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Linafoot D1: TP Mazembe freiné, Vita vainqueur d’un match fou et Renaissance perdant par forfait !

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Malgré le spectacle d’amateur livré par le FC Renaissance du Congo, le boxing day de la Ligue nationale de Football Division 1 a conservé son lot de folie ce dimanche 26 décembre dans les différents stades pour le compte de la poursuite du championnat national avec trois belles affiches.

Maniema Union et TP Mazembe partagent les points !

En déplacement au stade Joseph Kabila de Kindu, Mazembe a été contraint de partager les points avec Maniema Union qui venait d’être surpris par la formation du Groupe Bazano, le 23 décembre à domicile, match perdu par un but à zéro.

Malgré les multiples occasions obtenues de part et d’autre, les deux cages gardées par les portiers congolais, Baggio Saidi et Bridel Efonge, sont restées inviolée jusqu’à la fin.

Mazembe enregistre son deuxième match nul de la saison, mais reste toujours à la première place avec 38 points devant l’AS VCLUB avec deux matchs d’avance et Maniema Union est hors du top trois avec 25 points en 13 sorties.

VCLUB bat Blessing grâce à un « Nzombo le soir » de Marouf Tchakei !

Au cours d’un match amplement disputé entre les verts et noirs de la capitale et les Bénis de Lualaba au stade des Martyrs, les poulains de Raoul Shungu étaient les premiers à ouvrir la marque grâce à Glody Lilepo à la 11e minute, inscrivant son huitième but et gardant son trône de meilleur buteur du championnat. C’est par le score d’un but à zéro que l’arbitre de cette rencontre va renvoyer les 22 acteurs à la pause.

Au retour des vestiaires, les hommes du manager et ancien joueur de l’AS V.CLUB, Diba Ilunga, vont faire reculer l’équipe de  » Bana Vea  » vers les dernières minutes de la rencontre pour revenir au score grâce à un but de Ilunga à la 91ème minute. Une égalisation de courte joie pour les coéquipiers de Sam Samangwa.

En effet, Marouf Tchakei va obtenir une faute et va se faire justice. Le meilleur joueur du championnat de Togo la saison dernière va magistralement exécuter le coup franc et signer le but de la victoire dit  » Nzombo le soir » à la 93e minute de temps additionnels.

V.CLUB deuxième du championnat avec 32 points, deux matchs de retard que Mazembe, alors que Blessing est 8ieme avec 13 unités sur 12 sorties.

Désiré Rex Owamba/CONGOPROFOND.NET

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IA et médias africains : Melba Orlie Nzang Meyo plaide pour la souveraineté des données culturelles

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C’est à l’Université Internationale de Libreville Berthe et Jean, le mercredi 21 janvier 2026, que Mme Melba Melba Orlie Nzang Meyo a livré une communication dans le cadre de la Conférence internationale de la presse francophone (Cipref 2026). Au cœur de son intervention : la nécessité urgente de valoriser les données culturelles locales dans l’usage croissant de l’intelligence artificielle par les médias africains.

Face à un auditoire composé de professionnels de l’information, d’universitaires et d’étudiants, la conférencière a mis en garde contre une adoption aveugle des technologies d’IA ( Intelligence Artificielle), souvent conçues et entraînées loin des réalités africaines.

Les données locales, nerf de la guerre de l’intelligence artificielle

Pour Mme Nzang Meyo, la question des données n’est pas accessoire : elle est centrale. « Sans données locales, l’intelligence artificielle appliquée aux médias risque de devenir un instrument d’acculturation plutôt qu’un levier de développement », a-t-elle souligné.

La majorité des modèles d’IA aujourd’hui utilisés dans le monde, qu’il s’agisse de génération de textes, d’images ou d’analyses, sont entraînés sur des bases de données largement dominées par des contenus occidentaux. Une réalité qui pose un problème majeur pour les médias africains soucieux de produire une information ancrée dans leurs contextes nationaux.

Des contenus déconnectés des réalités africaines

Le risque est réel : recourir à une intelligence artificielle non nourrie de données locales peut conduire à la production de contenus historiquement approximatifs, socialement hors-sol ou culturellement inadaptés. Articles de presse, illustrations, analyses ou récits médiatiques peuvent alors refléter des schémas exogènes, éloignés des réalités géographiques, linguistiques et sociopolitiques du Gabon ou d’autres pays africains.

À l’inverse, la valorisation des archives nationales, des productions médiatiques locales et des savoirs endogènes permettrait à l’IA de mieux saisir les nuances du français gabonais, l’usage des langues vernaculaires, ainsi que les subtilités culturelles propres aux sociétés africaines.

Raconter l’Afrique avec ses propres algorithmes

L’enjeu est aussi politique et symbolique. « Si les médias africains ne valorisent pas leurs propres données, ils deviennent dépendants d’algorithmes étrangers pour raconter leur propre histoire », a averti la conférencière. Une dépendance qui pourrait, à terme, fragiliser la souveraineté narrative du continent et uniformiser les récits médiatiques.

Pour Melba Nzang Meyo, il est donc impératif que les rédactions, les institutions culturelles et les États investissent dans la structuration, la numérisation et la protection des données locales, afin que l’intelligence artificielle devienne un outil d’émancipation et non de dilution identitaire.

Qui est Melba Melba Orlie Nzang Meyo ?

Mme Melba Melba Orlie Nzang Meyo est une spécialiste des enjeux numériques et culturels, engagée sur les questions de médias, innovation technologique et valorisation des patrimoines africains. Son travail s’inscrit à la croisée de la communication, de la culture et des nouvelles technologies, avec une attention particulière portée à la souveraineté informationnelle et à la place de l’Afrique dans l’écosystème mondial de l’intelligence artificielle.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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