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Linafoot : DCMP-VClub/Lupopo-Mazembe, les derbies des nuls
Dimanche des matchs nuls lors de deux grands derbys de la Ligue nationale de football entre le Saint Eloi Lupopo et le TP Mazembe à Lubumbashi, et DCMP-VClub à Kinshasa, ce dimanche 24 novembre aux stades Kibasa Maliba et Martyrs de la Pentecôte.
A Kinshasa, bataille pour la deuxième place
Respectivement deuxième et troisième au classement partiel, V.Club et DCMP se sont âprement disputé la deuxième place du classement final, s’il faut prendre en compte les classements de trois années passées.
Pour ce derby de ce dimanche, les deux équipes ont démarré match en chapeau de roue, mais le Daring Club Motema a pris le dessus après 30 minute de la partie jusqu’à scorer à la 43e par l’entremise de Ngouelu Heritier d’une frappe à bout portant devant Nelson Lukong, après une belle combinaison avec William Likuta. Le fait marquant de cette première mi-temps, le deux changements côté DCMP sur blessures. Tomandzoto est sorti à la 17e minute et remplacé par Rachidi Asumani qui va lui-même encore sortir à la 38e sur un choc à la cheville.
Après les citrons, le Daring revient avec de grandes ambitions pour alourdir le score, mais buté sur les derniers gestes. Il fallait attendre la 27e minute de la deuxième période pour voir V.Club égaliser sur une tête du défenseur central Ava Dongo après un corner. Notons qu’ après l’action, il n’y avait pas corner, mais l’arbitre avait jugé autrement que son assistant qui avait indiqué les 5 mettres 50.
Après ce but, DCMP baisse le régime, malgré quelques assauts de Junior Mbele entré en cour de jeu. Ce dernier face à Djuma Shabani n’a pas vraiment fait grand chose comme auparavant.
1-1, le score de ce match, et VClub concède son 7e nul de la saison. 25 points après 14 sorties pour VClub qui reste quand même à la deuxième position, tandis que DCMP reste 3e du classement avec 11 matchs livrés, totalisant donc 22 unités.
Lupopo-Mazembe, un match à rebondissements
Lupopo et Mazembe, c’était un derby des rebondissements et du spectacle. C’est Mazembe qui a ouvert le score par Ushindi Chicco à la 29e minute suite à une boulette de main de Mukawa. L’égalisation immédiate de Lupopo est venu par Mpiana Mozizi à la 34e minute.
Ce dernier va s’offrir un doublé à la 52e minute avant que Kevin Mondeko puisse remettre les pendules à l’heure sur une merveilleuse passe de Mputu ( 2-2).
Après ce match, Mazembe garde la tête du classement partiel avec 26 points sur dix rencontres livrées.
Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET
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DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )
Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.
Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?
Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.
Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.
La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.
CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?
Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.
Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.
Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.
CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?
Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.
Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.
CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.
Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.
CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?
Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.
C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.
Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.
Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.
CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?
Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.
La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.
Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.
CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.
Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.
CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?
Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.
Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?
Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.
C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.
C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.
CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?
Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.
Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.
Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.
C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.
Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET
