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Linafoot : le derby entre Mazembe et Lupopo se termine sur un nul, Tanganyika triomphe face à Bazano
Ce dimanche 23 février, le stade TP Mazembe a été le cadre d’un derby loushois sans public, où le TP Mazembe et le FC Lupopo se sont affrontés dans un match au suspense palpable, mais qui s’est soldé par un score nul et vierge (0-0). Cette rencontre, cruciale pour la phase retour du championnat national, n’a pas permis à l’une ou l’autre équipe de prendre l’avantage, maintenant ainsi la tension en tête du classement.
Suite à ce match, le classement demeure inchangé. Le FC Lupopo reste en deuxième position avec 31 points, tandis que le TP Mazembe conserve la première place avec 32 points. Les deux équipes affichent un bilan similaire avec 13 matchs disputés, soulignant la compétitivité qui règne entre elles. Les joueurs devront redoubler d’efforts lors des prochaines journées pour espérer modifier leur position respective.
Dans un autre match de la journée, le FC Tanganyika a réalisé une performance impressionnante en s’imposant face à JSG Bazano sur le score de 4-1. Les Tanganyikais ont montré une maîtrise totale du jeu, avec des actions offensives bien orchestrées qui ont mis à mal la défense de Bazano. Cette victoire marque un tournant pour l’équipe, qui semble retrouver un bon rythme dans le championnat.
Les buteurs du FC Tanganyika, Ramazani Milongo, Dan Mbaye, et Ndaye Enock, auteur d’un doublé, ont été les artisans de ce succès. JSG Bazano a inscrit un but d’honneur grâce à Mpusa Moïse à la 88e minute. Avec ce résultat, le FC Tanganyika grimpe à la troisième place du classement avec 27 points, affirmant ainsi sa solidité à domicile et sa capacité à rivaliser avec les meilleures équipes du championnat.
Désiré Rex Owamba
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“Vous prenez un grand risque” : le flagrant délit de mensonge des deux renseignants met la Cour militaire en alerte
Dès l’entame à 13h40 de cette audience du 16 Avril 2026 du procès “des enfants Mushobekwa”, l’atmosphère feutrée de la Cour militaire de Kinshasa s’est brutalement tendue lors des auditions de Claudien Lifoma Likulia âgé de 18 ans et de Sakina R. Présentés comme les pivots de cette nuit du 21 décembre 2025, les deux jeunes tourtereaux – majeur et mineur – ont livré des déclarations si confuses et évolutives que le Premier Président de la Cour a été contraint de suspendre l’audition pour un rappel à l’ordre cinglant.
“Si nous étions en présence de majeurs, il y aurait eu un autre procès pour mensonge devant cette Cour”, a tonné le magistrat, visiblement irrité par les silences gênés et les contorsions sémantiques de Mademoiselle Sakina. Interrogée sur sa capacité à distinguer les cris de douleur des enfants frappés dehors, la jeune fille, pourtant âgée de 17 ans et demi, a longuement soutenu ne pouvoir “rien distinguer”, avant de se rétracter sous la pression du Président qui rappelait ses précédentes dépositions où elle évoquait des “cris de pleurs”.
L’incohérence la plus flagrante a porté sur la nature des relations entre Sakina et Claudien Likulia ainsi que sur leurs échanges postérieurs aux faits. Alors que Claudien Lifoma Likulia affirmait n’avoir jamais repris contact avec Sakina après avoir été roué de coups – car “elle avait comme les autres filles tout entendu” –, l’audience a révélé une tout autre réalité. Pressée de questions par le Président sur ses fréquentations depuis l’incident, Sakina a fini par avouer, non sans une gêne palpable, qu’elle s’était rendue “plusieurs fois” dans la concession des Likulia pour prendre des nouvelles de Claudien.
Un aveu accablant qui contredit frontalement la version du jeune homme et dépeint une complicité maintenue bien au-delà de la simple camaraderie. Cette relation post-traumatique privilégiée contraste brutalement avec le sort réservé à Malaïka, la fille de Philémon Mambabwa et “meilleure amie” de Sakina, avec qui les échanges sont désormais strictement limités à des “messages texte au téléphone”. L’attitude des deux renseignants a été perçue par la Cour comme une tentative manifeste de minimiser leur propre rôle dans l’organisation de la rencontre nocturne clandestine.
Si Sakina a reconnu s’être entendue avec Malaïka et Léonnie pour “tromper” Philémon Mambabwa, elle s’est enfermée dans un mutisme sélectif dès qu’il s’agissait de décrire la brutalité policière. Son utilisation du terme “brut” pour qualifier l’action des agents – terme qu’elle a refusé d’assimiler à “brutalité” ou “violence” – a suscité l’ironie mordante du Premier Président : “Vous ne parlez pas lingala et vous n’êtes jamais allée au marché, d’où tenez-vous ce mot ?”. Cette tentative de dédouanement aérien, couplée aux mensonges par omission, a placé les deux témoins dans une position juridiquement inconfortable, sauvés in extremis par leur statut de mineur pour l’une et de jeune majeur pour l’autre.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
