Sports
Ligue 2 Est : l’AS Kabasha tenue en échec par Étincelle, AS Nyuki assomme Maika d’UVira
Les rencontres de la Ligue 2 Est, zone de développement Est B, ont offert des spectacles contrastés vendredi 17 janvier 2025. A Goma au Nord-Kivu, par exemple, l’AS Kabasha et le FC Étincelle se sont neutralisés (0-0) dans un duel intense mais sans but, tandis que l’AS Nyuki a écrasé l’AS Maika (4-0) lors d’une rencontre riche en action.
AS Kabasha 0-0 FC Étincelle
Dans un choc au sommet, l’AS Kabasha de Goma n’a pas réussi à décrocher les trois points nécessaires pour prendre la tête du classement. Malgré plusieurs occasions de part et d’autre, les filets sont restés inviolés au stade de l’Unité. Kabasha conserve sa 2e place avec 19 points, alors qu’Étincelle FC remonte à la 8e position avec 14 points.
AS Nyuki 4-0 AS Maika
De son côté, l’AS Nyuki de la ville commerciale de Butembo a brillé face à l’AS Maika d’Uvira au Sud-Kivu grâce à un festival offensif. Mashimango Mumbere s’est illustré en inscrivant deux buts (5e, 51e), suivi par Paluku Paramusi (49e) et Muhindo Kiheka (79e). Cette victoire porte Nyuki à la 9e place avec 12 points, tandis que Maika stagne à la 11e position avec 10 unités.
Les enjeux restent serrés dans cette zone Est B, où chaque point compte pour accéder aux phases finales du championnat national.
À la même heure, au stade Umoja d’UVira, l’équipe locale de l’AS Mwangaza était en train de s’imposer petitement devant Mulazo FC de Walungu (1-0).
Pour la suite du programme, le leader provisoire AC Capaco de Beni affrontera DC Virunga ce samedi 18 janvier au stade de l’Unité, à 15h00. Ce sera un duel crucial pour maintenir la dynamique en haut du classement.
Un championnat qui reste passionnant et très compétitif dans cette zone Est B.
Cedrick Sadiki Mbala
Actualité
MMA en RDC : Des champions sans soutien à la veille d’un rendez-vous continental
À l’approche du championnat IMMAF Africa prévu en Angola, la situation de la Team RDC de MMA amateur suscite inquiétude et indignation. Dans une interview sans détour, le manager et acteur sportif congolais Didon Kibuka dénonce l’absence de soutien dont sont victimes les athlètes appelés à représenter le pays.
« On défend le drapeau, mais on nous laisse seuls », résume-t-il, exprimant frustration et tristesse face à une réalité qui, selon lui, se répète année après année. Malgré leur engagement et leurs performances, les combattants congolais doivent encore se débrouiller par leurs propres moyens pour participer à cette compétition continentale.

Un exploit continental resté sans suite
Pourtant, les résultats récents plaident largement en faveur de ces athlètes. Lors de la précédente édition de l’IMMAF Africa, la RDC avait réalisé une performance remarquable en décrochant 10 médailles : 6 en or, 2 en argent et 2 en bronze.
Cette moisson avait hissé le pays parmi les meilleures nations africaines de MMA amateur, confirmant le potentiel et la détermination des combattants congolais. « C’était un exploit », rappelle Didon Kibuka, insistant sur le fait que ces résultats ont été obtenus malgré des moyens limités.
Des promesses non tenues après les honneurs

À leur retour au pays, les athlètes avaient été reçus par les autorités, suscitant espoir et reconnaissance. Des promesses de soutien avaient notamment été évoquées en vue de leur participation au championnat du monde.
Mais selon Kibuka, ces engagements n’ont jamais été concrétisés. Faute de financement, la Team RDC avait été contrainte de renoncer à cette échéance internationale majeure, illustrant un décalage persistant entre les discours officiels et les actes.
Des athlètes contraints de tout financer eux-mêmes

À quelques jours de l’édition angolaise, la situation reste préoccupante. Les combattants amateurs doivent assumer eux-mêmes l’ensemble des frais liés à leur participation : licences, billets d’avion, hébergement, restauration et frais d’inscription.
Une réalité difficile pour ces sportifs non professionnels, souvent sans revenus fixes. « On leur demande de porter seuls tout le poids financier de la représentation nationale », déplore Kibuka, soulignant le sacrifice consenti par ces jeunes athlètes pour défendre les couleurs du pays.
Un appel urgent à la responsabilité collective

Face à cette situation, Didon Kibuka interpelle à la fois les autorités publiques et les partenaires privés. Il appelle à une prise de conscience sur le rôle de ces athlètes, qu’il considère comme de véritables ambassadeurs de la RDC.
Il dénonce également le contraste avec d’autres disciplines mieux soutenues, estimant que les combattants de MMA méritent un minimum de considération au regard des risques qu’ils prennent et des résultats qu’ils obtiennent.
Son message se veut clair : soutenir ces jeunes, c’est investir dans l’image et l’avenir sportif du pays. « Ils ne demandent pas des privilèges, mais simplement de ne plus être seuls », insiste-t-il.
À travers cet appel, c’est toute la question de la valorisation du sport en RDC qui est posée. Alors que le MMA connaît une croissance rapide sur le continent, le pays risque de manquer une opportunité stratégique pour sa jeunesse si rien n’est fait.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
