Sports
Ligue 1/RDC : Don Bosco, Lupopo font le nécessaire, Dauphin Noir et Lubumbashi Sport enfoncés
Dans un duel cent pour cent lushois, le football club Saint-Eloi Lupopo s’est imposé aux forceps devant Lubumbashi Sport (1-0), ce jeudi 04 avril 2024 au stade Kibasa Maliba à Lubumbashi, en match comptant pour la 6e journée de la phase play-offs du championnat national d’élite, Linafoot division 1.
Avec ses multiples tentatives, les Cheminots n’ont attendu que les ultimes minutes pour obtenir le but de victoire. C’est à la 89e que Junior Bayanho a transformé un penalty, marquant ainsi le seul but du Saint Eloi Lupopo.
Dans la même ville, CS Don Bosco a eu raison de l’AS Dauphin Noir de Goma au Nord-Kivu (1-0) au stade TP Mazembe de Kamalondo.

Surpris par un but matinal, dès la 6 ème minute, par le biais de Eliakim Musoni, les Gomatraciens n’ont pas su se rattrapper. Ceci est un faux pas qui enfonce davantage les Tricolores récemment victimes de 3 forfaits pour avoir aligné un joueur litigieux.
Un but à brosse (1-0), les Salésiens ont donc remporté leur première victoire en phase de play-offs de la Linafoot et comptent désormais 5 points qui les propulsent à la 6e place au classement. Dauphin chute à la dernière place avec 3 points alors que Lubumbashi Sport est revenu à la 7e place du classement avec 4 points glanés en 6 matchs disputés.
De l’autre côté, Lupopo totalise 12 points et monte à la 2e position, soit derrière le TP Mazembe qui a obtenu autant de points en 4 rencontres disputées.
Cedrick Sadiki Mbala/CONGOPROFOND.NET
Actualité
MMA en RDC : Des champions sans soutien à la veille d’un rendez-vous continental
À l’approche du championnat IMMAF Africa prévu en Angola, la situation de la Team RDC de MMA amateur suscite inquiétude et indignation. Dans une interview sans détour, le manager et acteur sportif congolais Didon Kibuka dénonce l’absence de soutien dont sont victimes les athlètes appelés à représenter le pays.
« On défend le drapeau, mais on nous laisse seuls », résume-t-il, exprimant frustration et tristesse face à une réalité qui, selon lui, se répète année après année. Malgré leur engagement et leurs performances, les combattants congolais doivent encore se débrouiller par leurs propres moyens pour participer à cette compétition continentale.

Un exploit continental resté sans suite
Pourtant, les résultats récents plaident largement en faveur de ces athlètes. Lors de la précédente édition de l’IMMAF Africa, la RDC avait réalisé une performance remarquable en décrochant 10 médailles : 6 en or, 2 en argent et 2 en bronze.
Cette moisson avait hissé le pays parmi les meilleures nations africaines de MMA amateur, confirmant le potentiel et la détermination des combattants congolais. « C’était un exploit », rappelle Didon Kibuka, insistant sur le fait que ces résultats ont été obtenus malgré des moyens limités.
Des promesses non tenues après les honneurs

À leur retour au pays, les athlètes avaient été reçus par les autorités, suscitant espoir et reconnaissance. Des promesses de soutien avaient notamment été évoquées en vue de leur participation au championnat du monde.
Mais selon Kibuka, ces engagements n’ont jamais été concrétisés. Faute de financement, la Team RDC avait été contrainte de renoncer à cette échéance internationale majeure, illustrant un décalage persistant entre les discours officiels et les actes.
Des athlètes contraints de tout financer eux-mêmes

À quelques jours de l’édition angolaise, la situation reste préoccupante. Les combattants amateurs doivent assumer eux-mêmes l’ensemble des frais liés à leur participation : licences, billets d’avion, hébergement, restauration et frais d’inscription.
Une réalité difficile pour ces sportifs non professionnels, souvent sans revenus fixes. « On leur demande de porter seuls tout le poids financier de la représentation nationale », déplore Kibuka, soulignant le sacrifice consenti par ces jeunes athlètes pour défendre les couleurs du pays.
Un appel urgent à la responsabilité collective

Face à cette situation, Didon Kibuka interpelle à la fois les autorités publiques et les partenaires privés. Il appelle à une prise de conscience sur le rôle de ces athlètes, qu’il considère comme de véritables ambassadeurs de la RDC.
Il dénonce également le contraste avec d’autres disciplines mieux soutenues, estimant que les combattants de MMA méritent un minimum de considération au regard des risques qu’ils prennent et des résultats qu’ils obtiennent.
Son message se veut clair : soutenir ces jeunes, c’est investir dans l’image et l’avenir sportif du pays. « Ils ne demandent pas des privilèges, mais simplement de ne plus être seuls », insiste-t-il.
À travers cet appel, c’est toute la question de la valorisation du sport en RDC qui est posée. Alors que le MMA connaît une croissance rapide sur le continent, le pays risque de manquer une opportunité stratégique pour sa jeunesse si rien n’est fait.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
