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Sécurité

L’insécurité a la peau dure à Kasumbalesa : Plusieurs maisons de l’avenue 4 Coins victimes des attaques des bandits armés dans la nuit de ce jeudi

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La ville de Kasumbalesa, dans le Haut-Katanga, fait face à une insécurité inquiétante. Chaque jour qui passe, elle enregistre des cas d’attaques à mains armées sous l’oeil impuissant des autorités civiles et policières.

Dans la nuit de ce jeudi 10 octobre 2024, l’avenue 4 Coins était le théâtre d’un banditisme armé. Des hommes en uniforme ont fait irruption dans plusieurs maisons, en y emportant plusieurs biens dont des colossales sommes d’argent. Ils ont même tiré des coups de feu, indiquent plusieurs sources sur place.

« Vers une heure, des bandits se sont introduits dans ma maison, avec des menaces, réclamant des colossales sommes d’argent que nous avons données. Avant de quitter le lieu, ils ont tiré des balles. Dans notre quartier, 3 maisons ont été visitées« , déclare l’une des victimes.

Plusieurs sources accusent l’inefficacité des services de sécurité pendant ces opérations.

Joseph Malaba/CONGOPROFOND.NET

Sécurité

Parc de Virunga : les éco-gardes pris pour cible, l’ACEDH dénonce un massacre répété

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L’Alerte congolaise pour l’Environnement et les Droits de l’Homme (ACEDH) dit être profondément affectée par les récentes attaques armées visant les acteurs de la conservation dans l’est de la République démocratique du Congo.

Selon l’organisation, la dernière attaque s’est produite le 21 mai 2026 à Kamuhoro, sur la côte sud du lac Édouard, au cœur du Parc national des Virunga. Des hommes armés non identifiés ont tué deux éco-gardes, identifiés comme KASEREKA BARAKA VALIYA TIRE et MUNGU AKONKWA MIHIGO Jacques, tous engagés dans la protection de la biodiversité.

L’ACEDH indique que cette attaque intervient quelques jours après d’autres violences enregistrées depuis le 19 mai 2026 dans les zones de Kyavinyonge et autour du lac Édouard, où des biens de citoyens et de défenseurs de l’environnement auraient également été pris pour cible.

Face à cette situation, l’organisation condamne fermement ces actes et présente ses condoléances aux familles des victimes ainsi qu’à la communauté des agents de conservation. Elle exprime également sa solidarité avec les personnes ayant subi des menaces et des destructions de biens.

L’ACEDH appelle à une mobilisation nationale et internationale pour renforcer la protection des acteurs de la conservation en RDC. Elle demande un meilleur accès à la sécurité et à la justice pour ces agents, estimant que les risques qu’ils encourent sont devenus très élevés.

L’organisation s’inquiète également de ce qu’elle qualifie d’instrumentalisation de la violence par certains acteurs politiques et sociaux, ce qui aggrave les tensions et met en danger les communautés locales. Elle rappelle que les éco-gardes proviennent souvent de ces mêmes communautés.

L’ACEDH affirme que depuis janvier 2026, neuf agents de conservation ont été tués en République démocratique du Congo dans l’exercice de leurs fonctions, dont sept dans le parc national de l’Upemba, sans que des enquêtes judiciaires aboutissent à des procès.

Elle appelle les autorités compétentes à ouvrir des enquêtes sérieuses afin d’identifier les auteurs de ces attaques et de renforcer la sécurité dans les aires protégées.

Enfin, l’ACEDH réaffirme son soutien aux efforts de protection du Parc national des Virunga et des autres zones protégées du pays, ainsi qu’à tous ceux qui œuvrent pour la défense de la biodiversité.

Désiré Rex Owamba

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