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Sports

Ligue 2 – Est B : FC Mwangaza lance sa saison en beauté, AC Brésil mauvais débutant

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Le Football Club Mwangaza de la ville de Goma a officiellement lancé sa saison (2024-25) par une victoire étriquée (1-0) devant l’Académie Club Brésil, ce vendredi 15 novembre 2024 au stade de l’Unité de Goma. Cette empoignade cent pour cent locale s’inscrivait en marge de l’ouverture des rideaux de la 7e édition du championnat national de football, la division 2, zone de développement Est B (Ligue 2).

Après avoir fait preuve d’une résistance en première période, les jeunes de l’AC Brésil ont cédé les points en deuxième partie de la rencontre.

Pour s’offrir les trois points du jour, les rouge et blanc du FC Mwangaza se sont appuyés sur le joyau Basila Mambo dit « Kibaba » pour l’inscription de l’unique réalisation du jour.

Après cette domination au marquoir, les brésiliens ont appuyé sur l’accélérateur pour revenir au score mais sans effet. Jusqu’au dernier coup de sifflet, le score est resté inchangé au grand bonheur de Mwangaza.

Pour la suite de la compétition, l’Académie Réal de Bukavu au Sud-Kivu sera accueillie par FC Étincelle de Katwa (Butembo), ce samedi 16 novembre dans les installations du stade de l’unité. Deux heures plus tard, ça sera le tour de l’AC Capaco de Beni ville de recevoir l’Olympique Club Muungano de Bukavu.

Rappelons-le, cette saison est particulière pour la zone de développement Est B qui a connu la montée de plusieurs équipes dont l’AC Brésil, Capaco AC, US Socozaki, FC Mulazo de Walungu et AS Mwangaza d’UVira. Par contre, aucune équipe n’a été reversée en division inférieure.

Cedrick Sadiki Mbala

Actualité

MMA en RDC : Des champions sans soutien à la veille d’un rendez-vous continental

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À l’approche du championnat IMMAF Africa prévu en Angola, la situation de la Team RDC de MMA amateur suscite inquiétude et indignation. Dans une interview sans détour, le manager et acteur sportif congolais Didon Kibuka dénonce l’absence de soutien dont sont victimes les athlètes appelés à représenter le pays.

« On défend le drapeau, mais on nous laisse seuls », résume-t-il, exprimant frustration et tristesse face à une réalité qui, selon lui, se répète année après année. Malgré leur engagement et leurs performances, les combattants congolais doivent encore se débrouiller par leurs propres moyens pour participer à cette compétition continentale.

Un exploit continental resté sans suite

Pourtant, les résultats récents plaident largement en faveur de ces athlètes. Lors de la précédente édition de l’IMMAF Africa, la RDC avait réalisé une performance remarquable en décrochant 10 médailles : 6 en or, 2 en argent et 2 en bronze.

Cette moisson avait hissé le pays parmi les meilleures nations africaines de MMA amateur, confirmant le potentiel et la détermination des combattants congolais. « C’était un exploit », rappelle Didon Kibuka, insistant sur le fait que ces résultats ont été obtenus malgré des moyens limités.

Des promesses non tenues après les honneurs

À leur retour au pays, les athlètes avaient été reçus par les autorités, suscitant espoir et reconnaissance. Des promesses de soutien avaient notamment été évoquées en vue de leur participation au championnat du monde.

Mais selon Kibuka, ces engagements n’ont jamais été concrétisés. Faute de financement, la Team RDC avait été contrainte de renoncer à cette échéance internationale majeure, illustrant un décalage persistant entre les discours officiels et les actes.

Des athlètes contraints de tout financer eux-mêmes

À quelques jours de l’édition angolaise, la situation reste préoccupante. Les combattants amateurs doivent assumer eux-mêmes l’ensemble des frais liés à leur participation : licences, billets d’avion, hébergement, restauration et frais d’inscription.

Une réalité difficile pour ces sportifs non professionnels, souvent sans revenus fixes. « On leur demande de porter seuls tout le poids financier de la représentation nationale », déplore Kibuka, soulignant le sacrifice consenti par ces jeunes athlètes pour défendre les couleurs du pays.

 

Un appel urgent à la responsabilité collective

Face à cette situation, Didon Kibuka interpelle à la fois les autorités publiques et les partenaires privés. Il appelle à une prise de conscience sur le rôle de ces athlètes, qu’il considère comme de véritables ambassadeurs de la RDC.

Il dénonce également le contraste avec d’autres disciplines mieux soutenues, estimant que les combattants de MMA méritent un minimum de considération au regard des risques qu’ils prennent et des résultats qu’ils obtiennent.

Son message se veut clair : soutenir ces jeunes, c’est investir dans l’image et l’avenir sportif du pays. « Ils ne demandent pas des privilèges, mais simplement de ne plus être seuls », insiste-t-il.

À travers cet appel, c’est toute la question de la valorisation du sport en RDC qui est posée. Alors que le MMA connaît une croissance rapide sur le continent, le pays risque de manquer une opportunité stratégique pour sa jeunesse si rien n’est fait.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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