Sports
Linafoot D1 : Dauphin Noir corrige les Aigles du Congo à Goma et se classe provisoirement 2ème
L’AS Dauphin Noir de Goma (Nord-Kivu) a pris le dessus sur le Football Club les Aigles du Congo de Kinshasa (2-0), ce dimanche 01 octobre 2023 au stade de l’Unité de la Karisimbi, en marge de la 5e journée du championnat national d’élite, Linafoot D1, 29e édition (groupe B).
Pour s’offrir les 3 points du jour, l’unique représentant de la province du Nord-Kivu dans cette prestigieuse compétition nationale s’est appuyé sur ses joyaux Abraham Ebola, à la 29e minute de la partie, et Wagens Kalombo (90e minute +1) pour la deuxième réalisation (2-0).
Pour leur part, les Aigles du Congo ont été moins tranchants face au but. Et ce, malgré leur domination de jeu en seconde période du match.
Grâce à cette victoire, Dauphin Noir se comporte bien dans cette étape et occupe provisoirement la deuxième position au classement avec 10 points, alors que son adversaire du jour, attendu à Bukavu pour être reçu par le FC Étoile du Kivu mercredi 04 octobre prochain, peine de se s’imposer jusqu’à présent.
Pour sa part, le FC Les Aigles du Congo stagne à l’avant-dernière place avec 4 unités en 5 matchs joués à son actif.
Cedrick Sadiki Mbala/CONGOPROFOND.NET
Sports
Basketball en RDC : des carrières prometteuses étouffées par le manque de moyens
En République démocratique du Congo, de nombreux jeunes passionnés de basketball voient leurs rêves freinés par les réalités du terrain. Pourtant considéré ailleurs comme un sport prestigieux et porteur d’opportunités, le basketball peine encore à être pris au sérieux dans le pays, compromettant ainsi l’avenir de nombreux talents.
« Le basketball au Congo ne paie pas assez ! », dénonce Israël, un jeune amoureux de cette discipline. Alors que ce sport génère ailleurs des millions et offre de véritables perspectives professionnelles, il reste encore relégué au second plan en RDC. Face à cette situation, plusieurs jeunes nourrissent l’espoir de suivre les traces de grandes figures comme Dikembe Mutombo, en tentant leur chance à l’étranger pour se faire drafter et lancer leur carrière.
Sur le plan financier, les obstacles sont nombreux. Au-delà du coût des équipements, la grande différence réside dans les sources de financement. Aux États-Unis, les meilleurs talents bénéficient souvent de bourses d’études, d’infrastructures scolaires modernes et d’un accompagnement complet dès le lycée.
En RDC, en revanche, le financement repose essentiellement sur les familles et quelques initiatives privées, l’État apportant peu de soutien aux centres de formation. Les parents doivent souvent assumer les frais d’entraînement, de déplacement et de participation aux compétitions.
À cela s’ajoute l’absence d’un véritable écosystème économique autour du basketball. Tandis que les ligues étrangères profitent de sponsors puissants et de droits télévisés importants, le basketball congolais survit souvent grâce à l’engagement de quelques mécènes ou de dirigeants de clubs passionnés.
Malgré ces difficultés, la passion des jeunes reste intacte. Le basketball en RDC n’est pas en voie de disparaître, bien au contraire. Il continue de vivre à travers la détermination de cette jeunesse qui refuse d’abandonner ses rêves. Pour éviter que ces carrières prometteuses ne meurent dans l’œuf, il devient urgent que des initiatives concrètes soient prises afin de soutenir et valoriser les talents locaux.
Adonikam Mukendi, stagiaire UCC
