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Linafoot/Play-offs : V.Club chute face à Lupopo, Mazembe punit Sanga Balende

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À domicile, l’AS V.Club de Kinshasa s’est inclinée (1-2) face au FC Saint-Éloi Lupopo de Lubumbashi, ce mercredi 4 juin 2025, au stade des Martyrs de la Pentecôte, dans le cadre de la 11e journée des play-offs du championnat national d’élite, Linafoot Division 1, 30e édition.

Les visiteurs ont rapidement pris l’avantage grâce à Lise Ntumba Nyembo, buteur dès la 5e minute. Ce score est resté inchangé jusqu’à la pause. En seconde période, Horso Mwaku a doublé la mise sur penalty à la 58e minute, avant que Beyuku Musi ne réduise l’écart pour les Moscovites à la 78e minute.

Au même moment, au stade Tata Raphaël, le Daring Club Motema Pembe (DCMP) s’est imposé (2-1) face à l’AS Maniema Union de Kindu, tandis que le TP Mazembe a dominé sans appel Sa Majesté Sanga Balende (3-0) à Kamalondo.

Au classement provisoire, DCMP, Lupopo et V.Club occupent respectivement les 4e, 5e et 8e places avec 22, 21 et 13 points. La tête du classement est toujours partagée entre le FC Les Aigles du Congo, l’AS Maniema Union et le TP Mazembe, tous à 22 unités.

Cedrick Sadiki Mbala/CongoProfond.net

Sports

Basketball en RDC : des carrières prometteuses étouffées par le manque de moyens

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En République démocratique du Congo, de nombreux jeunes passionnés de basketball voient leurs rêves freinés par les réalités du terrain. Pourtant considéré ailleurs comme un sport prestigieux et porteur d’opportunités, le basketball peine encore à être pris au sérieux dans le pays, compromettant ainsi l’avenir de nombreux talents.

« Le basketball au Congo ne paie pas assez ! », dénonce Israël, un jeune amoureux de cette discipline. Alors que ce sport génère ailleurs des millions et offre de véritables perspectives professionnelles, il reste encore relégué au second plan en RDC. Face à cette situation, plusieurs jeunes nourrissent l’espoir de suivre les traces de grandes figures comme Dikembe Mutombo, en tentant leur chance à l’étranger pour se faire drafter et lancer leur carrière.

Sur le plan financier, les obstacles sont nombreux. Au-delà du coût des équipements, la grande différence réside dans les sources de financement. Aux États-Unis, les meilleurs talents bénéficient souvent de bourses d’études, d’infrastructures scolaires modernes et d’un accompagnement complet dès le lycée.

En RDC, en revanche, le financement repose essentiellement sur les familles et quelques initiatives privées, l’État apportant peu de soutien aux centres de formation. Les parents doivent souvent assumer les frais d’entraînement, de déplacement et de participation aux compétitions.

À cela s’ajoute l’absence d’un véritable écosystème économique autour du basketball. Tandis que les ligues étrangères profitent de sponsors puissants et de droits télévisés importants, le basketball congolais survit souvent grâce à l’engagement de quelques mécènes ou de dirigeants de clubs passionnés.

Malgré ces difficultés, la passion des jeunes reste intacte. Le basketball en RDC n’est pas en voie de disparaître, bien au contraire. Il continue de vivre à travers la détermination de cette jeunesse qui refuse d’abandonner ses rêves. Pour éviter que ces carrières prometteuses ne meurent dans l’œuf, il devient urgent que des initiatives concrètes soient prises afin de soutenir et valoriser les talents locaux.

Adonikam Mukendi, stagiaire UCC

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