Politique
L’impolitesse rampante : Reflet troublant de l’élection au Gouvernorat du Haut-Uélé
Dans une campagne électorale marquée par des absences de scrupules flagrantes, le Haut-Uélé se retrouve plongé dans un spectacle d’impolitesse et de mépris. L’évaporation soudaine du premier partenaire auto-proclamé d’un candidat, désormais en fuite pour des accusations de diffamation et d’injures graves, dévoile une facette sombre de la politique locale.
Son remplaçant, tout aussi versatile, trahit une inculture alarmante, posant ainsi la question cruciale : pourquoi le candidat Bakomito est le seul parmi les quatre à concourir pour le poste de Gouverneur à être entouré d’une clique d’individus mal éduqués ? Pourquoi reste-t-il silencieux face à de tels comportements ? Est-il complice de cette dérive où les insultes remplacent les débats constructifs ?
Se profile-t-il un avenir où l’impolitesse règne en maître si ce candidat gouverneur, sénateur, député national, député provincial, président du barreau d’Isiro et autres, accède un jour au pouvoir ? L’impolitesse, arme de destruction massive des valeurs démocratiques, devient ainsi le miroir déformant d’une élection où le respect et la décence semblent relégués aux oubliettes.
La plus grande difficulté de la maffia politique qui s’est érigée sous les regards ébahis de la population plutôt exemplaire de la province du Haut-Uélé est de transformer les idées farfelues en expérience. Ce que d’aucuns aiment dans la stature du Grand Chef Constant Lungagbe, c’est son intelligence qui va toujours très loin dans la réalisation des objectifs collectifs pour le bien de tous.
Au-delà des provocations, de la méchanceté et de l’insulte des lieutenants de Jean Bakomito Gambu, le futur Gouverneur de la province du Haut-Uélé Sa Majesté Constant Lungagbe considère que la faute commise est une erreur liée à l’absence d’éducation de ces derniers. Cette erreur est certes un échec mais aussi une opportunité pour eux d’apprendre le respect, les us et coutumes de notre société.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
Actualité
Isolé politiquement, Laddy Yangotikala maintient la pression : « Le VPM Jacquemin Shabani doit s’expliquer devant le Parlement ! »
Exclu de son regroupement politique et abandonné par plusieurs de ses soutiens, le député national Laddy Yangotikala refuse de retirer sa motion de défiance visant le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité. Dans une déclaration publiée ce vendredi 17 avril sur ses plateformes numériques, il a réaffirmé sa détermination à aller jusqu’au bout de sa démarche parlementaire.
À l’origine de cette initiative, déposée le 13 avril à l’Assemblée nationale, l’élu accuse le VPM d’inefficacité face à l’insécurité grandissante à Kinshasa et dans plusieurs autres villes du pays. Malgré les pressions politiques et les désistements enregistrés parmi les signataires, il campe sur sa position.
« Je prends acte de mon exclusion du regroupement. Je remercie le président Jean-Michel Sama Lukonde pour m’avoir permis d’être libre d’exercer le pouvoir de contrôle sur un membre du gouvernement. Je n’ai pas violé la Constitution ni le règlement intérieur. Je n’ai fait que demander au VPM de protéger les électeurs du président Félix Tshisekedi », a-t-il déclaré.
Dans la même veine, Laddy Yangotikala insiste : « Qu’on ne vous trompe pas. Ma motion de défiance n’a pas été retirée. Nous irons jusqu’au bout ». Il dénonce également des tentatives d’entrave à la procédure parlementaire : « Toutes les manœuvres dilatoires qu’ils ont lancées pour protéger le VPM de l’Intérieur et Sécurité, comme le report de la plénière, n’aboutiront pas car le règlement intérieur est clair ».
Cette posture de fermeté intervient dans un contexte politique tendu. L’Union sacrée de la Nation, par la voix de son secrétaire permanent André Mbata, avait désavoué cette motion, évoquant l’absence de quitus préalable. De son côté, l’AFDC-A a exigé de ses deux députés signataires de retirer leurs signatures, tandis que plusieurs parmi les 56 signataires initiaux se sont désistés.
Malgré cet isolement progressif, Laddy Yangotikala se présente comme un élu déterminé à exercer pleinement son rôle de contrôle parlementaire. En résistant aux pressions politiques et aux désaveux, il affirme son refus de céder, martelant un message clair : pour lui, la question sécuritaire mérite un débat public au Parlement, sans compromis ni abandon de sa motion.
Njila Mule/CONGOPROFOND.NET
