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Linafoot : Duel d’équilibre entre V.Club et Les Aigles du Congo (0-0)
Dans le cadre de la 5ᵉ journée du groupe B du championnat de la Linafoot Illicocash Ligue 1, l’Association Sportive Vita Club (V.Club) et le Football Club Les Aigles du Congo se sont séparés sur un score nul et vierge (0-0) ce samedi 31 janvier au stade Tata Raphaël à Kinshasa.
Un match intense mais peu décisif
Dès le coup d’envoi, l’affrontement a pris des allures de lutte tactique plutôt que de festival offensif. Les deux équipes, bien organisées, ont multiplié les duels physiques et les marquages serrés au milieu de terrain, limitant drastiquement les occasions franches.
Les Aigles du Congo, déjà habitués aux résultats partagés cette saison, ont montré une discipline défensive solide, repoussant les assauts répétés de V.Club. De leur côté, les Vert et Noir n’ont pas réussi à transformer leur domination territoriale en actions concrètes face à un bloc adverse bien regroupé.
Un nul aux conséquences diverses
Ce match nul offre aux deux clubs un point important dans leur parcours respectif. V.Club enregistre ainsi un troisième résultat nul de la saison, tandis que les Aigles du Congo ajoutent un nouveau partage de points à leur série déjà consistante.
Pour V.Club, ce score reste insuffisant pour remonter significativement au classement, alors que Les Aigles du Congo poursuivent leur progression avec régularité dans la compétition nationale.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Claude Ibalanky bascule dans l’AFC/M23 : Le masque est tombé, trahison consommée !
Ancien ambassadeur itinérant du président Félix Tshisekedi, l’homme est apparu à Goma, ce samedi 31 janvier, s’exprimant publiquement aux côtés de Corneille Nangaa et de Bertrand Bisimwa, les chefs visibles de la rébellion. Une scène sans ambiguïté : Ibalanky n’est plus dans la République, il est désormais dans le camp de la dissidence armée.

Du palais à la rébellion
Celui qui fut coordonnateur du Mécanisme national de suivi de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba, chargé de veiller au respect des engagements pour la paix et la stabilité, a choisi de tourner le dos à l’État. Un retournement brutal, presque cynique, au regard des fonctions qu’il occupait et de la confiance politique qui lui avait été accordée.
La frustration comme prétexte
Depuis plusieurs mois, Claude Ibalanky préparait l’opinion. Sur les réseaux sociaux, il exposait ses états d’âme, se plaignant d’être marginalisé, ignoré, relégué à l’arrière-plan. À défaut d’écoute, il a choisi la rupture.
« Si l’on vous interdit de manger dans une maison, allez-vous mourir de faim pour prouver votre loyauté ? »
Puis cette autre phrase, révélatrice d’un esprit déjà ailleurs : « Si un coach vous met au banc à vie, est-ce la fin de votre carrière… ? »
Des mots aux armes
Ce qui ressemblait hier à de simples lamentations se révèle aujourd’hui comme une justification a posteriori. De la frustration personnelle à l’alignement avec une rébellion soutenue de l’extérieur, le pas est désormais franchi.
En rejoignant l’AFC/M23, Claude Ibalanky ne règle pas un différend politique : il rompt avec la République. Son choix pose une question grave : jusqu’où certaines élites sont-elles prêtes à aller lorsque leurs ambitions personnelles se heurtent aux réalités du pouvoir ?
À Goma, ce ralliement sonne comme un avertissement : la guerre ne se nourrit pas seulement des armes, mais aussi des reniements au sommet de l’État.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
