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Linafoot D1 : Mazembe bat enfin Blessing grâce à Jean Baleke, Sanga Balende victorieux sur Kuya
Ce dimanche 03 octobre, deux rencontres étaient au menu dans cette 27e édition de la Ligue Nationale de Football Division 1 pour le compte de la 2e journée. Mazembe a battu Blessing FC et Sa Majesté SANGA BALENDE enregistre sa première victoire devant l’équipe promu As Kuya par deux buts à un (2-1).
A Lubumbashi au stade Tout puisant Mazembe, les Corbeaux ont eu raison des Bénis de Lualaba par un score étriqué d’un but à zéro (1-0), grâce à l’unique réalisation du meilleur buteur de la saison dernière, l’international congolais Jean Baleke Othos. A la 14 ème minute de jeu, par une passe décisive de Kinzumbi, l’ancien attaquant de JSK marque son deuxième but de la saison en deux sorties et rejoint Dark Kabangu au classement de buteur.
Après sa victoire précédente devant DCMP, Blessing FC n’a pas réussi à rééditer l’exploit de la saison dernière en tenant en culotte le TP Mazembe lors de la première journée du championnat. Cette fois les hommes de Frank Dumas ont évité le nul grâce notamment à Jean Baleke, le jeune Léopards.
A Mbuji Mayi, au Stade Kashala Bonzola, les sangs et Ors de SANGA BALENDE après la correction subit face aux Corbeaux de Mazembe de quatre buts à zéro (4-0), se sont ressaisis et ont battu l’équipe kinoise de l’AS Kuya par deux buts à un (2-1), grâce à un but de l’ancien joueur de Bazano, Butoto Kamana et un but de Matafadi Mazewu.
Au classement le TP Mazembe est 2e derrière Don Bosco avec 6 points en deux journées, Blessing FC en 9e position avec 4 points dans 3 sorties, Sanga Balende (10e) avec 4 points en 3 matchs -3. Tandis que sa victime du jour AC Kuya Sport (12e) avec 3 points en 3 matchs -1.
Désiré Rex Owamba/ CONGOPROFOND.NET
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Responsabilité introuvable : À ce stade du procès, personne n’a établi que Philémon Mambabwa a ordonné de frapper ou séquestré qui que ce soit
Alors que la Cour militaire s’achemine vers la phase des plaidoiries, un constat factuel s’impose avec une acuité dérangeante : en près de huit audiences, aucun témoignage ni aucune pièce versée au dossier n’a permis d’établir un lien direct et univoque entre Philémon Mambabwa et les violences physiques subies par les enfants Mushobekwa.
L’audition des deux principaux renseignants, Sakina R. et Claudien Likulia, loin de clarifier la chaîne de commandement, a plutôt semé le trouble sur l’implication personnelle du prévenu. Sakina a été formelle devant le Ministère Public : “Est-ce que Monsieur Philemon Mambabwa avait donné l’ordre de la brutalité ? Non. Les policiers ont pris leur propre initiative” a-t-elle répondu. Une déclaration capitale, prononcée par une très proche du fils aîné de la principale partie civile, qui fragilise considérablement l’accusation de complicité ou d’instruction de torture.
De son côté, si Claudien maintient avoir entendu l’expression “petite correction”, les policiers commis à la résidence affirment sous serment n’avoir reçu que l’ordre de “garder” les jeunes gens jusqu’à l’arrivée des parents. Cette absence de preuve d’un ordre explicite de violenter les enfants se double d’une zone d’ombre juridique concernant le chef de séquestration. L’audience a confirmé que Philémon Mambabwa, après avoir découvert la présence clandestine de trois garçons majeurs ou quasi-majeurs dans la chambre de sa fille mineure à 4 heures du matin, a d’abord envisagé de les faire conduire à la 7ème Direction de l’ANR – service d’investigation dépourvu de cachot.
Cependant, il est établi et reconnu par toutes les parties que cet ordre n’a jamais été exécuté. Les enfants n’ont jamais quitté la résidence. Ils ont été retenus dans la guérite, dans l’attente, selon la défense, d’une confrontation parentale à une heure décente. Philémon Mambabwa a justifié cette rétention temporaire par un souci de responsabilité : “S’il leur était arrivé quelque chose à 5h du matin dehors, j’aurais été fautif de les avoir exposés”.
Dès lors, la question centrale qui se pose à l’orée des réquisitions est la suivante : la responsabilité pénale de Philémon Mambabwa peut-elle être engagée sur la seule base d’intentions supposées ou d’un environnement sécuritaire dont il aurait mal évalué le zèle ? La partie civile martèle que les cris des enfants étaient audibles depuis le salon et que le prévenu Philemon Mambabwa aurait dû intervenir.
La défense rétorque que ce dernier, après avoir entendu les explications des filles, a réévalué la situation en temps réel et a précisément renoncé à envoyer les garçons à l’ANR pour privilégier un dialogue parental. À ce stade du procès, si le comportement des enfants et des policiers est sévèrement questionné, la matérialité des faits principaux reprochés à Philémon Mambabwa – ordre de frapper et séquestration arbitraire – reste, sur le strict plan factuel et objectif, désespérément non établie.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
