Actualité
Ligue des Champions de la CAF : Maniema Union arrache sa qualification aux tirs au but face à Ngezi Platinum
L’équipe de Maniema Union, entraînée par Papy Kimoto, s’est qualifiée de justesse ce dimanche 25 août pour les 16es de finale de la Ligue des Champions de la CAF. Après un match nul 0-0 à l’aller face à l’équipe zimbabwéenne de Ngezi Platinum, les hommes de Kindu ont dû passer par une séance de tirs au but pour arracher leur billet pour le prochain tour.
C’est finalement sur le score de 4 tirs au but à 3 que Maniema Union s’est imposé au Stade des Martyrs de Kinshasa, après 180 minutes de jeu sans but des deux côtés. Une qualification obtenue dans la douleur, mais qui permet à l’AS Maniema Union de continuer son parcours dans la prestigieuse compétition africaine.
Le ministre des Sports, Didier Budimbu, a tenu à féliciter chaleureusement Maniema Union pour cette qualification.
Au prochain tour, Maniema Union affrontera les Angolais de Petro de Luanda. Une confrontation qui s’annonce d’ores et déjà passionnante entre deux formations ambitieuses sur le plan continental.
Désiré Rex Owamba /CONGOPROFOND.NET
Actualité
A Kampala, des experts plaident pour une paix “ancrée localement” en RDC face aux limites des accords internationaux
La 9ème édition de la Conférence de géopolitique de Kampala (KGC2026), tenue les 15 et 16 avril 2026 à l’Université Makerere en Ouganda, a pris fin ce jeudi sur un panel consacré à la situation en République démocratique du Congo.
Intitulé « Paix empruntée, ressources hypothéquées : le dilemme de souveraineté de la RDC et les perspectives de paix durable entre le cadre de Doha et l’accord de Washington », le panel 4 a réuni plusieurs spécialistes autour des défis que représentent les actuels processus de négociation pour la stabilisation du pays.
Le professeur Kasaijja Phillip Apuuli a souligné les limites des modèles standardisés d’accords de paix, rappelant que des solutions durables nécessitent une appropriation locale plus forte. « Les accords dont le processus n’est pas possédé nativement ne suscitent pas d’engagement », a-t-il observé, plaidant pour une implication directe des populations congolaises dans la conception des mécanismes de sortie de crise.
Asuman Bisika a pour sa part abordé la question de la souveraineté comme un espace en constante négociation, notamment face aux enjeux liés à la gestion des ressources naturelles. La professeure Zahara Nampewo a quant à elle interrogé la capacité de la RDC à mettre en œuvre des accords dans des cadres aussi complexes que Doha et Washington, au regard des contraintes politiques, économiques et géographiques propres au pays.
Les intervenants ont également replacé la crise congolaise dans son contexte historique long, depuis les années 1960 jusqu’aux tensions actuelles dans l’est du pays.
Au terme des échanges, les panélistes ont convergé vers la nécessité d’un ancrage africain plus affirmé dans les processus de paix, afin d’en garantir la durabilité et l’appropriation par les parties prenantes locales.
