Sports
Linafoot : Mohamed Magassouba , coach de St Eloi Lupopo : « Nous sommes prêts à nous battre … et à finir en beauté »
Après deux matchs nuls consécutifs lors de cette phase cruciale des playoffs de la Ligue nationale de football division 1, contre Don Bosco et Les Aigles du Congo, le Saint Eloi Lupopo sera accueilli ce mercredi 13 mars 2024 au stade des Martyrs par l’un des prétendants au titre, l’AS Vclub, qui compte deux points de plus que Lupopo.
Mohamed Magassouba, l’entraîneur de Saint Eloi Lupopo, était présent lors de la conférence de presse traditionnelle d’avant-match, après avoir été absent lors des rencontres précédentes. Il a adressé un message fort aux joueurs, déclarant : « Un technicien se doit d’être confiant et de rassurer son entourage, même s’il rencontre des problèmes. Un chef de guerre ne rumine pas ses faiblesses, il se bat avec les moyens à sa disposition, règle les comptes et donne des explications après … Nous sommes prêts, nous sommes sur le front et nous allons nous battre. »
Concernant le mauvais départ de Lupopo lors des playoffs, l’entraîneur estime que ce n’est pas la fin du monde : « Deux matchs nuls, ce n’est pas la fin du monde. Il est tout à fait possible de commencer un championnat de manière difficile et de le terminer en beauté. Ce que nous voulons, c’est finir en beauté. »
Il est important de rappeler que le match se jouera sans public, en raison des sanctions infligées à l’AS Vclub.
Désiré Rex Owamba/CONGOPROFOND.NET
Actualité
MMA en RDC : Des champions sans soutien à la veille d’un rendez-vous continental
À l’approche du championnat IMMAF Africa prévu en Angola, la situation de la Team RDC de MMA amateur suscite inquiétude et indignation. Dans une interview sans détour, le manager et acteur sportif congolais Didon Kibuka dénonce l’absence de soutien dont sont victimes les athlètes appelés à représenter le pays.
« On défend le drapeau, mais on nous laisse seuls », résume-t-il, exprimant frustration et tristesse face à une réalité qui, selon lui, se répète année après année. Malgré leur engagement et leurs performances, les combattants congolais doivent encore se débrouiller par leurs propres moyens pour participer à cette compétition continentale.

Un exploit continental resté sans suite
Pourtant, les résultats récents plaident largement en faveur de ces athlètes. Lors de la précédente édition de l’IMMAF Africa, la RDC avait réalisé une performance remarquable en décrochant 10 médailles : 6 en or, 2 en argent et 2 en bronze.
Cette moisson avait hissé le pays parmi les meilleures nations africaines de MMA amateur, confirmant le potentiel et la détermination des combattants congolais. « C’était un exploit », rappelle Didon Kibuka, insistant sur le fait que ces résultats ont été obtenus malgré des moyens limités.
Des promesses non tenues après les honneurs

À leur retour au pays, les athlètes avaient été reçus par les autorités, suscitant espoir et reconnaissance. Des promesses de soutien avaient notamment été évoquées en vue de leur participation au championnat du monde.
Mais selon Kibuka, ces engagements n’ont jamais été concrétisés. Faute de financement, la Team RDC avait été contrainte de renoncer à cette échéance internationale majeure, illustrant un décalage persistant entre les discours officiels et les actes.
Des athlètes contraints de tout financer eux-mêmes

À quelques jours de l’édition angolaise, la situation reste préoccupante. Les combattants amateurs doivent assumer eux-mêmes l’ensemble des frais liés à leur participation : licences, billets d’avion, hébergement, restauration et frais d’inscription.
Une réalité difficile pour ces sportifs non professionnels, souvent sans revenus fixes. « On leur demande de porter seuls tout le poids financier de la représentation nationale », déplore Kibuka, soulignant le sacrifice consenti par ces jeunes athlètes pour défendre les couleurs du pays.
Un appel urgent à la responsabilité collective

Face à cette situation, Didon Kibuka interpelle à la fois les autorités publiques et les partenaires privés. Il appelle à une prise de conscience sur le rôle de ces athlètes, qu’il considère comme de véritables ambassadeurs de la RDC.
Il dénonce également le contraste avec d’autres disciplines mieux soutenues, estimant que les combattants de MMA méritent un minimum de considération au regard des risques qu’ils prennent et des résultats qu’ils obtiennent.
Son message se veut clair : soutenir ces jeunes, c’est investir dans l’image et l’avenir sportif du pays. « Ils ne demandent pas des privilèges, mais simplement de ne plus être seuls », insiste-t-il.
À travers cet appel, c’est toute la question de la valorisation du sport en RDC qui est posée. Alors que le MMA connaît une croissance rapide sur le continent, le pays risque de manquer une opportunité stratégique pour sa jeunesse si rien n’est fait.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
