Sports
Linafoot – Fin de règne pour le TP Mazembe : pas de 4e titre consécutif
Le TP Mazembe ne parviendra pas à décrocher son quatrième titre consécutif en LINAFOOT. Ce samedi, les Corbeaux ont été tenus en échec (1-1) par le FC Saint-Éloi Lupopo au stade Frédéric Kibassa Maliba, scellant ainsi leur destin dans cette saison.
Avec seulement 29 points, Mazembe est désormais hors course pour le titre, laissant le FC les Aigles du Congo, en tête avec 34 points, s’approcher d’une nouvelle couronne. Même une victoire lors de leur dernier match contre ces mêmes Aigles ne suffira pas à redresser la barre.
Cette saison marque un tournant pour le club, qui a dominé le championnat ces dernières années. L’absence de titre soulève des questions sur l’avenir de l’équipe et sur la nécessité d’un renouveau.
De son côté, le FC Lupopo, avec 32 points, garde une lueur d’espoir pour le sacre, mais devra d’abord s’imposer à Kinshasa contre l’AS Maniema Union, tout en espérant une défaite des Aigles du Congo.
La fin de règne de Mazembe laisse les supporters sur leur faim, tandis que les attentes pour la prochaine saison se font déjà sentir. Les prochains matchs s’annoncent cruciaux pour l’avenir du club.
Désiré Rex Owamba/Congoprofond.net
Sports
Basketball en RDC : des carrières prometteuses étouffées par le manque de moyens
En République démocratique du Congo, de nombreux jeunes passionnés de basketball voient leurs rêves freinés par les réalités du terrain. Pourtant considéré ailleurs comme un sport prestigieux et porteur d’opportunités, le basketball peine encore à être pris au sérieux dans le pays, compromettant ainsi l’avenir de nombreux talents.
« Le basketball au Congo ne paie pas assez ! », dénonce Israël, un jeune amoureux de cette discipline. Alors que ce sport génère ailleurs des millions et offre de véritables perspectives professionnelles, il reste encore relégué au second plan en RDC. Face à cette situation, plusieurs jeunes nourrissent l’espoir de suivre les traces de grandes figures comme Dikembe Mutombo, en tentant leur chance à l’étranger pour se faire drafter et lancer leur carrière.
Sur le plan financier, les obstacles sont nombreux. Au-delà du coût des équipements, la grande différence réside dans les sources de financement. Aux États-Unis, les meilleurs talents bénéficient souvent de bourses d’études, d’infrastructures scolaires modernes et d’un accompagnement complet dès le lycée.
En RDC, en revanche, le financement repose essentiellement sur les familles et quelques initiatives privées, l’État apportant peu de soutien aux centres de formation. Les parents doivent souvent assumer les frais d’entraînement, de déplacement et de participation aux compétitions.
À cela s’ajoute l’absence d’un véritable écosystème économique autour du basketball. Tandis que les ligues étrangères profitent de sponsors puissants et de droits télévisés importants, le basketball congolais survit souvent grâce à l’engagement de quelques mécènes ou de dirigeants de clubs passionnés.
Malgré ces difficultés, la passion des jeunes reste intacte. Le basketball en RDC n’est pas en voie de disparaître, bien au contraire. Il continue de vivre à travers la détermination de cette jeunesse qui refuse d’abandonner ses rêves. Pour éviter que ces carrières prometteuses ne meurent dans l’œuf, il devient urgent que des initiatives concrètes soient prises afin de soutenir et valoriser les talents locaux.
Adonikam Mukendi, stagiaire UCC
