au siège de la Direction Provinciale de la DGM grâce à l’action de l’intérimaire Claude Pezo Muanda. Alors que ce service public était sous l’arbre à l’époque de ses prédécesseurs.

Après investigation, il s’avère que non seulement le bâtiment de la DGM a fait peau neuve mais il a aussi été clôturé en moellon et en fer en lieu et place des bambous. Le DP ai a aussi meublé et équipé en téléviseurs, etc. Et, sur instruction de la hiérarchie, il a pu récupérer la jeep Toyota de service que l’ancien Directeur Provincial, Bebele Katanga, avait confié à sa sœur religieuse. Celle-ci est la gérante de l’hôtel Emerita où nous avons été logés. Le véhicule sy trouvait.

Pendant notre séjour dans cette partie du pays, des agents de la DGM ont affirmé être bénéficiaires d’un meilleur traitement social dont la prise en charge médicale. Chaque fin dannée, des vivres leur sont remis au nom du Directeur Général. L’espoir renait.

Est-ce qu’un Directeur Provincial intérimaire de la DGM peut-il favoriser le passage frauduleux de plusieurs kilos de chanvre à l’aérodrome en présence d’autres services ? Mensonge cousu sur du fil blanc.

Au-delà de l’altercation ci-haut décrite, des tireurs de ficelles cherchent visiblement à régler des comptes à un haut fonctionnaire loyal et consciencieux. Histoire d’ôter à la haute hiérarchie de ce service public d’un bras qui lui sert dignement et loyalement à la Mongala. Maurice Vungbo n’est qu’un maillon de cette longue chaine d’aigris.

Affaire à suivre.

James Mpunga Yende/CONGOPROFOND.NET


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Provinces

Kwango : Jonathan Wata perd le contrôle de la province

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Le leadership politique à la province du Kwango était prêt à basculer. Les élections législatives de décembre 2023 ont changé la donne. A la tête de l’Abg (Alliance pour la Bonne Gouvernance), Jonathan Wata Bialosuka a raflé cinq sièges à l’Assemblée provinciale du Kwango, ce qui l’a hissé au niveau de première force politique locale. Lui-même étant doublement élu député national, dans la circonscription de Tshangu à Kinshasa, et député provincial dans la circonscription à un siège de Kenge ville, au Kwango. Une prouesse qui a conféré à Jonathan Wata une certaine notoriété politique, là où il a été en concurrence avec son géniteur politique, le président de l’Assemblée nationale Christophe Mboso N’kodia Pwanga.

Avec cinq députés provinciaux dans sa gibecière, le rebelle fils politique de Mboso était sûr de tout. D’abord les accords politiques provinciaux qui consacrent la rotation par territoire à la tête des institutions provinciales (gouverneur de province, président de l’Assemblée provinciale) lui donnaient cet avantage de présenter le candidat gouverneur de province et même le président de l’Assemblée provinciale.

Aux dernières élections de sénateurs et gouverneurs de province, Jonathan Wata, sous l’ivresse de son poids politique, a lancé cinq candidats sénateurs et a pris parti en faveur de la candidature de Collette Lukamata, élue de l’Udps, au poste de gouverneur. Jonathan Wata a ainsi “vendu” le tour rotatif de son propre territoire de Popokabaka, en faveur de Feshi.

A Popokabaka, toutes les forces vives se sont liguées contre lui pour avoir “vendu” le tour de Popokabaka à la tête de l’exécutif provincial. Même s’il a réussi à faire élire son beau-frère au poste de président de l’Assemblée provinciale, qui est de Popokabaka bien sûr, Jonathan Wata n’a pu convaincre ses frères et sœurs qui attendaient le poste de gouverneur.

Ses candidats sénateurs se sont brouillés. Mathilde Muzinga, députée provinciale élue de Kenge, s’est portée candidate, ayant une voix à son avantage.

Au finish, il n’a eu aucun sénateur. Le candidat Kimvwete Gaston, l’homme le plus en vue de ses listes électorales s’est vu sortir avec zéro voix, malgré toutes les “motivations” sorties des ses poches en faveur de quelques députés provinciaux pour lui offrir quelques suffrages. Et il pleura. C’est ici que l’histoire s’est répétée : Jonathan Wata a eu le même résultat que Mboso aux élections de deuxième degré en 2019. Cette année-là, la CRD de Mboso n’a produit aucun sénateur, bien qu’ayant trois députés à l’Assemblée provinciale.

Le candidat Mavungu est sorti de Kenge avec zéro voix. Les députés provinciaux de son parti lui ont réservé une fin de non-recevoir.

Qu’est-il arrivé à Jonathan Wata ? Pourquoi ses députés provinciaux n’ont-ils voté un sénateur de leur parti politique ? A Kenge, les bruits n’ont pas tardé à courir. Les députés provinciaux de l’Abg auraient refusé d’obéir au dicktat de Jonathan Wata, jugé peu courtois dans les décisions prises avec un certain niveau d’orgueil.

Même le suppléant de Jonathan Wata qui a pris place à l’hémicycle n’a pas donné sa voix aux candidats du parti ! Selon l’opposant Maker Muhota, le député Emery Kunga a voulu sanctionner son maître en réponse à des instructions reçues qu’il juge peu orthodoxes, et aurait “décidé de montrer son indépendance d’esprit face à une collaboration suspecte basée sur des accords politiques où seul le maître compte gagner”.

Jonathan Wata a perdu aussi la bataille pour le gouvernorat. Malgré tous les moyens mis en jeu pour le soutien de sa candidate de Feshi, qu’il a présentée comme une candidature du chef de l’État Félix Tshisekedi et une condition pour que le président de la République s’intéresse au Kwango, le leader de l’Abg a été battu. C’est son challenger Willy Bitwisila qui a remporté la victoire, prouvant. Un plat de la revanche qui s’est mangé très froid, au regard de la lutte de positionnement que les deux se livrent pour le contrôle du territoire de Popokabaka.

Jonathan Wata n’a pu digérer da défaite a gouvernorat et aux sénatoriales. Le 29 avril, jour des scrutins couplés, il a quitté Kenge dans la totale discrétion, difficile de se consoler en présence de l’effervescence provoquée à Kenge par l’élection de son adversaire politique local Willy Bitwisila.

Coincé par les adversaires renforcés -selon les dires de Maker Muhota-, Jonathan Wata a totalement perdu la bataille pour le contrôle de la province du Kwango.

Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET


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