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Linafoot : le derby kinois DCMP-VClub reporté sine die !
Alors que c’était prévu ce mercredi 19 décembre 2018 au stade des Martyrs de la Pentecôte, le derby qui allait opposer le Daring Club Motema Pembe et l’Association sportive V.Club est reporté sine die. Et pour cause ! Les deux protagonistes doivent se déplacer pour l’extérieur du pays pour jouer leurs matchs d’ interclubs africains.
Selon les informations en notre possession, l’AS V.Club quitte Kinshasa ce mercredi pour Lesotho, où il sera reçu le samedi 22 décembre par le FC Bantu dans le cadre du match retour de la Ligue des champions africaine, après son bon match aller à Kinshasa le dimanche dernier (4-1).
Le DCMP, quant à lui, doit aussi se déplacer pour la Côte-d’Ivoire afin de chercher sa qualification face à l’équipe de San Pedro après un nul( 1-1) décevant à Kinshasa. Ce, dans le quadre de 16e de finale de la coupe de la confédération
Les sportifs, en général, et les Kinois en particulier, ne verront peut être plus ce derby Kinois pour cette année 2018 puisque la date n’est plus précise. A la dernière rencontre jouée au mois de juin dernier les Moscovites avaient battu les Tupamaros sur la note de 3-1.
Rapellons-le, quand même, sur le 21 dernières rencontres, il y a 4 victoires pour le Daring Club Motema Pembe, 7 résultats nuls et 10 victoires pour V.Club.
Et au classement partiel de cette 24 ème édition de la Ligue nationale de football, l’AS V. Club se classe 2e avec 25 points avec 10 matchs joués et le DCMP revient en troisième position à un point de son éternel rival (24 points, mais avec un match de plus, soit 11 journées). Devant eux, il y a le TP Mazembe qui caracole à la tête du classement avec 40 points après 14 journées.
Crédit photo : Mapy Manueno
Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET
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IA et médias africains : Melba Orlie Nzang Meyo plaide pour la souveraineté des données culturelles
C’est à l’Université Internationale de Libreville Berthe et Jean, le mercredi 21 janvier 2026, que Mme Melba Melba Orlie Nzang Meyo a livré une communication dans le cadre de la Conférence internationale de la presse francophone (Cipref 2026). Au cœur de son intervention : la nécessité urgente de valoriser les données culturelles locales dans l’usage croissant de l’intelligence artificielle par les médias africains.
Face à un auditoire composé de professionnels de l’information, d’universitaires et d’étudiants, la conférencière a mis en garde contre une adoption aveugle des technologies d’IA ( Intelligence Artificielle), souvent conçues et entraînées loin des réalités africaines.

Les données locales, nerf de la guerre de l’intelligence artificielle
Pour Mme Nzang Meyo, la question des données n’est pas accessoire : elle est centrale. « Sans données locales, l’intelligence artificielle appliquée aux médias risque de devenir un instrument d’acculturation plutôt qu’un levier de développement », a-t-elle souligné.
La majorité des modèles d’IA aujourd’hui utilisés dans le monde, qu’il s’agisse de génération de textes, d’images ou d’analyses, sont entraînés sur des bases de données largement dominées par des contenus occidentaux. Une réalité qui pose un problème majeur pour les médias africains soucieux de produire une information ancrée dans leurs contextes nationaux.
Des contenus déconnectés des réalités africaines
Le risque est réel : recourir à une intelligence artificielle non nourrie de données locales peut conduire à la production de contenus historiquement approximatifs, socialement hors-sol ou culturellement inadaptés. Articles de presse, illustrations, analyses ou récits médiatiques peuvent alors refléter des schémas exogènes, éloignés des réalités géographiques, linguistiques et sociopolitiques du Gabon ou d’autres pays africains.
À l’inverse, la valorisation des archives nationales, des productions médiatiques locales et des savoirs endogènes permettrait à l’IA de mieux saisir les nuances du français gabonais, l’usage des langues vernaculaires, ainsi que les subtilités culturelles propres aux sociétés africaines.
Raconter l’Afrique avec ses propres algorithmes

L’enjeu est aussi politique et symbolique. « Si les médias africains ne valorisent pas leurs propres données, ils deviennent dépendants d’algorithmes étrangers pour raconter leur propre histoire », a averti la conférencière. Une dépendance qui pourrait, à terme, fragiliser la souveraineté narrative du continent et uniformiser les récits médiatiques.
Pour Melba Nzang Meyo, il est donc impératif que les rédactions, les institutions culturelles et les États investissent dans la structuration, la numérisation et la protection des données locales, afin que l’intelligence artificielle devienne un outil d’émancipation et non de dilution identitaire.
Qui est Melba Melba Orlie Nzang Meyo ?
Mme Melba Melba Orlie Nzang Meyo est une spécialiste des enjeux numériques et culturels, engagée sur les questions de médias, innovation technologique et valorisation des patrimoines africains. Son travail s’inscrit à la croisée de la communication, de la culture et des nouvelles technologies, avec une attention particulière portée à la souveraineté informationnelle et à la place de l’Afrique dans l’écosystème mondial de l’intelligence artificielle.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
