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Linafoot Ligue 1 : Maku, Ndayi, Shungu, Bukasa, Mihayo, Lendeut et Lupembe, 7 stratèges pour un trône dans le groupe A
Le coup d’envoi de la Linafoot Ligue 1 est donné ce mercredi, et le groupe A s’annonce déjà comme une véritable arène de passion et de stratégie. Entre entraîneurs chevronnés et jeunes techniciens ambitieux, la bataille pour les quatre premières places qualificatives aux play-offs promet d’être intense, chaque match se muant en duel tactique autant qu’en vitrine de talents.
À la tête du CS Manika, le coach Maku, artisan de la qualification de Lupopo pour la Ligue des Champions, entend imposer sa marque dès le début. Fort de son expérience et de son approche méthodique, il veut bâtir une équipe compétitive capable de rivaliser avec les grandes formations du championnat.
De son côté, le Malien Lamine Ndayi, véritable vétéran des bancs africains, revient après une saison éprouvante avec une motivation renouvelée. Son objectif est clair : ramener son club au sommet du groupe A grâce à son sens tactique et sa rigueur légendaire.
L’expérimenté Raoul Shoungu, champion de Linafoot avec AS V. Club, prend les commandes de New Soger, tout juste revenu dans l’élite. Sa mission : capitaliser sur son vécu pour stabiliser le club et en faire une équipe redoutée.
Le jeune technicien Guy Bukasa attire déjà les regards. Lauréat du Tournoi UNIFAC avec les Léopards U20 et tombeur d’Orlando Pirates à Lubumbashi, il incarne cette nouvelle génération d’entraîneurs congolais audacieux et talentueux, décidés à bouleverser la hiérarchie.
Le duo Pamphile Mihayo-Kasongo Ngandu, qui a déjà fait ses preuves sur la scène continentale avec TP Mazembe, dirigera Don Bosco. Ensemble, ils forment un encadrement technique expérimenté et complémentaire, prêt à redonner à l’équipe son statut de sérieux prétendant.
Quant à Alain Lendeut, vainqueur de la Coupe du Congo 2021, il hérite du FC Tanganyika avec la ferme intention de convertir son expérience en résultats concrets.
Enfin, Dauda Lupembe, détenteur en titre de la Coupe du Congo et engagé dans le deuxième tour de la Coupe de la Confédération africaine, veut s’appuyer sur sa campagne continentale pour donner à son club un nouvel élan.
Entre anciens stratèges et jeunes loups du banc, la compétition s’annonce palpitante. Le groupe A de la Linafoot promet de livrer un spectacle haletant où chaque minute comptera, et où le moindre détail pourrait faire basculer une saison.
Désiré Rex Owamba/CONGOPROFOND.NET
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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)
Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.
Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science
Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.
Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.
Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »
Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.
Le courage d’informer malgré la guerre

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.
Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.
Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.
Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.
Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
