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Linafoot Play-offs : TP Mazembe – AS Vita Club, un choc de prestige sans parfum continental
Le stade TP Mazembe de Lubumbashi s’apprête à vibrer ce vendredi pour l’une des affiches les plus attendues de la première journée des play-offs de la Linafoot : TP Mazembe contre AS Vita Club. Ce duel, considéré comme un classique du football congolais moderne, oppose deux géants historiques du pays, habitués aux grandes soirées africaines et aux titres nationaux. Cette saison, leur confrontation prend une dimension particulière, marquée par une volonté commune de reconquête.
Sur le plan statistique, les deux clubs dominent largement le palmarès du football congolais. TP Mazembe reste l’un des clubs les plus titrés de la Linafoot avec de multiples sacres nationaux et cinq Ligues des champions africaines à son actif, tandis que l’AS Vita Club affiche également un riche palmarès avec plusieurs titres nationaux et une finale de Ligue des champions de la CAF en 2014. Les confrontations directes entre les deux formations sont souvent serrées, avec un léger avantage historique pour Mazembe, surtout à domicile.
Un élément marquant de cette saison est que les deux clubs n’ont pas participé aux compétitions interclubs de la CAF lors de l’exercice précédent, une situation rare pour ces habitués des grandes scènes africaines. Cette absence a renforcé leur concentration sur la scène nationale, avec l’objectif clair de retrouver leur place au sommet et de redevenir des ambassadeurs du football congolais sur le continent.
Ce choc de play-offs s’annonce donc comme un test majeur pour les deux équipes, entre revanche sportive et quête de suprématie nationale. Au-delà des statistiques et du prestige, c’est aussi une bataille psychologique qui pourrait influencer la suite de la compétition, dans une Linafoot plus disputée que jamais.
Désiré Rex Owamba/CONGOPROFOND.NET
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Ormuz sous verrou : Les gouvernements ouvrent les vannes, la RDC n’y déroge pas ( Décryptage d’Aldo Kamwanga, Expert du secteur des ressources naturelles et Consultant )
Le souffle de l’histoire est devenu brûlant. Alors que Donald Trump vient de couper court à tout espoir de désescalade immédiate en annulant le vol de ses émissaires, Jared Kushner et Steve Witkoff, vers le Pakistan, et que Union européenne, réunie en urgence, dresse le constat d’un choc durable né des fronts iranien et ukrainien, la réalité nous rattrape à la pompe.
Le détroit d’Ormuz n’est plus une simple ligne sur une carte maritime ; c’est un garrot qui se resserre sur la gorge de l’économie mondiale. Avec une offre amputée de 20 % en un clin d’œil, le marché ne se contente pas de convulser : il délire. De Paris à Kinshasa, en passant par Nairobi, le pistolet à la pompe ne distribue plus seulement du carburant, il injecte un poison lent : l’inflation.
Les chiffres donnent le vertige et dessinent une géographie de la crise : +15 % sur le diesel au Kenya, +13 % en moyenne dans une zone Schengen où l’Allemagne frôle les 20 %, et un bond de 18 % au Royaume-Uni. Dans cet œil du cyclone, la République démocratique du Congo semble, pour l’heure, jouer les amortisseurs avec une hausse contenue sous les 10 %.
La perfusion : le grand retour de l’État-providence
Face au spectre d’une explosion sociale ( des “gilets jaunes” européens aux émeutes possibles à Luanda ou à Nairobi ) les dogmes libéraux volent en éclats. C’est le retour fracassant des subventions massives, cette “perfusion” financière devenue l’unique rempart, au grand dam des institutions de Bretton Woods.
L’Europe et son “quoi qu’il en coûte” : Bruxelles a ressorti les recettes de la crise sanitaire. La France et l’Allemagne subventionnent leurs secteurs vitaux à bout de bras. L’Espagne renonce à 5 milliards d’euros de recettes de TVA. Même la Belgique mobilise 80 millions d’euros pour éviter la paralysie des ménages les plus fragiles.
L’Afrique, elle, est au pied du mur : ici, on ne gère pas, on pare au plus pressé. Si Nairobi divise sa TVA par deux, Kinshasa opte pour l’électrochoc : une TVA à 0 %. L’objectif est autant politique qu’économique : bloquer l’effet domino avant que le moteur de l’économie réelle ne se grippe.
Le paradoxe du raffinage : dépendance africaine, repli européen
C’est ici que le bât blesse, et Organisation des producteurs de pétrole africains ne s’y trompe pas. Le paradoxe est cruel : l’Afrique déborde de brut, mais manque de produits finis.
Le constat dressé le 17 avril lors d’un webinaire de African Energy Commission est sans appel : sans une capacité de raffinage locale d’au moins 150 000 barils par jour et par région, le continent restera otage des soubresauts mondiaux.
Comme l’a souligné Lerato Mataboge, cette dépendance ( jusqu’à 80 % d’essence importée ) constitue une menace directe pour la souveraineté des réserves de change.
Pendant ce temps, l’Europe réduit ses capacités. Sous la pression de normes environnementales strictes et de la fin programmée du moteur thermique à l’horizon 2035, les raffineries ferment ou se transforment. L’exemple de Grandpuits illustre ce basculement : une victoire écologique, mais un affaiblissement stratégique à court terme.
Cap sur le 8 mai : Addis-Abeba, l’heure de vérité
Le prochain sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba ne sera pas une réunion de plus. Il doit marquer une riposte systémique.
Réserves stratégiques, interconnexion énergétique, accélération du solaire : le plan existe. En 2026, la transition énergétique n’est plus un luxe, mais une nécessité. L’indépendance ne se proclame plus, elle se construit.
Aldo Kamwanga/Expert et Consultant
