Sports
Linafoot : L’AC Dibumba prêt à repartir sur des nouvelles bases
L’Athletic club Dibumba a tenu son assemblée générale ordinaire ce dimanche 7 juillet, conformément au calendrier de la LINAFOOT (Ligue nationale de football) Ligue 2, pour évaluer la saison sportive précédente et se fixer des perspectives d’avenir pour mieux affronter la saison sportive 2024-2025.
L’équipe de Guy Mafuta sort avec une note satisfaisante, car occupant la troisième position du classement à la fin du championnat avec 36 points pour 22 matchs joués, 10 ont été gagnés, 6 nuls, 6 matchs perdus, 29 buts marqués et 27 encaissés la saison.
Le rapport de la saison présenté séance tenante, a été adopté à l’unanimité.
« Terminer troisième dans une compétition aussi disputée ce n’est pas facile. Nous avons relevé les difficultés qui étaient les nôtres notamment les petits problèmes liés à la gestion du championnat, nous avons salué le sens élevé de nos joueurs, qui n’ont pas tenu compte de ces difficultés pour éviter la relégation. Nous nous projetons à l’avenir, voir comment Dibumba peut regagner la Ligue 1. Pour ce, il faudrait que nous soyons très bien placés dès la phase aller de cette saison, pour espérer aller en Ligue 1« , a déclaré Guy Mafuta, président de l’AC Dibumba.

Pour ce faire, quelques dispositions sont en train d’être prises, indique-t-il, pour assurer la bonne préparation de la saison prochaine. À l’étape actuelle, un terrain a été acquis pour le club, à Tshikapa dans la province du Kasaï pour faciliter les entraînements, un bus doté à l’équipe pour ses déplacements, les équipements et un contrat médical renouvelé avec une structure sanitaire de Kinshasa pour les soins des athlètes.
» Nous avons annoncé officiellement les différentes mesures que nous prenons, notamment l’acquisition d’un grand terrain à Tshikapa où nous allons ériger le camp Dibumba. Ce camp aura une pelouse, des dortoirs, un réfectoire, où non seulement Dibumba pourra venir s’interner mais aussi d’autres clubs comme Mazembe, Vita, Lupopo etc. Déjà il y a l’acquisition d’un bus Dibumba qui nous permettra de bouger partout, nous avons renouvelé notre contrat médical avec l’hôpital Moyi Matonge à la 4eme rue Limete, notre contrat avec l’équipementier en Tunisie a été renouvelé. Dans 40 jours, nous allons présenter notre nouvel équipement« , a-t-il fait savoir.
L’équipe pense aussi renforcer ses compartiments par la signature des contrats de transfert, notamment trouver un avant-centre type, sur qui l’espoir du but va reposer.
Sur le plan financier, les « Scorpions » ont fonctionné avec un budget de 150.000$, dont 100.000$ ont été dépensés. 350.000$ ont été prévus pour réaliser la saison sportive 2024-2025.
Pour la saison qui s’est achevée le comité a noté que le meilleur joueur de l’équipe est Boyele Balanga, le meilleur buteur reste Mumba Libele avec 8 réalisations, Mola Adingambo est plébiscité comme révélation de l’année.
Willy Theway/ CONGOPROFOND.NET
Actualité
MMA en RDC : Des champions sans soutien à la veille d’un rendez-vous continental
À l’approche du championnat IMMAF Africa prévu en Angola, la situation de la Team RDC de MMA amateur suscite inquiétude et indignation. Dans une interview sans détour, le manager et acteur sportif congolais Didon Kibuka dénonce l’absence de soutien dont sont victimes les athlètes appelés à représenter le pays.
« On défend le drapeau, mais on nous laisse seuls », résume-t-il, exprimant frustration et tristesse face à une réalité qui, selon lui, se répète année après année. Malgré leur engagement et leurs performances, les combattants congolais doivent encore se débrouiller par leurs propres moyens pour participer à cette compétition continentale.

Un exploit continental resté sans suite
Pourtant, les résultats récents plaident largement en faveur de ces athlètes. Lors de la précédente édition de l’IMMAF Africa, la RDC avait réalisé une performance remarquable en décrochant 10 médailles : 6 en or, 2 en argent et 2 en bronze.
Cette moisson avait hissé le pays parmi les meilleures nations africaines de MMA amateur, confirmant le potentiel et la détermination des combattants congolais. « C’était un exploit », rappelle Didon Kibuka, insistant sur le fait que ces résultats ont été obtenus malgré des moyens limités.
Des promesses non tenues après les honneurs

À leur retour au pays, les athlètes avaient été reçus par les autorités, suscitant espoir et reconnaissance. Des promesses de soutien avaient notamment été évoquées en vue de leur participation au championnat du monde.
Mais selon Kibuka, ces engagements n’ont jamais été concrétisés. Faute de financement, la Team RDC avait été contrainte de renoncer à cette échéance internationale majeure, illustrant un décalage persistant entre les discours officiels et les actes.
Des athlètes contraints de tout financer eux-mêmes

À quelques jours de l’édition angolaise, la situation reste préoccupante. Les combattants amateurs doivent assumer eux-mêmes l’ensemble des frais liés à leur participation : licences, billets d’avion, hébergement, restauration et frais d’inscription.
Une réalité difficile pour ces sportifs non professionnels, souvent sans revenus fixes. « On leur demande de porter seuls tout le poids financier de la représentation nationale », déplore Kibuka, soulignant le sacrifice consenti par ces jeunes athlètes pour défendre les couleurs du pays.
Un appel urgent à la responsabilité collective

Face à cette situation, Didon Kibuka interpelle à la fois les autorités publiques et les partenaires privés. Il appelle à une prise de conscience sur le rôle de ces athlètes, qu’il considère comme de véritables ambassadeurs de la RDC.
Il dénonce également le contraste avec d’autres disciplines mieux soutenues, estimant que les combattants de MMA méritent un minimum de considération au regard des risques qu’ils prennent et des résultats qu’ils obtiennent.
Son message se veut clair : soutenir ces jeunes, c’est investir dans l’image et l’avenir sportif du pays. « Ils ne demandent pas des privilèges, mais simplement de ne plus être seuls », insiste-t-il.
À travers cet appel, c’est toute la question de la valorisation du sport en RDC qui est posée. Alors que le MMA connaît une croissance rapide sur le continent, le pays risque de manquer une opportunité stratégique pour sa jeunesse si rien n’est fait.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
