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Linafoot : embêté par Mazembe, V.Club rate le penalty de la victoire !
Dans un match complètement fou, grâce à un penalty manqué de V.Club, le TP Mazembe a réussi à arracher un nul de 0-0 ce dimanche 21 avril au stade des Martyrs. Ce classico a compté pour la 23ème journée de la Ligue nationale de football( Linafoot).
1er penalty refusé, 2ème accordé, Vita rate sa chance !
Au terme d’un match dominé à 60 % par les Corbeaux de Lubumbashi, ce classico a répondu aux attentes des sportifs par l’engagement des joueurs sur l’aire de jeu.
Après une première période soldée sur la note de 0-0, la deuxième a été très riche en spectacle. Outre la frappe lointaine de Trésor Mputu à la 67e pour laquelle le gardien Lukong a sorti le grand jeu, il y a nécessité de signaler ce scénario inédit de la 87e minute lorsque le défenseur central de Mazembe, Oshowa, a capté le ballon à la main. Cependant, l’arbitre du match Jean-Pierre Kabangu a fermé les yeux.
Mecontents de l’appréciation de l’arbitre, les supporters de Vita se sont illustrés par des actions d’anti jeu, voire des violences, poussant même les forces de l’ordre à intervenir pour calmer la tempête. Il fallait attendre pendant près de 8 minutes pour voir le match reprendre.
Le penalty refusé de V.Club reviendra quand même d’une autre manière. Kabaso Shongo couche sur le ballon avec ses mains tendues, l’arbitre, cette fois-ci, sans tergiverser siffle le penalty pour Vita à la 94e minute. Le median Fabrice Ngoma envoi le ballon dans les airs. (0-0), les deux géants du football congolais se séparent donc dos à dos.
D’ores et déjà, il faut signaler que le boulevard est tracé pour que le titre soit fêté à Lubumbashi grâce au TP Mazembe.
Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET
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Kananga : à la rivière Nganza, le lavage des motos devient une école d’entrepreneuriat pour les jeunes
À la rivière Nganza, située à Kananga, une scène devenue familière se répète chaque jour. Des dizaines de jeunes, âgés de 14 à 35 ans, s’activent sans relâche autour des motos et des véhicules qu’ils nettoient du matin au soir, du lundi au dimanche.
Dans un contexte marqué par le manque d’emplois formels, cette activité de lavage d’engins motorisés s’impose comme une véritable bouée de sauvetage économique. Elle permet à ces jeunes non seulement de subvenir à leurs besoins quotidiens, mais aussi d’envisager un avenir plus stable.
La débrouillardise comme moteur de survie
Munis de seaux, de chiffons et d’une détermination sans faille, ces jeunes ont transformé les abords de la rivière en un espace de travail dynamique. Ici, pas de contrat ni de sécurité sociale, mais une volonté commune de s’en sortir par leurs propres moyens.
Les revenus journaliers oscillent entre 10 000 et 15 000 francs congolais, avec des variations selon l’affluence et la « chance du jour ». Une somme modeste, mais souvent suffisante pour couvrir les besoins essentiels.

Portrait : Junior XL, symbole d’une réussite progressive
Parmi ces jeunes figure Junior XL, un prénom devenu presque une marque sur les lieux. Marié et père de deux enfants, il exerce cette activité depuis 2019. Ce travail, qu’il qualifie lui-même de « débrouillardise », lui a permis de construire son foyer et d’assumer ses responsabilités familiales.
« Grâce à ce travail, j’ai pu me marier et organiser ma vie », confie-t-il avec fierté.
La solidarité financière à travers les ristournes
Au-delà du travail individuel, une organisation collective renforce leur résilience économique. Junior XL participe à une ristourne, un système d’épargne communautaire, avec une contribution journalière de 5 000 francs congolais.
Cette pratique, très répandue dans les milieux informels, permet aux membres de disposer, à tour de rôle, d’un capital plus important pour investir ou faire face à des imprévus.
Diversification des revenus : un pas vers l’entrepreneuriat
Grâce aux fonds issus de cette ristourne, Junior XL a franchi une étape supplémentaire en ouvrant un petit restaurant pour son épouse, toujours à proximité de la rivière.
Avec un sens aigu du commerce, il oriente régulièrement ses clients vers ce point de restauration. Une stratégie simple mais efficace : après le lavage de leurs motos, certains deviennent aussi consommateurs, contribuant ainsi à faire prospérer l’activité familiale.
Des ambitions au-delà du lavage
Malgré les difficultés, Junior XL ne manque pas d’ambition. Son objectif à moyen terme est d’acquérir une moto neuve afin de se lancer dans le transport en commun et diversifier ses sources de revenus.
Comme lui, de nombreux jeunes de la rivière Nganza nourrissent l’espoir de transformer cette activité de survie en un véritable tremplin vers l’entrepreneuriat.

Un secteur à encadrer pour maximiser son impact
Si cette activité constitue une réponse concrète au chômage des jeunes, elle reste informelle et peu structurée. L’absence d’encadrement, d’infrastructures adéquates et de mesures d’hygiène pose plusieurs défis.
Un accompagnement des autorités locales ou d’organisations de développement pourrait améliorer les conditions de travail, accroître les revenus et transformer ces initiatives en véritables micro-entreprises.
À Kananga, le lavage des motos à la rivière Nganza dépasse le simple cadre d’un petit métier. Il incarne la résilience, l’ingéniosité et l’esprit entrepreneurial d’une jeunesse déterminée à se frayer un chemin vers un avenir meilleur, malgré les contraintes économiques.
Mike Tyson Mukendi
