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LINAFOOT : Jean-Jacques Ndala au sifflet du choc Vita Club-Aigles du Congo, ce samedi au stade Tata Raphaël
L’arbitre international congolais Jean-Jacques Ndala a été désigné pour diriger le match du Championnat national Illicocash Ligue 1 opposant l’AS Vita Club aux Aigles du Congo, prévu ce samedi 31 janvier au stade Tata Raphaël, à Kinshasa. Une affiche très attendue, placée sous le sceau de l’exigence et de la vigilance arbitrale.

Un retour remarqué après la finale de la CAN 2025
Cette désignation intervient quelques jours seulement après le retour de Ndala de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, où il a officié en tant qu’arbitre principal lors de la finale Maroc – Sénégal. Une rencontre continentale de prestige qui confirme la stature internationale de l’officiel congolais.
Pour la Ligue Nationale de Football (LINAFOOT), l’expérience acquise par Jean-Jacques Ndala dans les grandes compétitions africaines constitue un gage de sérieux et de professionnalisme pour le bon déroulement de cette confrontation nationale.
La CAF blanchit Ndala de toute polémique
Face aux débats suscités par certaines décisions arbitrales lors de la finale de la CAN, la Confédération Africaine de Football (CAF) a été claire : aucune irrégularité ni faute disciplinaire n’a été retenue contre l’arbitre congolais (Jenovic Mbowa, 2026).
L’instance continentale confirme ainsi que Jean-Jacques Ndala a strictement respecté les règles éthiques et disciplinaires en vigueur.
Arbitrage et contestations : ce que disent les règlements
Les spécialistes du football rappellent que les arbitres sont tenus d’appliquer les textes officiels, même lorsque leurs décisions suscitent des contestations sur le terrain. Leur évaluation repose sur des critères précis définis par les fédérations nationales et la CAF.
Sur sa page officielle, Anthony Pla souligne qu’attaquer un arbitre sans éléments probants relève de la calomnie et ne repose sur aucun fondement réglementaire (Anthony Pla, 2026).
La VAR, entre interprétation et constance
La question de la VAR a également été au cœur des discussions après la finale de la CAN. Plusieurs incidents évoqués seraient davantage liés à l’interprétation des directives qu’à des erreurs individuelles. Les analystes estiment que la formation continue des arbitres et l’harmonisation des décisions demeurent des défis majeurs pour l’arbitrage africain.
Un dispositif arbitral complet pour un match sensible
Pour cette rencontre de samedi, Jean-Jacques Ndala sera entouré de son équipe habituelle d’assistants, afin de garantir un arbitrage impartial, cohérent et fluide. La LINAFOOT appelle les clubs et les supporters à faire preuve de retenue et de respect des décisions arbitrales, dans l’intérêt de l’ordre public et de la sécurité au stade.
Renforcer la crédibilité du championnat national
En désignant Jean-Jacques Ndala, la LINAFOOT entend renforcer la crédibilité et l’équité sportive du championnat national. Dans un contexte où la performance arbitrale est de plus en plus scrutée par les clubs, les dirigeants et les supporters, ce choix apparaît comme un signal fort en faveur de la rigueur et de la transparence.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Claude Ibalanky : Le syndrome du trader doré dont le CV finance la trahison
Le théâtre de l’Est congolais, ce mouroir géopolitique, a trouvé son nouveau figurant haut de gamme : Claude Ibalanky Ekolomba. L’homme n’est pas un commun des mortels. “Monsieur le Sage” pour ses thuriféraires, auteur d’un parcours qui ferait pâlir d’envie n’importe quel cabinet de recrutement : directeur Afrique chez Hewlett-Packard, directeur commercial chez IBM, directeur Afrique chez Sun Microsystems officialise son ralliement à Kagame.
Un pedigree de globe-trotter de l’élite, récipiendaire de prix à Chicago, Johannesburg et ailleurs. On imagine mal ce profil déposant son attaché-case pour prendre un AK-47. À moins que l’AK-47 ne soit métaphorique, et que son véritable rôle soit de fournir un vernis de légitimité intellectuelle et une caution « cosmopolite » à une entreprise de démolition. Claude Ibalanky incarne la trajectoire paradoxale de l’enfant du pays qui a brillé partout… sauf pour le pays.
Son CV est une carte de visite étincelante, une success story africaine qui, dans un autre récit, serait citée en exemple. Mais c’est précisément ce qui rend son ralliement présumé au RDF/M23 non pas tragique, mais d’un cynisme calculé à froid. Il ne s’agit pas d’un désoeuvré cherchant une cause, mais d’un stratège aguerri aux logiques de marché. Il a passé sa carrière à optimiser des profits, à gérer des territoires commerciaux pour des multinationales.
Aujourd’hui il va, semble-t-il, appliquer la même froideur analytique au marché de la guerre, estimant que le meilleur retour sur investissement politique se trouve du côté de ceux qui tiennent le couteau et le portefeuille : Kigali et ses proxies. Son timing est une leçon de realpolitik immorale. Alors que le Rwanda est acculé sur les plans médiatique, diplomatique et militaire, pris la main dans le sac par les rapports d’experts et les revers sur le terrain, il siffle le rappel de ses atouts les plus présentables.
Claude Ibalanky devient alors l’élément clé de l’opération “Congolité de façade”. Le message est simple : “Regardez, comment une agression menée par des paysans tutsi rwandais pourrait-elle attirer un directeur Afrique de HP, un intellectuel primé, un sage ? C’est bien la preuve que c’est une cause congolaise pure !” La manœuvre est grossière mais psychologiquement efficace pour certains : elle tente de noyer la responsabilité criminelle de Kigali sous le flot d’un CV en anglais et de prix internationaux.
Que révèle cet acte, sinon la faillite ultime d’une certaine élite congolaise ? Celle qui confond réussite personnelle et valeur morale, qui croit que son intellect et son expérience internationale lui donnent le droit de jouer aux échecs avec l’âme de la nation. Pendant que des jeunes congolais meurent pour défendre ce sol, l’un de leurs fils les plus illustres utiliserait son prestige, payé par des décennies de travail, pour blanchir l’agresseur.
Son parcours n’est plus un motif de fierté, mais le gabarit d’une trahison de haute volée. Il symbolise cette classe qui a siphonné les ressources symboliques et matérielles du pays pour se bâtir un prestige, avant de les réinvestir dans la destruction du bien commun. Finalement, l’histoire se souviendra que Claude Ibalanky Ekolomba, l’enfant du Kwilu, l’ancien cadre de HP et d’IBM, le “Monsieur le Sage”, aura choisi. Dans le grand livre des comptes, il aura troqué l’héritage de ses ancêtres contre un rôle de caution intellectuelle dans une guerre par procuration.
Kigali, pragmatique et sans état d’âme, utilisera son aura jusqu’à la dernière étincelle avant de l’éjecter sans un regard. Le sarcasme suprême est que cet homme qui a passé sa vie à bâtir une réputation personnelle sur la scène mondiale, pourrait bien n’y laisser qu’une seule ligne dans les livres d’histoire : celle du collaborateur de luxe, l’étoile filante de l’élite qui a préféré être le roi d’un champ de ruines plutôt qu’un simple bâtisseur dans son pays.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
