Sports
Ligue 1 – RDC : TP Mazembe et l’AS Simba victorieux, Renaissance et Rangers se séparent dos à dos
Le TP Mazembe Englebert de Lubumbashi a remporté une courte mais précieuse victoire (1-0) face au Cercle Sportif Don Bosco, ce mardi 19 février 2025, à l’occasion de la 2e journée de la phase retour du Championnat national d’élite, Linafoot Division 1, 30e édition. La rencontre s’est déroulée au stade de Kamalondo.
Dans ce duel entre clubs frères, les Salésiens ont tenu bon en première période et durant près d’un quart d’heure en seconde mi-temps. Cependant, face au pressing intense des Corbeaux, déterminés à enchaîner une deuxième victoire consécutive, Don Bosco a fini par concéder un penalty après une faute dans la surface de réparation. Le portier international sénégalais Faty Badara s’est chargé de la transformation à la 75e minute, inscrivant ainsi l’unique but de la rencontre (1-0).
Grâce à ce succès, Mazembe consolide son leadership au classement provisoire avec 34 points, tandis que Don Bosco stagne à la 7e place avec 15 unités.
Pendant ce temps, au stade Frédéric Kibassa Maliba, le FC Lubumbashi Sport s’est incliné (0-2) face à l’AS Simba de Kolwezi. Cette victoire permet aux Kamikazes kolweziens de se relancer en grimpant à la 5e place avec 19 points. En revanche, Lubumbashi Sport continue sa descente aux enfers et occupe la 10e place avec seulement 10 points.
Plus tard dans la journée, l’Olympique Club Renaissance du Congo de Kinshasa et l’Académie Club Rangers se sont quittés sur un match nul (1-1) au stade des Martyrs. Les Académiciens de Rangers ont ouvert le score dès la 12e minute grâce à Molia Lihonzasia, avant que les Renais n’égalisent à la 70e minute.
Au classement, l’OC Renaissance du Congo conserve sa 6e place avec 17 points, tandis que Rangers maintient sa 4e position avec 21 unités.
Cedrick Sadiki Mbala
Actualité
MMA en RDC : Des champions sans soutien à la veille d’un rendez-vous continental
À l’approche du championnat IMMAF Africa prévu en Angola, la situation de la Team RDC de MMA amateur suscite inquiétude et indignation. Dans une interview sans détour, le manager et acteur sportif congolais Didon Kibuka dénonce l’absence de soutien dont sont victimes les athlètes appelés à représenter le pays.
« On défend le drapeau, mais on nous laisse seuls », résume-t-il, exprimant frustration et tristesse face à une réalité qui, selon lui, se répète année après année. Malgré leur engagement et leurs performances, les combattants congolais doivent encore se débrouiller par leurs propres moyens pour participer à cette compétition continentale.

Un exploit continental resté sans suite
Pourtant, les résultats récents plaident largement en faveur de ces athlètes. Lors de la précédente édition de l’IMMAF Africa, la RDC avait réalisé une performance remarquable en décrochant 10 médailles : 6 en or, 2 en argent et 2 en bronze.
Cette moisson avait hissé le pays parmi les meilleures nations africaines de MMA amateur, confirmant le potentiel et la détermination des combattants congolais. « C’était un exploit », rappelle Didon Kibuka, insistant sur le fait que ces résultats ont été obtenus malgré des moyens limités.
Des promesses non tenues après les honneurs

À leur retour au pays, les athlètes avaient été reçus par les autorités, suscitant espoir et reconnaissance. Des promesses de soutien avaient notamment été évoquées en vue de leur participation au championnat du monde.
Mais selon Kibuka, ces engagements n’ont jamais été concrétisés. Faute de financement, la Team RDC avait été contrainte de renoncer à cette échéance internationale majeure, illustrant un décalage persistant entre les discours officiels et les actes.
Des athlètes contraints de tout financer eux-mêmes

À quelques jours de l’édition angolaise, la situation reste préoccupante. Les combattants amateurs doivent assumer eux-mêmes l’ensemble des frais liés à leur participation : licences, billets d’avion, hébergement, restauration et frais d’inscription.
Une réalité difficile pour ces sportifs non professionnels, souvent sans revenus fixes. « On leur demande de porter seuls tout le poids financier de la représentation nationale », déplore Kibuka, soulignant le sacrifice consenti par ces jeunes athlètes pour défendre les couleurs du pays.
Un appel urgent à la responsabilité collective

Face à cette situation, Didon Kibuka interpelle à la fois les autorités publiques et les partenaires privés. Il appelle à une prise de conscience sur le rôle de ces athlètes, qu’il considère comme de véritables ambassadeurs de la RDC.
Il dénonce également le contraste avec d’autres disciplines mieux soutenues, estimant que les combattants de MMA méritent un minimum de considération au regard des risques qu’ils prennent et des résultats qu’ils obtiennent.
Son message se veut clair : soutenir ces jeunes, c’est investir dans l’image et l’avenir sportif du pays. « Ils ne demandent pas des privilèges, mais simplement de ne plus être seuls », insiste-t-il.
À travers cet appel, c’est toute la question de la valorisation du sport en RDC qui est posée. Alors que le MMA connaît une croissance rapide sur le continent, le pays risque de manquer une opportunité stratégique pour sa jeunesse si rien n’est fait.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
