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Linabox : 12 combats pour célébrer le 46e anniversaire du combat Ali et Foreman
La Ligue Nationale de Boxe Professionnelle organise, le 30 octobre 2020, les championnats du Congo et d’Afrique au Ballers Hours RDC à Gombe, en marge du 46ème anniversaire du combat d’Ali et Foreman. L’annonce de cet événement a été faite ce vendredi 09 octobre par le président de cette ligue, Mukadi Manda, ainsi que son équipe, à travers une conférence de presse tenue.
« Ce 46e anniversaire commémore le combat de Mohamed Ali et Foreman, ce combat du siècle, un événement planétaire que la RDC a organisé. C’est à cette occasion là que nous organisons les championnats du Congo et d’Afrique de la boxe professionnelle. Nous aurons 12 combats de titans et espérons que ça sera une soirée inoubliable », explique le président de la Ligue Nationale de Boxe Professionnelle
Mukadi Manda promet également que, chaque 30 octobre, sa ligue fera cette journée, une journée inoubliable. Le président de la Linabox a aussi fait savoir à la presse qu’il a écrit un livre qui sera publié incessamment, ce livre parle de l’histoire de la boxe en RDC : son historique, son développement et l’heure actuelle de la boxe. Il veut que l’histoire de la boxe ne soit pas seulement orale mais écrite.
Notons que pour ces combats la tarification est fixée à 10 dollars et 50 dollars pour le VIP.
Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET
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Procès “des Enfants chillers” : Marie-Ange Mushobekwa réclame 3,4 millions de dollars !
Et si le mobile n’était pas seulement la justice ? La plaidoirie de la partie civile, ce jeudi 30 Avril 2026 aura duré une heure. Elle aura aussi produit un chiffre qui a fait réagir l’assistance jusqu’aux bancs de la presse : 3.400.000 dollars américains. Un million de dollars par enfant et 200.000 dollars pour chaque mère soit 7.898.200.000 CDF (taux de 2 323 CDF) c’est-à-dire sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-huit millions deux cent mille francs congolais.
Un montant colossal, présenté comme la juste réparation de “douleurs et souffrances aiguës intentionnellement infligées”, selon les mots du conseil de Madame Marie-Ange Mushobekwa parlant au nom de toutes les parties civiles. Mais au-delà de l’effet d’annonce, ce quantum interroge. Et ouvre une brèche que les prochaines audiences ne pourront ignorer. Car le décalage est troublant. D’un côté, un récit d’horreur : torture, détention illégale, séquestration, cages à chiens.
De l’autre, un dossier médical qui, de l’aveu même du médecin traitant Docteur Yenga Mbuta Dosh Junior, ne révèle aucun traumatisme interne, aucune fracture, aucune lésion grave. Les vidéos projetées montrent des enfants certes éprouvés, mais que l’on voit debout, capables de se mouvoir, sans trace visible de saignement (alors même que la plaignante Marie-Ange Mushobekwa affirmait que ses fils saignaient). L’écart entre la gravité alléguée et les constatations objectives interroge nécessairement la proportionnalité de la demande indemnitaire.
Quatre mois de procès, et ce constat implacable : personne n’a pu désigner Philemon Mambabwa comme le véritable architecte des violences, rien ne documente un ordre explicite sorti de sa bouche, et son récit, livré avec constance depuis le premier jour, demeure à ce jour sans contradiction. Dès lors, une question s’invite dans les couloirs du prétoire : ce procès était-il mû par la seule quête de justice, ou ce chiffre de 3,4 millions de dollars soit 7.898.200.000 Francs Congolais, trahit-il un objectif plus lucratif ?
Les parties civiles ont le droit de solliciter réparation. Mais lorsque la somme réclamée semble décorrélée de la matérialité des faits établie à l’audience, c’est la crédibilité même de la démarche qui est en jeu. La défense, qui se dit prête à plaider, ne manquera certainement pas de le relever.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
