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Politique

L’impuissance apprise des institutions en RDC : Entre espoirs déçus et nécessité de changement

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Depuis des décennies, les institutions de la République Démocratique du Congo ont été confrontées à des défis persistants, entravant leur capacité à répondre efficacement aux besoins de la population. Cette impuissance apprise, résultant d’années de dysfonctionnements, de corruption et de négligence, jète une ombre sur les espoirs de progrès et génère une profonde frustration parmi les citoyens.

Malgré les promesses de réformes et les changements de régime, les institutions congolaises semblent piégées dans un cycle de dysfonctionnement systémique. Les défis économiques, politiques et sociaux persistent, souvent exacerbés par des intérêts personnels et des luttes de pouvoir au sein des sphères dirigeantes aux égos surdimensionnés.

L’impuissance apprise des institutions en RDC est illustrée par une série de maux persistants. Les infrastructures de base demeurent inadéquates, l’accès à l’éducation et aux soins de santé reste limité, et la sécurité alimentaire est précaire dans de nombreuses provinces. De plus, la corruption endémique, entretenue par ceux qui sont censés la combattre, mine la confiance du public et entrave les progrès économiques.

Face à cette impuissance apprise, il est impératif de remettre en question les fondements mêmes des institutions et de promouvoir un changement radical. Cela nécessite une volonté politique réelle, une transparence accrue et une responsabilisation des acteurs institutionnels. De plus, l’engagement en faveur de la bonne gouvernance, de la justice sociale et de l’investissement dans les infrastructures doit être placé au premier plan.

Alors que les défis demeurent nombreux, l’avenir de la RDC réside dans sa capacité à briser le cycle de l’impuissance apprise et à ouvrir la voie à un avenir plus prometteur. Ce processus exige un effort concerté de la part des dirigeants nationaux, des organisations internationales et de la société civile pour reconstruire des institutions responsables, efficaces et résilientes.

En définitive, surmonter l’impuissance apprise des institutions en RDC nécessitera un changement radical de mentalité, une action déterminée et une vision inclusive pour un avenir meilleur.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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Nord-Kivu : Le BUREC dénonce les querelles politiques autour du gouverneur militaire

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Le Bloc Uni pour la Renaissance et l’Émergence du Congo, BUREC, à travers son inter-fédération du Nord-Kivu, a publié ce 24 mai 2026 à Beni une déclaration politique sur la situation sécuritaire qui prévaut dans la province. Dans ce document, les cadres et militants du parti affirment suivre « avec attention les situations politique et sécuritaire » dans le Nord-Kivu.

Face à la détérioration persistante de la situation sécuritaire, le BUREC/Nord-Kivu a réaffirmé son soutien aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), au président Félix Tshisekedi ainsi qu’au gouverneur militaire du Nord-Kivu, Somo Kakule Evariste. Le parti salue notamment « les efforts consentis dans la recherche de la paix, la restauration de l’autorité de l’État et le développement ».

Dans la même déclaration, le BUREC recommande  « le renforcement et l’intensification des opérations militaires contre l’AFC/M23, les ADF et les autres groupes armés réfractaires au P-DDRCS ». Cette formation politique estime que les offensives militaires doivent être renforcées afin de faire face à l’insécurité persistante dans plusieurs zones du Nord-Kivu.

Le parti a également condamné « les sorties médiatiques de certains politiciens et leaders d’opinion qui s’opposent à la gouvernance actuelle de la province ». Selon le BUREC, l’Union sacrée de la Nation au Nord-Kivu « n’a jamais été saisie d’une démarche pour laquelle le Gouverneur militaire aurait constitué une obstruction à un acteur politique, de surcroît un élu ».

Réaffirmant son appartenance à l’Union sacrée de la Nation, le BUREC/Nord-Kivu dit renouveler « avec force son soutien indéfectible à la gouvernance de la province du Nord-Kivu sous l’égide du Général-Major Somo Kakule Evariste, émanation de la volonté du Chef de l’État ».

Cette formation politique appelle par ailleurs les acteurs politiques à éviter d’impliquer l’armée dans les débats politiques. Le document rappelle que « l’armée est apolitique » et estime que le général-major Somo Kakule Evariste « devrait être épargné des querelles politiciennes afin de mieux se concentrer sur sa mission ».

Cette déclaration a été signée à Beni dans un contexte marqué par la poursuite des affrontements entre les forces gouvernementales et plusieurs groupes armés actifs dans l’est de la RDC, notamment l’AFC/M23 et les ADF.

Franck Kaky

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