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Likasi : 500 bancs-pupitres offerts par le Service National à l’Université et à l’ISP, un souffle nouveau pour l’enseignement supérieur

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Sous un soleil généreux et la poussière rouge du cuivre, l’Université et l’Institut Supérieur Pédagogique de Likasi ont vécu, ce vendredi 10 octobre 2025, une journée pas comme les autres. Deux institutions phares du Haut-Katanga viennent de recevoir une bouffée d’oxygène : 500 bancs-pupitres flambant neufs remis par le Service National, sous la conduite du Lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik.

Sur l’esplanade centrale, étudiants, enseignants et curieux se sont rassemblés pour accueillir ce convoi symbolique. Les visages, souvent résignés par le manque de moyens, laissaient place à des sourires de soulagement.

« Aujourd’hui, nous voyons que notre université n’est pas oubliée », confie Élisabeth, étudiante en Sciences de l’éducation, émue. « Nous pourrons enfin suivre les cours assis, dans de bonnes conditions. »

Une réponse concrète à un besoin criant

Depuis des années, l’Université de Likasi et l’ISP faisaient face à une pénurie aiguë de mobilier. Des salles de cours bondées, des étudiants forcés d’apprendre debout ou assis avec prudence : tel était le quotidien. Mais avec cette dotation, les conditions d’apprentissage s’améliorent sensiblement, marquant une nouvelle étape dans la politique d’investissement éducatif impulsée par le Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Cette initiative s’inscrit dans le vaste programme de dotation mobilière des écoles, universités et instituts supérieurs du pays, piloté par le Service national. En seulement deux mois, près de 5.000 bancs-pupitres ont déjà été distribués dans plusieurs établissements du Haut-Katanga : l’Université de Lubumbashi (UNILU), l’ISP-Lubumbashi, l’Athénée de Katuba et le complexe scolaire du camp Vangu, fruit du travail des jeunes réinsérés du centre de formation de Kabulameshi.

Un geste symbolique, une vision présidentielle

Dans son mot de circonstance, le recteur Louis M’Palambabula a salué la portée de cet acte. « Ce don est plus qu’un geste logistique ; c’est une main tendue vers la dignité académique. Nous remercions le Président Félix Tshisekedi pour sa vision, et le Lieutenant-général Kasongo Kabwik pour sa mise en œuvre rigoureuse et inspirée. C’est un véritable oiseau rare », a-t-il déclaré sous les applaudissements.

Pour le Service National, cette remise n’est pas un événement isolé, mais une étape d’un programme global de réhabilitation du mobilier scolaire et universitaire, destiné à redonner son éclat à l’enseignement public congolais.

Le cuivre, la poussière et l’espoir

À Likasi, capitale minière, l’éducation tente de retrouver sa place dans un environnement dominé par les usines et les carrières. Voir des bancs neufs entrer dans les auditoires, c’est aussi redonner espoir à une jeunesse souvent oubliée, mais avide de savoir et de changement.

« Le Service National n’est pas seulement un centre de production ; c’est une école de la renaissance », a résumé un enseignant.

Et en ce jour lumineux d’octobre, Likasi a repris confiance en son avenir éducatif.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

 

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Nord-Kivu : Le BUREC dénonce les querelles politiques autour du gouverneur militaire

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Le Bloc Uni pour la Renaissance et l’Émergence du Congo, BUREC, à travers son inter-fédération du Nord-Kivu, a publié ce 24 mai 2026 à Beni une déclaration politique sur la situation sécuritaire qui prévaut dans la province. Dans ce document, les cadres et militants du parti affirment suivre « avec attention les situations politique et sécuritaire » dans le Nord-Kivu.

Face à la détérioration persistante de la situation sécuritaire, le BUREC/Nord-Kivu a réaffirmé son soutien aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), au président Félix Tshisekedi ainsi qu’au gouverneur militaire du Nord-Kivu, Somo Kakule Evariste. Le parti salue notamment « les efforts consentis dans la recherche de la paix, la restauration de l’autorité de l’État et le développement ».

Dans la même déclaration, le BUREC recommande  « le renforcement et l’intensification des opérations militaires contre l’AFC/M23, les ADF et les autres groupes armés réfractaires au P-DDRCS ». Cette formation politique estime que les offensives militaires doivent être renforcées afin de faire face à l’insécurité persistante dans plusieurs zones du Nord-Kivu.

Le parti a également condamné « les sorties médiatiques de certains politiciens et leaders d’opinion qui s’opposent à la gouvernance actuelle de la province ». Selon le BUREC, l’Union sacrée de la Nation au Nord-Kivu « n’a jamais été saisie d’une démarche pour laquelle le Gouverneur militaire aurait constitué une obstruction à un acteur politique, de surcroît un élu ».

Réaffirmant son appartenance à l’Union sacrée de la Nation, le BUREC/Nord-Kivu dit renouveler « avec force son soutien indéfectible à la gouvernance de la province du Nord-Kivu sous l’égide du Général-Major Somo Kakule Evariste, émanation de la volonté du Chef de l’État ».

Cette formation politique appelle par ailleurs les acteurs politiques à éviter d’impliquer l’armée dans les débats politiques. Le document rappelle que « l’armée est apolitique » et estime que le général-major Somo Kakule Evariste « devrait être épargné des querelles politiciennes afin de mieux se concentrer sur sa mission ».

Cette déclaration a été signée à Beni dans un contexte marqué par la poursuite des affrontements entre les forces gouvernementales et plusieurs groupes armés actifs dans l’est de la RDC, notamment l’AFC/M23 et les ADF.

Franck Kaky

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