Actualité
Ligue 1 – RDC : l’AS Vita Club menace de se retirer de la Linafoot après des sanctions jugées injustes
Sanctionnée lourdement après les incidents survenus lors de son match contre les Aigles du Congo le 23 avril au stade des Martyrs, l’AS Vita Club menace de se retirer du championnat de la Ligue nationale de football (Linafoot).

Dans un communiqué publié sur ses réseaux sociaux, le club vert et noir dénonce un traitement « injuste et partial » de la part des instances de la Linafoot. V.Club pointe du doigt une sévérité systématique dans les décisions disciplinaires qui le concernent, contrairement à d’autres clubs, comme le TP Mazembe, qu’il accuse de bénéficier de plus de clémence.
« Quand il s’agit de V.Club, les sanctions tombent toujours très vite, avec Eugène Kabongo Ngoy prêt à les signer. Pourtant, le premier club à avoir causé du désordre cette saison, c’était Mazembe. La Linafoot avait tardé à réagir, et la sanction s’était limitée à une amende de moins de 5.000 dollars », écrit le club.
L’AS V.Club s’insurge aussi contre les amendes « excessives » qui lui sont infligées : 7.500, 12.000 dollars, assorties de matchs à huis clos. « Nous n’avons jamais vu Mazembe écoper d’un huis clos. Pourquoi ce traitement à deux vitesses ? », questionne-t-il.

Pour rappel, la rencontre du 23 avril, comptant pour la première journée des playoffs de la Ligue 1 Illicocash, a été interrompue à la 23e minute alors que les Aigles du Congo menaient 1-0. Des supporters de V.Club avaient alors envahi la zone neutre, agressé des officiels et des joueurs adverses, et causé d’importants dégâts matériels.
En réponse, la Linafoot a infligé au club une défaite par forfait, une amende de 12.000 dollars, la prise en charge des réparations et l’obligation de jouer ses trois prochains matchs à huis clos.
Par Cedrick Sadiki Mbala
Politique
États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito
L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.
Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.
Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?
Junior Kasamba
