Sports
Linafoot/Play offs : Mukoko Amale, le Camerounais Maxwell Ndjumeku, Charles Mukefu « Majaabu », etc. renforcent les Aigles du Congo
Qualifiés pour les playoffs du championnat national de la RDC, les Aigles du Congo renforcent leur ossature et leur staff technique pour négocier, au mieux, cette étape cruciale de la Linafoot qui déterminera le champion ainsi que les quatre clubs qui représenteront la RDC aux interclubs de la CAF la saison prochaine.
La nouvelle vient de tomber : Junior Kiaku et Gladys Bokese viennent d’être nommés, respectivement, Manager Général et Manager Général Adjoint des Aigles du Congo. Ces nominations visent à renforcer l’encadrement de l’équipe et à lui donner toutes les chances de réussir lors des playoffs de la Linafoot.
Par ailleurs, un transfert d’envergure vient d’être conclu : Mukoko Amale, également connu sous le surnom de « Soso », quitte le Dcmp pour rejoindre les FC Aigles du Congo. Ce joueur expérimenté apportera son talent et sa contribution à l’équipe dans cette compétition décisive.

De plus, le FC Les Aigles du Congo a présenté trois nouveaux joueurs qui viendront renforcer l’effectif pour atteindre les objectifs fixés lors des playoffs. Le très jeune Charles Mukefu, encore mineur, portera le numéro 11 et est surnommé « Maajabu ». L’attaquant camerounais Maxwell Ndjumeku, quant à lui, portera le numéro 9. Ces recrues viennent enrichir l’équipe et lui apporter de nouvelles options tactiques.
Enfin, le staff technique a également été remanié avec l’arrivée de Luc Eymael, un entraîneur d’origine belge. Fort de son expérience avec le Vclub dans les années 2010, Eymael connaît bien le championnat congolais et apportera son savoir-faire pour mener les Aigles du Congo vers la victoire.
Avec ces renforts tant sur le plan des joueurs que du staff technique, les Aigles du Congo se préparent avec détermination pour affronter les playoffs de la Linafoot. Ils visent la qualification en tant que champions et espèrent représenter fièrement la RDC lors des interclubs de la CAF la saison prochaine.
Tous les regards sont désormais tournés vers cette équipe qui se donne les moyens de briller sur la scène nationale et continentale.
Désiré Rex Owamba/CONGOPROFOND.NET
Actualité
MMA en RDC : Des champions sans soutien à la veille d’un rendez-vous continental
À l’approche du championnat IMMAF Africa prévu en Angola, la situation de la Team RDC de MMA amateur suscite inquiétude et indignation. Dans une interview sans détour, le manager et acteur sportif congolais Didon Kibuka dénonce l’absence de soutien dont sont victimes les athlètes appelés à représenter le pays.
« On défend le drapeau, mais on nous laisse seuls », résume-t-il, exprimant frustration et tristesse face à une réalité qui, selon lui, se répète année après année. Malgré leur engagement et leurs performances, les combattants congolais doivent encore se débrouiller par leurs propres moyens pour participer à cette compétition continentale.

Un exploit continental resté sans suite
Pourtant, les résultats récents plaident largement en faveur de ces athlètes. Lors de la précédente édition de l’IMMAF Africa, la RDC avait réalisé une performance remarquable en décrochant 10 médailles : 6 en or, 2 en argent et 2 en bronze.
Cette moisson avait hissé le pays parmi les meilleures nations africaines de MMA amateur, confirmant le potentiel et la détermination des combattants congolais. « C’était un exploit », rappelle Didon Kibuka, insistant sur le fait que ces résultats ont été obtenus malgré des moyens limités.
Des promesses non tenues après les honneurs

À leur retour au pays, les athlètes avaient été reçus par les autorités, suscitant espoir et reconnaissance. Des promesses de soutien avaient notamment été évoquées en vue de leur participation au championnat du monde.
Mais selon Kibuka, ces engagements n’ont jamais été concrétisés. Faute de financement, la Team RDC avait été contrainte de renoncer à cette échéance internationale majeure, illustrant un décalage persistant entre les discours officiels et les actes.
Des athlètes contraints de tout financer eux-mêmes

À quelques jours de l’édition angolaise, la situation reste préoccupante. Les combattants amateurs doivent assumer eux-mêmes l’ensemble des frais liés à leur participation : licences, billets d’avion, hébergement, restauration et frais d’inscription.
Une réalité difficile pour ces sportifs non professionnels, souvent sans revenus fixes. « On leur demande de porter seuls tout le poids financier de la représentation nationale », déplore Kibuka, soulignant le sacrifice consenti par ces jeunes athlètes pour défendre les couleurs du pays.
Un appel urgent à la responsabilité collective

Face à cette situation, Didon Kibuka interpelle à la fois les autorités publiques et les partenaires privés. Il appelle à une prise de conscience sur le rôle de ces athlètes, qu’il considère comme de véritables ambassadeurs de la RDC.
Il dénonce également le contraste avec d’autres disciplines mieux soutenues, estimant que les combattants de MMA méritent un minimum de considération au regard des risques qu’ils prennent et des résultats qu’ils obtiennent.
Son message se veut clair : soutenir ces jeunes, c’est investir dans l’image et l’avenir sportif du pays. « Ils ne demandent pas des privilèges, mais simplement de ne plus être seuls », insiste-t-il.
À travers cet appel, c’est toute la question de la valorisation du sport en RDC qui est posée. Alors que le MMA connaît une croissance rapide sur le continent, le pays risque de manquer une opportunité stratégique pour sa jeunesse si rien n’est fait.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
