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Linafoot : Mazembe et Muleka ne lâchent rien, Vita fait le minimum…

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Un dimanche 24 février riche en spectacle du côté football dans plusieurs stades de la RDC. À Mbuji Mayi, le TP Mazembe ne lâche rien. Très prolifique, les corbeaux ce sont allés s’imposer à Kashala Bonzola devant les rouges et or sur la marque de 3-2.
VClub lui aussi qui a fait un bon voyagé à Lubumbashi en battant les cheminots de Lupopo sur la note de 2-1. À Kindu, Maniema s’est débarrassé de Nyuki sur la plus petite de marque, soit un but à zéro. À Kinshasa, le Daring giflé Renaissance, et Rangers domine Mont Bleu.

Les corbeaux ne lâchent rien

Le TP Mazembe reste ne tergiverse pas avec ses adversaires dans son parcours.Tout au long de cette 24e édition de la ligue nationale de football, il broie tout sur son passage. Le denier à subir la loi des Badiangwena, c’est le Sa majesté Sanga Balende qui a été battu dans son propre stade sur la note de 3-2. Le nouveau buteur maison, Jackson Muleka a fait son job en signant un doublé (6e et 82e) et Meschack Ellia (26e). Le deux buts de Sanga balende étaient l’oeuvre de Katambwa (32e) et Isaac Amoah (88e).

Service minimum de VClub à Lubumbashi

Reçu par le Saint Eloi Lupopo, l’AS Vita Club a fait l’essentiel au stade Kibassa Maliba en s’imposant sur la note de 1-2 grâce à ses deux défenseurs de la charnière centrale: Yanick Balanga et Padou Bompunga. L’unique but de Lupopo est signé Katambwa.

Maniema Union bat Nyuki, Rangers lamine Mont Bleu

À Kinshasa avant le match DCMP-Renaissance (1-0) , l’AC Rangers a laminé Mont Bleu sur un score fleuve de 3-0. Et à Kindu, Âgée Basiala Amango a donné la victoire à Maniema Union en signant l’unique but du match.

Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET

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Esclavage des enfants : A Kananga, l’urgence d’agir face au phénomène « Bayanda »

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Au cours d’une ronde effectuée par CONGOPROFOND.NET, dans la ville de Kananga, un constat alarmant s’impose : de nombreux enfants et adolescents sont livrés à eux-mêmes dans les rues. Certains, encore en âge scolaire, sont contraints de travailler comme transporteurs à vélo, communément appelés « bayanda », pour subvenir à leurs besoins quotidiens.

Ces jeunes, qui devraient être assis sur les bancs de l’école, arpentent plutôt les artères de la ville, exposés à toutes les formes de vulnérabilité. Une situation qui illustre crûment une réalité persistante, bien loin des discours officiels.

Une Journée mondiale au goût amer

Le 16 avril, à l’occasion de la Journée mondiale contre l’esclavage des enfants, cette réalité a pris une résonance particulière. À Kananga, cette journée n’a pas été une simple commémoration, mais un révélateur d’un phénomène profondément enraciné.

Des acteurs de la société civile ont saisi cette occasion pour interpeller l’opinion publique et les autorités, appelant à une prise de conscience urgente face à ce qu’ils considèrent comme une forme moderne d’exploitation des enfants.

La société civile hausse le ton

Parmi les voix les plus engagées, celle de la structure La Voix des Jeunes du Grand Kasaï (VJKA-ASBL), dirigée par sa coordonnatrice Merveille Tshibola, dénonce une situation préoccupante. Selon elle, abandonner un enfant à la rue revient à compromettre l’avenir même de la République démocratique du Congo.

Elle souligne qu’au Kasaï-Central, de nombreux enfants sont arrachés à leur environnement naturel (la famille, l’école et les espaces de socialisation ) pour être plongés dans des activités pénibles, notamment dans les marchés, les carrières ou sur les routes.

Des pratiques assimilées à une forme d’esclavage

Pour plusieurs observateurs, cette situation tend à se banaliser, au point d’être tolérée dans certaines couches sociales. Pourtant, les conséquences sont lourdes : exposition aux dangers, mendicité forcée et travaux pénibles deviennent le quotidien de ces mineurs.

La présidente provinciale du Cadre de concertation de la jeune fille rappelle que le foyer doit rester un espace de protection. De son côté, Vincent Kayembe Tshiamumanya, coordonnateur provincial de la Commission nationale des droits de l’homme, condamne fermement ces pratiques, qu’il juge inacceptables.

Un appel pressant à l’action

Au-delà du constat, la société civile lance un appel clair : la lutte contre l’esclavage des enfants ne peut se limiter à des discours. Elle exige des actions concrètes, des politiques publiques adaptées et une responsabilisation accrue des parents.

À Kananga, derrière chaque enfant exploité se dessine une crise silencieuse : celle d’une génération privée de ses droits fondamentaux. Face à cette réalité, les acteurs locaux ne demandent plus ( ils exigent ) des mesures urgentes pour protéger l’enfance et restaurer sa dignité.

Mike Tyson Mukendi / Congoprofond.net

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