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Sports

Linafoot : Bertin Maku force le respect !

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Le technicien congolais Bertin Maku est en train de marquer les esprits avec une reprise remarquée à la tête de CS Manika , promu cette saison. Écarté par Saint-Lupopo la saison dernière, l’entraîneur a pourtant tourné la page avec détermination, en saisissant une opportunité délicate dès la deuxième journée .

Dirigeant une équipe dont plusieurs joueurs ne sont pas encore très connus du grand public, Bertin Maku a rapidement imposé son style de jeu , basé sur la rigueur , la discipline et une organisation claire sur le terrain. Résultat : CS Manika occupe aujourd’hui la cinquième place au classement , un positionnement qui inspire confiance à toute la formation.

Un maintien déjà dans la poche, et plus encore

Avec une dynamique solide, CS Manika est désormais sur la voie d’un maintien assuré pour la prochaine saison. Mais l’objectif affiché va plus loin : l’équipe nourrit l’espoir de viser un Top 4 pour les playoffs . Une ambition crédible, au regard du sérieux affiché depuis le début des journées.

Le succès face à Saint-Lupopo : un message fort

Le moment fort de la campagne est sans doute la dernière performance contre son ancien club, Saint-Lupopo . CS Manika s’est imposé par deux buts à zéro , un résultat qui résonne comme un véritable signal .

Face à une référence du championnat, Bertin Maku a su aligner une stratégie efficace et concrète. Ce succès, plus qu’un simple match gagné, montre que l’entraîneur fait désormais parler son travail , et qu’il compte bien rester au centre du débat sportif.

En reprenant une équipe promue, en faisant avec des joueurs encore méconnus, et en transformant rapidement l’essai, Bertin Maku force le respect. Et si la suite ressemble à ce que l’équipe montre déjà, CS Manika pourrait bien surprendre davantage… surtout quand les enjeux s’intensifieront pour l’accès aux playoffs.

Désiré Rex Owamba

Sports

Basketball en RDC : des carrières prometteuses étouffées par le manque de moyens

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En République démocratique du Congo, de nombreux jeunes passionnés de basketball voient leurs rêves freinés par les réalités du terrain. Pourtant considéré ailleurs comme un sport prestigieux et porteur d’opportunités, le basketball peine encore à être pris au sérieux dans le pays, compromettant ainsi l’avenir de nombreux talents.

« Le basketball au Congo ne paie pas assez ! », dénonce Israël, un jeune amoureux de cette discipline. Alors que ce sport génère ailleurs des millions et offre de véritables perspectives professionnelles, il reste encore relégué au second plan en RDC. Face à cette situation, plusieurs jeunes nourrissent l’espoir de suivre les traces de grandes figures comme Dikembe Mutombo, en tentant leur chance à l’étranger pour se faire drafter et lancer leur carrière.

Sur le plan financier, les obstacles sont nombreux. Au-delà du coût des équipements, la grande différence réside dans les sources de financement. Aux États-Unis, les meilleurs talents bénéficient souvent de bourses d’études, d’infrastructures scolaires modernes et d’un accompagnement complet dès le lycée.

En RDC, en revanche, le financement repose essentiellement sur les familles et quelques initiatives privées, l’État apportant peu de soutien aux centres de formation. Les parents doivent souvent assumer les frais d’entraînement, de déplacement et de participation aux compétitions.

À cela s’ajoute l’absence d’un véritable écosystème économique autour du basketball. Tandis que les ligues étrangères profitent de sponsors puissants et de droits télévisés importants, le basketball congolais survit souvent grâce à l’engagement de quelques mécènes ou de dirigeants de clubs passionnés.

Malgré ces difficultés, la passion des jeunes reste intacte. Le basketball en RDC n’est pas en voie de disparaître, bien au contraire. Il continue de vivre à travers la détermination de cette jeunesse qui refuse d’abandonner ses rêves. Pour éviter que ces carrières prometteuses ne meurent dans l’œuf, il devient urgent que des initiatives concrètes soient prises afin de soutenir et valoriser les talents locaux.

Adonikam Mukendi, stagiaire UCC

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